Le président du Conseil européen Antonio Costa a annoncé dimanche convoquer un sommet européen spécial consacré à l'Ukraine le 6 mars.
"Nous vivons un moment décisif pour l'Ukraine et la sécurité européenne", a-t-il affirmé dans une publication sur le réseau social X.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré dimanche vouloir rencontrer Donald Trump avant un possible sommet entre ce dernier et Vladimir Poutine. "Nous devons nous rencontrer et parler" de l'accord sur les minerais avec les Etats-Unis, a dit M. Zelensky lors d'une conférence de presse à Kiev.
"Je pense que cette rencontre doit être juste, c'est-à-dire (avoir lieu) avant que Trump ne rencontre Poutine", a-t-il développé.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a assuré dimanche ne pas être offensé par le fait que son homologue américain Donald Trump l'ait récemment qualifié de "dictateur". "Je ne décrirais certainement pas les mots utilisés par Trump comme un compliment. Quelqu'un serait offensé par le mot dictateur s'il était un dictateur", a déclaré M. Zelensky au cours d'une conférence de presse à Kiev.
"Je suis un président légitimement élu", a-t-il ajouté, assurant ne pas souhaiter rester "au pouvoir pendant des décennies".
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé dimanche que Washington et Kiev se rapprochaient d'un accord sur les minerais, devenu un point de discorde avec les Etats-Unis dont le soutien face à la Russie est important pour l'Ukraine.
"Nous progressons", a déclaré M. Zelensky au cours d'une conférence de presse dans la capitale ukrainienne, disant que des fonctionnaires des deux parties avaient été en contact au sujet de l'accord plus tôt dans la journée. "Je ne signerai pas quelque chose qui sera payé par dix générations d'Ukrainiens", a cependant nuancé le président.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est dit prêt dimanche à quitter son poste "immédiatement" en échange d'une adhésion de l'Ukraine à l'Otan, intégration à laquelle Washington semble s'opposer sur fond de tensions croissantes entre Kiev et Donald Trump.
"Si vous avez vraiment besoin que je quitte mon poste, j'y suis prêt", a expliqué le président ukrainien lors d'une conférence de presse à Kiev, "je peux échanger (la présidence) contre (une adhésion) à l'Otan", a-t-il ajouté, alors que le président Trump l'a qualifié cette semaine de "dictateur".
L'envoyé du président américain Donald Trump pour le Moyen-Orient a déclaré dimanche qu'il s'attendait à ce qu'un accord sur l'exploitation des minerais ukrainiens soit signé avec les Etats-Unis «cette semaine».
«Je m'attends à ce qu'un accord soit signé cette semaine», a indiqué Steve Witkoff dans un entretien à CNN. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky «se rend compte que nous avons fait beaucoup et que cet accord doit être signé», a-t-il ajouté.
Moscou a annoncé dimanche la tenue d'une réunion avec des diplomates américains "en fin de semaine" prochaine, après de premiers pourparlers russo-américains en Arabie saoudite le 18 février dans la foulée d'une conversation téléphonique entre Vladimir Poutine et Donald Trump.
"Nous sommes ouverts aux contacts avec les États-Unis, en particulier sur les sujets qui fâchent dans nos relations bilatérales. Nous attendons des progrès réels lors de la réunion prévue en fin de semaine" prochaine, a déclaré dimanche Sergueï Riabkov, vice-ministre russe des Affaires étrangères, cité par l'agence d'Etat TASS. Cette réunion se fera "au niveau des responsables de départements" des ministères des Affaires étrangères des deux pays, a-t-il précisé.
Le secrétaire général de l'ONU a appelé dimanche à une paix «juste» en Ukraine qui respecte «l'intégrité territoriale» du pays, à la veille d'un vote à l'ONU sur un texte américain qui ne mentionne pas cette intégrité.
«Je réaffirme le besoin urgent pour une paix juste, durable et complète, une paix qui respecte pleinement la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale de l'Ukraine dans ses frontières internationalement reconnues», a déclaré Antonio Guterres dans un communiqué à la veille du troisième anniversaire lundi de l'invasion russe de l'Ukraine.
