800 personnalités accusées de cybercriminalité ont été arrêtées au Laos dans la région du ZES, une zone économique spéciale qui a connu une recrudescence de la criminalité depuis 2007.
Gros coup de filet au Laos. Pas moins de 800 cybercriminels ont été mis en état d’arrestation. L’opération a permis de démanteler un vaste réseau regroupant des ressortissants du monde entier dévoués à des activités illicites.
Parmi les 800 criminels, on retrouvait en effet une majorité de Laotiens, mais également des individus originaires de Birmanie, Chine, mais aussi du Burundi, de Colombie, d'Éthiopie, de Géorgie, d'Inde, d'Indonésie, du Mozambique, de Tunisie, des Philippines, d'Ouganda et du Vietnam.
L’AFP nous apprend que les Laotiens interpellés ont reçu des avertissements avant d’être renvoyés dans leur village. Les Chinois arrêtés ont quant à eux été transférés aux autorités chinoises le 15 août dernier, tandis que l’ensemble des autres ressortissants étrangers ont été transmis à leur ambassade respective.
Une zone à risque
Une opération de cette ampleur avait déjà eu lieu au début du mois. Le Laos et le Vietnam avaient alors travaillé conjointement pour parvenir à démanteler des activités de fraude en ligne et de traite d'êtres humains dans le ZES (La zone économique spéciale chinoise présente au Laos et vers la frontière thaïlandaise). Au cours de l’opération, la police avait procédé à l’arrestation de 155 ressortissants vietnamiens impliqués dans «activités frauduleuses sophistiquées et transfrontalières», indique l'agence de presse officielle vietnamienne VNA.
Dans un rapport publié l’année dernière, le centre de réflexion Crisis Group avait alerté contre une augmentation des activités illicites comme le trafic de drogue, les jeux d’argent et les activités criminelles dans la ZES du Triangle d’or depuis sa création en 2007. Le rapport estimait à près de 1.700 le nombre d'individus victimes de traite d’êtres humains ou de travail forcé.
![Plusieurs infrastructures ont été visées au cours de cette opération. [JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN/AFP]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/000_333y72a-taille1200_665842f58a8d5.jpg?itok=I_TpGOft)