Emmanuel Macron a affirmé que la Russie n'avait pas à «accepter ou pas» l'envoi en Ukraine de «forces alliées» si Kiev en fait la «demande» pour garantir un éventuel accord de paix, dans un entretien publié samedi par plusieurs journaux régionaux français.
Dans cet échange avec la presse, le président français assure qu'il n'a pas l'intention pour l'instant de «s'immiscer» dans le dialogue entre les Etats-Unis et la Russie. En revanche, «à partir du moment où on rentrerait dans cette phase de cessez-le-feu» proposée par Washington et Kiev, il faudra selon lui des «échanges directs» avec son homologue russe Vladimir Poutine «et entre négociateurs français et russes pour clarifier cet agenda» sur les garanties de sécurité à apporter à l'Ukraine.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé samedi Moscou de retarder les discussions sur l'instauration d'une trêve de 30 jours proposée par Kiev et Washington afin de renforcer ses positions sur le champ de bataille.
«Ils veulent une position plus solide avant le cessez-le-feu», a déclaré M. Zelensky lors d'une conférence de presse. «Le retard dans le processus est lié au fait qu'ils veulent améliorer leur situation sur le champ de bataille», a-t-il ajouté.
Emmanuel Macron a estimé samedi qu'il fallait que «la pression soit claire» sur la Russie, «en lien avec les Etats-Unis», car elle «ne donne pas l'impression de vouloir la paix sincèrement», dans un message transmis à l'AFP à l'issue d'une réunion en visioconférence organisée par Londres.
Selon le président français, la Russie «ne répond pas à la proposition des États-Unis et de l'Ukraine» en faveur d'une trêve d'un mois, «elle intensifie les combats», et le président russe Vladimir Poutine «veut tout obtenir, puis négocier». «Si nous voulons la paix, il faut que la Russie réponde clairement et que la pression soit claire, en lien avec les États-Unis, pour obtenir ce cessez-le-feu», a ajouté M. Macron.
Le président Macron a aussi remercié son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky «d'avoir eu le courage de prendre une initiative de paix» avec le président des Etats-Unis Donald Trump «et proposer un cessez-le-feu d'un mois». «Pour une paix durable nous devons aider l'Ukraine à résister, à avoir demain une armée solide qui défende son pays et, nous, être prêts à garantir cette paix», a encore estimé le chef de l'Etat français dans son message.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a crée une «délégation» en vue de mener «le processus de négociations pour atteindre une paix juste» avec la Russie, selon un décret publié samedi par Kiev.
D'après ce texte, le chef du bureau présidentiel Andriï Iermak, le chef de la diplomatie Andriï Sybiga, le ministre de la Défense Roustem Oumerov et le chef-adjoint de cabinet du président Pavlo Palissa formeront cette équipe pour interagir avec «les partenaires internationaux» de l'Ukraine. Ces quatre responsables composaient la délégation ukrainienne lors des discussions de mardi en Arabie saoudite avec les Etats-Unis, qui ont abouti à une proposition d'un cessez-le-feu de 30 jours.
«La balle est dans le camp de la Russie» qui devra «tôt ou tard venir à la table» des négociations, a déclaré samedi le Premier ministre britannique Keir Starmer, à l'issue d'un sommet virtuel organisé avec plus d'une vingtaine de dirigeants alliés de l'Ukraine.
Leurs responsables militaires se réuniront jeudi au Royaume-Uni pour discuter de la «phase opérationelle» de leur plan de maintien de la paix en cas de trêve entre Kiev et Moscou après trois ans de guerre, a-t-il annoncé lors d'une conférence de presse à Downing Street. Alors que l'Ukraine a montré qu'elle était «pour la paix» en acceptant un cessez-le feu de 30 jours, «Poutine est celui qui essaie de retarder» les choses, a déclaré M. Starmer au début de la rencontre.
Il est important de maintenir la pression sur la Russie pour parvenir à un accord de cessez-le-feu avec l'Ukraine, a estimé samedi le Premier ministre néerlandais, Dick Schoof.
"Il est maintenant important de continuer d'exercer une pression sur la Russie pour qu'elle vienne à la table des négociations", a déclaré Schoof dans un message sur X, après avoir participé à une réunion virtuelle organisée par le Royaume-Uni avec des dirigeants d'autres pays alliés de Kiev.
Les responsables militaires des pays alliés de l'Ukraine se réuniront jeudi au Royaume-Uni pour concrétiser leurs plans de maintien de la paix en cas de trêve avec Moscou, a indiqué le Premier ministre britannique Keir Starmer lors d'une conférence de presse.
"Le +Oui, mais+ de la Russie ne suffit pas, et tous les participants de la réunion de ce matin sont convenus d'exercer une pression collective sur la Russie" pour la pousser à accepter la proposition de trêve américaine de 30 jours, a-t-il indiqué à Downing Street.
Plus d'informations à venir...
L'Italie n'envisage pas d'envoyer des soldats en Ukraine, a déclaré ce samedi la Première ministre Giorgia Meloni, à la suite d'un sommet virtuel organisé par le Royaume-Uni avec les dirigeants de pays prêts à garantir la sécurité d'un éventuel cessez-le-feu avec la Russie.
"La Première ministre a confirmé que l'Italie entend continuer à travailler avec les partenaires européens et occidentaux ainsi qu'avec les États-Unis pour définir des garanties de sécurité crédibles et efficaces, en réitérant que la participation nationale à une éventuelle force militaire sur le terrain n'était pas envisagée", a indiqué le gouvernement dans un communiqué.
