Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Voici les 10 plus belles photos météo de 2024, selon un célèbre concours

Les photographies primées visent à sensibiliser le public aux problèmes climatologiques et environnementaux. [©Lesley HELLGETH/The Standard Chartered Weather Photographer of the Year]

La Royal Meteorological Society a dévoilé les gagnants du «Standard Chartered Weather Photographer of the Year 2024». Ce concours récompense chaque année les plus beaux clichés météorologiques au monde.

Le jury du «Standard Chartered Weather Photographer of the Year» a annoncé, mercredi 30 octobre, les gagnants de l'année 2024. Ce célèbre concours dédié à la photographie météorologique et climatique est organisé chaque année par The Royal Meteorological Society (RMetS), la Société météorologique royale britannique basée à Londres, en association avec Standard Chartered, groupe bancaire international.

Plus de 4.500 photos étaient en lice pour cette 9e édition. Le jury international composé de météorologues, de photographes et de journalistes, a élaboré le palmarès à partir d'une sélection restreinte de 25 images finalistes soumises des participants de 84 pays.

Trois catégories sont proposées par le «Standard Chartered Weather Photographer of the Year», ainsi qu'un prix spécial pour la photo qui raconte le mieux l'histoire du changement climatique et de ses conséquences, et enfin, un prix pour l'image choisie par le public à l'issue du vote en ligne sur le site du concours.

Ouverte aux photographes professionnels ou amateurs, cette compétition a pour objectif de récompenser les plus belles photographies météorologiques et climatiques afin de sensibiliser le public aux problèmes climatologiques et environnementaux qui menacent notre planète, notamment les vagues de chaleur, les cyclones et les inondations extrêmes comme cellles survenues cette semaine dans la région de Valence, en Espagne.

1er prix - the standard chartered weather photographer of the year

1._winner_main_title_sprites_dancing_in_the_dark_night_xin_wang-taille640_6722546856a39.jpg
«Sprites Dancing in the Dark Night» ©Wang XIN/The Standard Chartered Weather Photographer of the Year 

Le prestigieux titre de «Photographe Météorologique de l'année», la plus haute distinction de la compétition, a été attribué au Chinois Wang Chin pour son extraordinaire photo de farfadets ou «sprites» (lutins en anglais), qui éclairent un ciel orageux, dans le district de Chongming à Shangai, en Chine. Difficile à voir et à photographier, ce phénomène météo de luminescence atmosphérique est très rare. Extrêmement bref, entre 3 et 10 microsecondes, il apparaît comme un feu d'artifice rougeâtre, haut dans le ciel lors d'un orage violent. Sa couleur rouge est due à l'ionisation de l'azote présente dans l'atmosphère qui surplombe les nuages. Le jury a apprécié l'exceptionnelle qualité de l'image de Wang Chin, car il est rare d'immortaliser de si nombreux sprites sur une telle étendue.

2e prix - the standard chartered weather photographer of the year

2._2nd_place_main_title_hoarfrost_heaven_andy_gray-taille640_6722554257aed.jpg
«Hoarfrost Heaven» ©Andy GRAY/The Standard Chartered Weather Photographer of the Year  

Classée à la deuxième place du concours général, la photo du Britannique Andy Gray offre le spectacle grandiose d'un paysage givré de la vallée de Derwent, dans le centre de l'Angleterre, au Royaume-Uni. «Nous avons particulièrement aimé les couleurs et la lumière de cette photo, ainsi que l'impression de superposition donnée par les collines ondulantes, les différents types d'arbres et les fines couches de brume», a déclaré le jury.

Le photographe paysagiste multiprimé Andy Gray était particulièrement heureux d'avoir capturé cette image, car il estime que le givre blanc est devenu plus rare dans le Peak District, région montagneuse au centre-nord de l'Angleterre. La gelée blanche diffère de la gelée au sol car elle se produit lorsque la surface est déjà en dessous du point de congélation. La vapeur d'eau gèle immédiatement au contact de l'objet, au lieu de se condenser sous forme d'eau liquide avant de geler.

