En voyage à Milan (Italie) pour célébrer le réveillon, un groupe de jeunes Liégeoises (Belgique) a été agressé physiquement et sexuellement par des individus âgés de 20 à 40 ans, lors de la soirée du Nouvel An.
C’est une soirée qui a transformé le rêve en cauchemar. Pour célébrer le passage en 2025, un groupe de quatre filles et deux garçons originaires de Liège (Belgique) a organisé un voyage à Milan, du 30 décembre au 1ᵉʳ janvier. Seulement, rien ne s'est passé comme prévu.
«On avait un sentiment de mal-être»
Selon nos confrères du média 7sur7, le groupe d’amis avait décidé de se réunir sur la piazza del Duomo, la place centrale de Milan, le soir du 31 décembre. Mais sur place, les jeunes Liégeois réalisent qu’aucun feu d’artifice officiel ou autre célébration n’est prévu. Ils avaient tout de même décidé de rester, au regard du nombre de personnes présentes sur la place, qui se comptaient par dizaines, notamment autour de la statue équestre de l'ancien roi d'Italie Victor-Emmanuel II.
"Trois filles sur les quatre ont été agressées sexuellement. Une amie s’est fait tripoter la poitrine. Il y a eu des attouchements au niveau des fesses. On m’a mis la main dans la culotte. Cela a été très loin." #milanohttps://t.co/ghz6tdR96A
— Culculine D'Ancône 🎗 (@Culculine2) January 5, 2025
Mais rapidement, l’ambiance festive a laissé place au chaos. «Des jeunes ont tiré des feux d’artifice dans l'assistance, pour créer un mouvement de foule. C’était très dangereux, on avait un sentiment de mal-être, comme s’il y allait avoir un attentat. On a commencé à sentir pas mal de mains baladeuses, on était mal à l’aise. Il y avait beaucoup de migrants ou jeunes d’origine étrangère avec le drapeau de leur pays (Palestine, Turquie, Irak, Pakistan…) et très peu d’Italiens. Vu l’ambiance, on a bougé vers les galeries principales autour de la place», confie Laura, l’une des jeunes touristes, à 7sur7.
«On m’a mis la main dans la culotte»
Apeurés, les jeunes Belges avait aussi décidé de diriger vers la police, mais sur leur route, ils se sont fait encercler par une cinquantaine de jeunes, «principalement d’origine étrangère», décrit Laura.
C’est à ce moment-là que le cauchemar commence. «On a subi des attouchements, sur notre corps, sur nos vêtements et pour certaines, dont moi, à l’intérieur de nos vêtements. Trois filles sur les quatre ont été agressées sexuellement. Une amie s’est fait tripoter la poitrine. Il y a eu des attouchements au niveau des fesses. On m’a mis la main dans la culotte. Cela a été très loin. Les garçons ont essayé de nous défendre, mais ils ne pouvaient rien faire. Il y avait tellement de monde autour de nous qu’on ne savait plus bouger. Les agresseurs avaient entre 20 et 40 ans. Ils criaient ‘vaffanculo Italia’ et ‘polizia di merda’», raconte-t-elle.
Face à ce comportement, la jeune Belge raconte avoir essayé de se défendre. «On essayait de donner des gifles, des coups de pied, mais c’était impossible. On était impuissants. On avait beau hurler, il n’y a pas moyen d’agir. J’ai été sauvée par un monsieur italien dont la femme a aussi été agressée», détaille Laura.
une victime Prise en charge par le CHU de Liège
Sous le choc, la jeune femme et ses amis ont alors prévenu les policiers pour signaler l’agression. Mais ces derniers n’ont pas eu la réaction escomptée. «Ils nous ont clairement dit que cela ne servirait à rien et nous ont dit ‘ciao’».
De retour en Belgique, Laura a été prise en charge par le CHU de Liège. Elle compte également déposer plainte.