Volodymyr Zelensky a démenti samedi tout encerclement des troupes de Kiev dans la région russe de Koursk, au lendemain d'un appel lancé par le président américain Donald Trump pour que Moscou épargne la vie de "milliers de soldats" ukrainiens encerclés sur le front.
"Nos troupes continuent de contenir les groupes (...) russes et nord-coréens dans la région de Koursk. Il n'y a pas d'encerclement de nos troupes", a déclaré le président ukrainien dans un message sur Telegram.
Le président russe Vladimir Poutine devra "venir à la table" des négociations "tôt ou tard", a déclaré samedi le Premier ministre britannique Keir Starmer en ouvrant un sommet virtuel à Londres avec quelque 25 dirigeants alliés de l'Ukraine.
"Si Poutine veut vraiment la paix, c'est très simple: il doit cesser ses attaques barbares contre l'Ukraine et accepter un cessez-le-feu", a déclaré M. Starmer, avant son échange avec une coalition de pays "volontaires" pour aider au respect d'un éventuel cessez-le-feu avec Moscou.
Depuis plusieurs jours, le Premier ministre britannique et le président français Emmanuel Macron s'efforcent de constituer une "coalition de pays volontaires", dont le but serait de dissuader Vladimir Poutine de violer une éventuelle trêve avec l'Ukraine.
Un tel accord "ne doit pas exposer l'Ukraine à de nouvelles attaques et, par conséquent, la paix doit être soutenue par la force", a déclaré Starmer dans un éditorial publié samedi sur le site ukrainien European Pravda.
Les deux dirigeants, qui jouent un rôle d'intermédiaires entre l'Ukraine et l'administration Trump, se sont parlés vendredi en amont de la rencontre, selon un compte-rendu de Londres.
La Russie a annoncé samedi avoir repris deux nouveaux villages dans la région de Koursk, occupée depuis l'été dernier par les forces ukrainiennes et où les troupes de Moscou ont réalisé d'importantes avancées au cours des derniers jours.
Selon le ministère de la Défense, les soldats russes ont repris le contrôle des villages de Zaolechenka et Roubanchtchina, au nord et à l'ouest de la ville de Soujda, dont Moscou avait annoncé la reprise jeudi.
Plus d'informations à venir...
À 10h ce samedi, le Premier ministre britannique Keir Starmer a ouvert à Londres un sommet virtuel avec quelque 25 dirigeants alliés de l'Ukraine.
Plusieurs pays européens, l'Ukraine, l'Otan, la Commission européenne, le Canada ou encore l'Australie participent à cette réunion pour préciser, selon Downing Street, les contours d'une coalition de pays volontaires prêts à "soutenir une paix juste et durable" en Ukraine.
La Russie a dit samedi avoir intercepté 126 drones ukrainiens pendant la nuit, principalement au-dessus de ses régions de Volgograd et de Voronej (sud), tandis que Moscou n'a pas accepté cette semaine un accord de cessez-le-feu immédiat proposé par les États-Unis.
Le ministère russe de la Défense a indiqué avoir abattu 64 drones au-dessus de la région de Volgograd et de la région voisine de Voronej, le reste ciblant les régions frontalières.
Vladimir Poutine a appelé vendredi les soldats ukrainiens à déposer les armes dans la région de Koursk, en écho à Donald Trump qui juge les discussions sur une trêve "productives", quand Kiev accuse Moscou de "chercher à enliser tout le monde".
"La situation dans la région de Koursk est évidemment très difficile", a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky à un groupe de médias dont l'AFP, mais les soldats s'y battent de manière "absolument héroïque".
"Il n'y a pas de menace d'encerclement de nos unités" dans la région de Koursk, a à son tour assuré l'état-major de l'armée ukrainienne, affirmant que des informations contraires étaient répandues par la Russie pour "faire pression sur l'Ukraine et ses partenaires". Peu auparavant, le président russe, qui s'était exhibé mercredi en treillis militaire dans la région de Koursk, avait appelé les combattants ukrainiens à la reddition.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a accusé vendredi le président russe Vladimir Poutine de "ne pas prendre la paix au sérieux", après les réserves exprimées par Moscou sur la trêve avec l'Ukraine proposée par les Etats-Unis.
"Nous ne pouvons pas permettre au président Poutine de jouer avec l'accord proposé par le président (américain Donald) Trump", a déclaré le dirigeant britannique, qui organise samedi un sommet par visioconférence consacré à l'Ukraine.
"Le mépris total du Kremlin pour la proposition de cessez-le-feu du président Trump ne fait que démontrer que Poutine ne prend pas la paix au sérieux", a ajouté Keir Starmer dans un communiqué.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer organise ce samedi à Londres un sommet virtuel avec quelque 25 dirigeants prêts à aider au maintien de la paix en Ukraine en cas de cessez-le-feu avec la Russie.
Plusieurs pays européens, l'Ukraine, l'Otan, la Commission européenne, le Canada ou encore l'Australie doivent prendre part à cette réunion dans la matinée, pour préciser les contours d'une coalition de pays volontaires prêts à "soutenir une paix juste et durable" en Ukraine, selon un communiqué de Downing Street.
Les États-Unis réclament une trêve au plus vite et ont exercé une pression considérable sur le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, qui a finalement accepté mardi une cessation des hostilités de 30 jours dans la mesure où la Russie s'y plierait aussi.