L'Ukraine travaille sur une "alternative" aux systèmes de télécommunication Starlink, cruciaux pour son armée, sur fond de vives tensions avec le président américain et son allié le milliardaire Elon Musk, propriétaire du groupe qui les produit, a indiqué dimanche le ministre ukrainien de la Défense.
"Nous travaillons déjà là-dessus. Des alternatives existent", a déclaré le ministre Roustem Oumerov lors d'une conférence de presse à Kiev. "Une solution existe déjà", a-t-il ajouté en promettant d'en dévoiler des détails prochainement.
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a affirmé dimanche avoir "fait le point" avec le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer ce week-end concernant "leurs contacts" avec les Etats-Unis.
Had good exchanges on the phone this weekend with @EmmanuelMacron and @Keir_Starmer.
We discussed our unflinching support to Ukraine, financially and militarily.
We shared updates on our contacts with US partners and discussed plans for the defence & security of our continent.— Ursula von der Leyen (@vonderleyen) February 23, 2025
"Nous avons discuté de notre soutien indéfectible à l'Ukraine, tant sur le plan financier que militaire", a-t-elle indiqué dans une publication sur X. "Nous avons fait le point sur nos contacts avec nos partenaires américains et discuté de projets pour la défense et la sécurité de notre continent", a ajouté la cheffe de l'exécutif européen.
"Stop Poutine, aujourd'hui l'Ukraine, demain votre pays": à la veille des trois ans de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, près de 700 personnes, selon la police, ont manifesté à Nice dimanche.
Ils ont défilé sur la promenade des Anglais, célèbre artère du front de mer, déployant une grande banderole jaune et bleue, brandissant des pancartes contre l'invasion russe, sur fond de chants patriotiques, selon un correspondant de l'AFP.
L'Ukraine estime avoir pour 350 milliards de dollars de ressources naturelles «critiques», dont le titane, en territoire occupés par la Russie, a déclaré dimanche la vice-Première ministre ukrainienne Ioulia Svyrydenko.
«Nous disposons d'informations selon lesquelles, malheureusement, des matériaux critiques d'une valeur d'environ 350 milliards de dollars se trouvent en territoire temporairement occupé», a-t-elle indiqué lors d'une conférence de presse à Kiev, en pleine tension avec les Etats-Unis concernant un projet d'accord sur les minerais ukrainiens.
Le Kremlin a jugé dimanche "complètement compréhensible" la réaction hostile du président américain Donald Trump envers son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, qualifié mercredi dernier de "dictateur", en plein rapprochement russo-américain.
"Zelensky fait des déclarations incorrectes sur les chefs d'Etat. Il l'a fait à plusieurs reprises", a accusé le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. "Aucun président ne tolérerait ce genre de traitement. (...) Cette réaction est donc complètement compréhensible", a-t-il dit. Volodymyr Zelensky avait affirmé que le président américain vivait dans "un espace de désinformation" russe après que Donald Trump a accusé l'Ukraine d'être responsable du conflit déclenché pourtant par Moscou le 24 février 2022.
Le Kremlin a prévenu dimanche que la Russie ne "vendra jamais" les territoires ukrainiens qu'elle occupe, soit environ 20% de l'Ukraine, au moment où Russes et Américains ont engagé des discussions bilatérales pour mettre un terme au conflit.
"Le plus important pour nous, c'est que les gens (dans ces territoires, ndlr) ont décidé depuis longtemps de rejoindre la Russie. Et personne ne vendra jamais ces territoires", a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, à la télévision d'Etat, signifiant que Moscou ne compte faire aucune concession sur ces conquêtes militaires.
Le Kremlin a jugé dimanche "prometteur" le dialogue entre Vladimir Poutine et Donald Trump, ce dernier se montrant de plus en plus hostile à l'égard de l'Ukraine, au moment où Moscou et Washington négocient la tenue d'un sommet.