L'image a été prise au cours d'une période de haute pression qui a entraîné un temps particulièrement froid. Au sein des systèmes de haute pression (ou anticyclones), l'air s'enfonce généralement, ce qui se traduit par un ciel sans nuages. La nuit, l'absence de nuages signifie qu'une plus grande quantité de chaleur est perdue dans l'espace, au lieu d'être réfléchie vers la surface de la Terre. Les nuits d'hiver peuvent devenir très froides, favorisant la formation de givre et de brouillard qui peuvent durer bien après le lever du soleil.

3e prix - the standard chartered weather photographer of the year

3._3rd_place_main_title_evening_shower_over_the_needles_jamie_russell-taille640_67225624cd0f2.jpg
«Evening Shower Over the Needles» ©Jamie RUSSELL/The Standard Chartered Weather Photographer of the Year   

Réalisée à l'aide d'un drone par Jamie Russell, cette saisissante image d'un arc-en-ciel couronnant les Needles, une suite de pointes crayeuses située sur la côte ouest de l'île de Wight, s'est hissée sur la dernière marche du podium. Le photographe britannique a profité de la mer et de l'air pour capturer cette image de l'un des sites les plus emblématiques de l'île de Wight.

«De grosses averses ont commencé à se développer à environ 20 miles au nord-nord-ouest. Réalisant qu'elles pouvaient traverser les Needles avec un potentiel arc-en-ciel, nous avons sauté dans notre embarcation à Colwell Bay et nous nous sommes positionnés avec l'appareil photo. Cependant, la composition n'était pas évidente et la mer agitée était un défi, alors j'ai envoyé le drone, sachant que la vue serait probablement beaucoup plus impressionnante », a-t-il expliqué.

Son instinct s'est avéré payant puisqu'il a réussi à capturer deux icônes britanniques : les piles de craie blanche des Needles et une averse ! Pour parachever cette image, l'île de Wight est parfaitement couronnée d'un arc-en-ciel. Bien que les arcs-en-ciel soient un phénomène optique courant, les bons ingrédients doivent être réunis pour en voir un. Tout d'abord, le soleil doit être derrière vous et il doit être bas dans le ciel. Deuxièmement, un ensemble de gouttelettes d'eau en suspension dans l'air doit se trouver devant vous. Lorsque la lumière traverse une gouttelette d'eau, elle ralentit et change de direction parce que la gouttelette d'eau est plus dense que l'air : c'est ce que l'on appelle la réfraction. La quantité de lumière réfractée dépend de sa couleur, ce qui explique pourquoi la lumière du soleil composée d'un mélange de toutes les couleurs est divisée en un spectre arc-en-ciel lorsqu'elle est réfractée. Cette répartition de la lumière en différentes couleurs est appelée dispersion. Lorsque la lumière atteint l'arrière de la gouttelette d'eau, elle est réfléchie et repasse à travers la gouttelette, où elle est à nouveau réfractée et dispersée lorsqu'elle quitte la gouttelette. Comme tous les phénomènes optiques, les arcs-en-ciel sont totalement uniques à l'observateur, de sorte qu'il n'y a jamais deux personnes qui ont vu exactement le même arc-en-ciel.

1er prix - the standard chartered smartphone weather photographer of the year

4._winner_smartphone_volcanoes_nur_syaireen_natasya_binti_azaharin_copier-taille640_672275f7eecf2.jpg
«Volcanoes» ©Nur Syaireen Natasya Binti AZAHARIN/The Standard Chartered Weather Photographer of the Year   

Lauréate de cette catégorie du concours dédiée aux photos créées à l'aide d'un téléphone portable ou d'une tablette, la photographe malaisienne Nur Syaireen Natasya Binti Azaharin a créé avec subtilité et talent cette remarquable composition des volcans Batok et Bromo qui émergent des brumes de la caldeira du Tengger, avec en toile fond, trônant en majesté le mont Cemeru, sur l'île de Java, en Indonésie. «J'étais sortie dans l'espoir de capturer un lever de soleil, mais j'ai été récompensée par cette vue splendide de volcans fumants dans l'est de l'île de Java, en Indonésie. Assise au-dessus des stratus de basse altitude, j'ai eu une vue tranquille des pics dans la lumière du petit matin et j'ai photographié la scène avec mon Samsung Galaxy Z Flip4», a-t-elle déclaré.

