Israël a annoncé, ce mercredi, avoir tué Mohammed Sinouar, considéré comme étant le chef du Hamas depuis le décès de son frère aîné, Yahya Sinouar, en octobre dernier. L'homme aurait été touché par une frappe sur Khan Younes, le 13 mai.
C'était la cible principal de l'Etat hébreu. Ce mercredi 28 mai, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a affirmé que Tsahal avait tué Mohammed Sinouar, considéré comme le chef du Hamas depuis la mort de son frère aîné, Yahya Sinouar.
Selon les médias israéliens, Mohammed Sinouar serait décédé après une frappe menée le 13 mai, à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza.
Pour rappel, son frère aîné, Yahya Sinouar, avait été tué le 17 octobre 2024 à Rafah. Le Hamas s'était naturellement tourné vers le cadet. Selon certains experts du mouvement islamiste, Mohammed Sinouar avait ainsi pris la place de son frère, et aurait été au coeur des décisions sur les négociations indirectes avec Israël, la question des otages israéliens et la gestion de la branche militaire.
Une figure redoutée
Très rare, voire inexistant dans les médias, c'était l'une des figures les plus redoutées du Hamas qu’il avait rejoint vers l’âge de 16 ans. Âgé de près de 50 ans, Mohammed Sinouar était l'un des commandants les plus éminents des brigades Izz al-Din al-Qassam, la branche militaire de l'organisation terroriste. Il aurait participé avec Yahya Sinouar à la planification de l’attaque du 7-Octobre qui a fait 1.206 morts et 251 personnes prises en otage, selon un décompte basé sur des données officielles israéliennes.
Alors qu’il était le commandant de la brigade de Khan Younès, il s'est fait remarquer le 25 juin 2006 comme l’un des principaux planificateurs de l’opération «Shattered Illusion». Considérée comme l'une des opérations les plus importantes de l'histoire de la résistance palestinienne, elle avait abouti à la mort de deux soldats israéliens et à la capture du soldat Gilad Shalit.
Mohammed Sinouar avait alors négocié sa vie contre la libération de plus d'un millier de prisonniers palestiniens en 2011, dont son frère aîné. Cet acte avait ainsi renforcé sa position au sein du Hamas.
Depuis ces opérations, ce dirigeant faisait partie des cibles principales d’Israël. En effet, l’Etat hébreu avait tenté de l’éliminer à plusieurs reprises, sans succès, jusqu'au 13 mai. Il s'était ainsi fait plus discret qu’à l’accoutumée, mais «quand il passe, les gens baissent les yeux», avait raconté une source de Gaza.