"Le dialogue a lieu entre deux présidents vraiment remarquables. C'est prometteur. Il est important que rien ne vienne gêner la mise en oeuvre de leur volonté politique", a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, interrogé par la télévision sur la fermeté des Etats-Unis à l'égard de Kiev et les propos hostiles de M. Trump à l'adresse du président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Le président russe Vladimir Poutine a jugé dimanche que Dieu et le destin avaient confié à lui et à l'armée "la mission" de "défendre la Russie", lors d'une cérémonie de remise de décorations militaires, à la veille du troisième anniversaire de l'assaut contre l'Ukraine.
"Le destin l'a voulu ainsi, Dieu l'a voulu ainsi, si je puis dire. Une mission aussi difficile qu'honorable - défendre la Russie - a été placée sur nos et vos épaules réunies", a déclaré M. Poutine à des militaires ayant combattu en Ukraine, une cérémonie organisée au Kremlin à l'occasion de la Journée des défenseurs de la patrie.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé dimanche à l'unité des Etats-Unis et de l'Europe en vue d'une "paix durable", à la veille du troisième anniversaire de l'invasion russe et dans la foulée du virage favorable à Moscou pris par Donald Trump.
"Nous devons faire de notre mieux en vue d'une paix durable et juste pour l'Ukraine. Ceci est possible avec l'unité de tous les partenaires: il faut la force de toute l'Europe, la force de l'Amérique, la force de tous ceux qui veulent une paix durable", a dit M. Zelensky sur Telegram.
Vladimir Poutine a réaffirmé son désir de renforcer l'armée russe pour garantir «la souveraineté» du pays et a salué les soldats engagés en Ukraine. Il a en outre exigé la reddition du pays et un retrait des forces de l'Otan d'Europe orientale.
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La Suisse pourrait envoyer 200 soldats en Ukraine en cas de trêve, a affirmé le chef de l'armée helvétique, Thomas Süssli, dans un entretien publié ce dimanche par le journal Blick.
M. Süssli relève qu'il faut "faire la distinction entre les engagements de peace-enforcement (imposition de la paix, NDLR) et les engagements de peacekeeping (maintien de la paix, NDLR)".
"Peace-enforcement signifie que la paix doit être imposée par les armes. La Suisse n'y participe pas. Le maintien de la paix présuppose que la Russie et l'Ukraine se mettent d'accord pour cesser les hostilités et acceptent que l'ONU envoie une force de maintien de la paix pour garantir la paix", a déclaré le chef de l'armée suisse.
La Russie a lancé dans la nuit de samedi à dimanche 267 drones contre l'Ukraine, "un record" depuis l'invasion russe du 24 février 2022, a affirmé l'armée de l'air ukrainienne, à la veille du troisième anniversaire de l'attaque russe à grande échelle.
"267 drones ennemis ont été repérés dans le ciel ukrainien, ce qui constitue un record pour une seule attaque" depuis le début de l'invasion, a indiqué sur Facebook le porte-parole de l'armée de l'air ukrainienne, Iouri Ignat.
D'après lui, 138 ont été interceptés par la défense aérienne et 119 autres, des leurres selon cette source, ont été "perdus" sans faire de dégâts.
Les soldats russes engagés en Ukraine défendent les "intérêts nationaux et l'avenir de la Russie", a salué dimanche le président russe Vladimir Poutine, à l'occasion de la Journée des défenseurs de la patrie en Russie et à la veille du troisième anniversaire de l'assaut de Moscou contre son voisin.
"Aujourd'hui, au péril de leur vie et en faisant preuve de courage, ils défendent résolument leur terre natale, les intérêts nationaux et l'avenir de la Russie", a-t-il déclaré dans une vidéo publiée par le Kremlin.
Donald Trump a martelé samedi qu'il souhaitait "récupérer" le montant de l'aide fournie à l'Ukraine depuis le début de la guerre contre la Russie, sur le point d'entrer dans sa quatrième année dans un contexte de détente entre Washington et Moscou.
Les alliés européens de Kiev se mobilisent à l'occasion du troisième anniversaire, lundi, du lancement de l'invasion russe à grande échelle le 24 février 2022. Le président français Emmanuel Macron sera ce jour-là à Washington et le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez à Kiev, tandis que Londres annoncera de nouvelles sanctions contre Moscou.