Un petit nuage pyrocumulus, appelé aussi flammagenitus, se trouve au sommet du mont Semeru. De petits panaches de fumée et de vapeur sont émis par le cratère du mont Bromo. Les pyrocumulus se forment non seulement au-dessus des volcans, mais aussi au-dessus de sources de chaleur telles que les feux de forêt ou bien encore les tours de refroidissement des centrales électriques. Comme tout cumulus, il se produit lorsque l'air des basses couches de l'atmosphère, au niveau du sol, est plus chaud et plus humide que celui présent en altitude. Quand l'air devient saturé, la vapeur d'eau se condense en gouttelettes pour créer un nuage. Les volcans émettent de petites particules dans l'air qui fournissent des surfaces supplémentaires sur lesquelles la vapeur d'eau peut se condenser. C'est pourquoi les nuages pyrocumulus peuvent sembler plus denses que les autres nuages, car ils sont formés de nombreuses petites gouttelettes. Si la source de chaleur est suffisamment importante, de profonds courants d'air ascendants peuvent se former, permettant au pyrocumulus d'évoluer en pyrocumulonimbus qui, comme un cumulonimbus, peut générer de la foudre, et dans certains cas entraîner des feux de forêts.

2e prix - the standard chartered smartphone weather photographer of the year

5._2nd_place_smartphone_african_dust_over_athens_lesley_hellgeth-taille640_672268f946fa7.jpg
«African Dust Over Athens» ©Lesley HELLGETH/The Standard Chartered Weather Photographer of the Year   

Armée de son smartphone, l'Américaine Lesley Hellgeth a documenté l'incroyable épisode de nuage de poussière du Sahara qui a enveloppé le Parthénon et Athènes, en avril 2023. Cette image rappelle l'interconnexion des conditions météorologiques à travers le monde, un aspect qui a particulièrement impressionné les juges. Une zone de basse pression au-dessus de la Libye a créé de forts vents du sud qui ont transporté la poussière de l'Afrique du Nord vers la Grèce. L'air chaud du Sahara s'est également dirigé vers le nord, et les températures élevées ont contribué à créer un environnement désagréable. Les personnes souffrant de troubles respiratoires ont été invitées à limiter leurs activités en plein air et à éviter l'exercice physique. Les vents chauds du sud ont également contribué à un démarrage beaucoup plus précoce de la saison des incendies dans le sud de la Grèce, ce qui a accru les risques pour la santé.

Bien que l'épisode de poussière saharienne d'avril a été particulièrement grave, plusieurs autres s'étaient produits dans le sud de l'Europe au cours des mois précédents. Les tendances observées au cours des dernières décennies montrent que le nombre, l'intensité et la durée de ces épisodes augmentent. La hausse des températures dans la région méditerranéenne et la sécheresse persistante dans le nord-ouest de l'Afrique sont parmi les raisons qui expliquent l'augmentation de ces épisodes d'épais nuages du Sahara

3e prix - the standard chartered smartphone weather photographer of the year

6._3rd_place_smartphone_circular_rainbow_peter_reinold-taille640_672269c760630.jpg
«Circular Rainbow» ©Peter REINHOLD/The Standard Chartered Weather Photographer of the Year   

Le photographe américain Peter Reinold a maintenu son smartphone stable pendant un atterrissage turbulent à l'aéroport international de Seattle-Tacoma pour capturer cet arc-en-ciel circulaire complet. «Je choisis toujours le siège côté hublot dans les avions, car on ne sait jamais ce que l'on peut rencontrer. Cette fois-ci, ça a payé», a-t-il dit. «Cette image résume bien l'esprit de la photographie sur smartphone. Elle est opportuniste. Cet arc-en-ciel circulaire n'aurait été là qu'une seconde et Peter Reinold l'a capturé», a déclaré le jury. La forme d'un arc-en-ciel est en fait un cercle centré sur le point directement opposé au soleil, mais la plupart du temps, nous ne pouvons pas voir le cercle complet parce que le sol nous gêne. Si vous pouvez atteindre un point d'observation plus élevé avec des gouttelettes d'eau en dessous, vous avez plus de chances de voir l'arc-en-ciel complet. Si l'avion est un endroit évident, on peut parfois voir des arcs-en-ciel circulaires depuis le sommet de grands immeubles.

lauréat - the standard chartered climate award et public vote prize

7._winner_climate_award_rowing_gerson_turelly-taille640_67226a5fac035.jpg
«Rowing» ©Gerson TURELLY/The Standard Chartered Weather Photographer of the Year   

Œuvre du Brésilien Gerson Turelly, cette remarquable photo d'un kayakiste qui évolue dans Porto Alegre submergé par les eaux, après les inondations massives du printemps 2024, au Brésil, a été doublement couronnée dans le concours. En effet, elle a permis à son auteur de remporter le prix du public, mais aussi d'être le premier lauréat du prix dédié au climat, une nouvelle catégorie du concours introduite cette année pour sensibiliser le public au problème urgent du changement climatique. «Pendant les inondations dévastatrices du Rio Grande do Sul, une route du centre-ville de Porto Alegre s'est transformée en voie d'eau qu'un jeune homme en kayak a emprunté. Il se dirigeait vers les zones les plus touchées pour aider à sauver les personnes bloquées», a indiqué Gerson Turelly, professeur de photographie et photographe talentueux.

Les inondations ont toujours été un phénomène auquel l'être humain doit faire face et auquel il doit s'adapter, mais comme le changement climatique augmente l'intensité des fortes précipitations, les inondations deviendront encore plus fréquentes. En examinant la période de dix jours la plus intense de cet événement, World Weather Attribution a montré que le changement climatique a rendu les inondations au moins deux fois plus probables et de 6 à 9% plus intenses. Le phénomène El Niño a également joué un rôle important dans l'augmentation de la probabilité et de l'intensité de ces événements particulièrements extrêmes. Jusqu'à maintenant, Porto Alegre avait globalement été épargnée par les inondations importantes, mais le manque d'entretien de ses défenses et l'expansion urbaine dans les zones inondables ont également accru sa vulnérabilité. Cet événement nous rappelle que, dans le cadre du changement climatique, les événements extrêmes se produiront dans de nouveaux endroits ou avec une intensité ou une fréquence plus élevée qu'auparavant. Les communautés doivent s'adapter et accroître leur résilience pour éviter les catastrophes.

1er prix - the standard chartered young weather photographer of the year

8._winner_young_rain_aria_angelina_widmann-taille640_67226cae5699e.jpg
«Rain Aria» ©Angelina WIDMANN/The Standard Chartered Weather Photographer of the Year   

La photographe autrichienne Angelina Widmann a été sacrée «Jeune Photographe Météorologique de l'année» pour sa magnifique photo prise lors d'une représentation en plein air de Madame Butterfly, sur la rive orientale du lac Bodensee, également connu sous le nom de lac de Constance, à Bregenz, en Autriche. «La pluie a rendu l'intrigue encore plus dramatique. Cette photo a été réalisée avec un téléobjectif en raison de la distance qui me séparait de la scène, en utilisant une courte exposition pour capturer les gouttes qui tombaient, avant de piquer un sprint pour me mettre à l'abri, afin d'éviter d'endommager l'appareil photo !», a confié l'Autrichienne de 18 ans.

Bregenz est l'un des endroits les plus humides de la région du lac Bodensee, en raison de sa proximité avec les montagnes, et la ville reçoit plus de 1.600 mm de précipitations par an. Cela explique peut-être pourquoi les chanteurs d'opéra ont poursuivi courageusement la représentation, alors même que le public fuyait sous une une pluie battante ! En été, les précipitations mensuelles peuvent atteindre 200 mm à Bregenz, probablement en raison de la convection estivale renforcée par l'air humide du lac qui est soulevé par le terrain montagneux. Le réchauffement de l'atmosphère dû aux émissions de gaz à effet de serre entraîne une augmentation de la quantité de vapeur d'eau dans l'air. L'augmentation de la vapeur d'eau signifie que lorsqu'il pleut, il pleut à verse. Une évolution vers des précipitations plus intenses a déjà été observée en Europe et dans le monde entier. Bien que peu fréquentes, ces averses peuvent perturber les activités de loisirs, ainsi que les transports, les infrastructures et l'industrie. La prévision précise des précipitations extrêmes deviendra donc de plus en plus importante au fur et à mesure que notre climat changera.

2e prix - the standard chartered young weather photographer of the year

9._2nd_place_young_saturated_earth_and_skys_promise_ellis_skelton-taille640_67226f0ee1d20.jpg
«Saturated Earth and Sky’s Promise» ©Ellis SKELTON/The Standard Chartered Weather Photographer of the Year   

«Les vastes méandres de la rivière Cuckmere s'étendent à travers un paysage pittoresque où le mélange harmonieux de la terre et du ciel permet de capturer la quiétude du lieu et l'émerveillement qu'il procure. Photographié à l'aide d'un drone, ce panorama à couper le souffle montre à quel point les conditions météorologiques peuvent être puissantes», a déclaré Ellis Skelton, photographe britannique de 18 ans, en décrivant son image panoramique de la vallée de Cuckmere, site naturel grandiose, situé entre Brighton et Eastbourne, dans l'East Sussex, dans le sud-est de l'Angleterre.

Le jury a noté que la photographie semble contenir deux saisons : l'été à gauche et l'automne à droite. La beauté du ciel contrastant avec les inondations des champs rappelle à la fois les merveilles et les malheurs que le ciel peut apporter. Selon les prévisions, le niveau de la mer devrait s'élever le long du littoral du Sussex, potentiellement de plus d'un mètre d'ici la fin du siècle. Et comme la rivière Cuckmere se jette dans la Manche, ces hausses du niveau de la mer augmentent la probabilité d'inondations dans la vallée de Cuckmere. Le risque d'inondation augmente encore en raison de l'évolution des techniques de gestion des cours d'eau au cours de plusieurs siècles, qui a entraîné une accumulation de galets à l'embouchure de la rivière. On craint que les inondations ne deviennent la norme encore plus tôt, car un outil de dépistage des risques côtiers, le «Coastal Risk Screening Tool» créé par l'organisme indépendant Climate Central suggère que le niveau d'inondation annuel couvrira la majeure partie de la vallée de Cuckmere d'ici à 2030.

3e prix - the standard chartered young weather photographer of the year

10._3rd_place_young_fire_and_ice_lincoln_wheelwright-taille640_67226f94dd07d.jpg
«Fire and Ice» ©Lincoln WHEELWRIGHT/The Standard Chartered Weather Photographer of the Year   

«Alors qu'un orage commençait à éclater, j'ai saisi mon appareil et pris cette photo depuis ma maison d'Austin, au Texas. Les nuages étaient suffisamment bas pour bloquer la lumière de l'autre côté. Cela a donné l'effet d'un coucher de soleil enflammé par rapport à un ciel froid», a expliqué Lincoln Wheelright, jeune photographe américain. Le jury a été particulièrement impressionné par la répartition des couleurs : le bleu à gauche du nuage et l'orange à droite.

Les orages éclatent souvent en fin d'après-midi ou en début de soirée, car c'est généralement le moment le plus chaud et le plus humide de la journée. L'air chaud et humide à la surface crée une atmosphère instable, formant un cumulonimbus profond ou un nuage d'orage lorsque l'air commence à s'élever. Dans certains cas, l'atmosphère devient tellement instable que l'air s'élève sans déclencheur extérieur, mais il arrive que l'air soulevé au-dessus d'une montagne ou d'une masse d'air plus froide et plus dense déclenche l'orage. Le Texas dispose d'une abondante réserve d'air chaud et humide, grâce aux eaux chaudes du golfe du Mexique, au sud. Le golfe du Mexique se réchauffe rapidement en raison du changement climatique, ce qui augmente la quantité d'air humide et le risque de tempêtes intenses dans la région.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités