Donald Trump a dit mercredi qu'il "n'imaginait pas" devoir augmenter une nouvelle fois les droits de douane américains visant les produits chinois, désormais portés à 125% en réponse aux représailles tarifaires de Pékin.
"Je n'imagine pas devoir de nouveau le faire. Et je ne pense pas que ce sera nécessaire. Vous savez, nous avons calculé ça avec beaucoup de précision", a déclaré le président américain à des journalistes dans le Bureau ovale, alors que les deux grandes puissances se rendent coup pour coup sur le front commercial.
Après une ouverture mitigée, la Bourse de New York a connu une volte-face spectaculaire mercredi suite à l'annonce par Donald Trump d'une pause sur certains droits de douanes, propulsant les indices vedettes de la place américaine.
Le Dow Jones s'est envolé de 7,87%, l'indice Nasdaq de 12,16% et l'indice élargi S&P 500 de 9,52%.
Donald Trump a reconnu qu'il surveillait la chute du marché américain de la dette avant de décider une pause dans sa guerre des droits de douane avec le reste du monde, à l'exception de la Chine.
"Je surveillais le marché des obligations. C'est un marché très compliqué", a déclaré le président américain devant la presse, ajoutant avoir constaté mardi soir que ses surtaxes douanières "effrayaient un peu". "Il faut être flexible", a-t-il lancé, pour expliquer sa décision de suspendre pendant 90 jours ses hausses de droits de douane, ramenées à 10% pour l'ensemble des pays du monde, à l'exception de la Chine, pénalisée à hauteur de 125%.
Donald Trump a prédit mercredi un accord commercial avec la Chine et le reste du monde, après avoir annoncé une "pause" dans ses hausses de droits de douane, sauf vis-à-vis de Pékin.
"Il y aura un accord avec la Chine, il y aura un accord avec tous (les pays)", a déclaré le président américain devant la presse, alors que ses hausses de droits de douane ont provoqué une panique sur les places financières mondiales. "La Chine veut conclure un accord" mais "ne sait pas très bien comment s'y prendre", a-t-il ajouté.
La guerre commerciale que se livrent les Etats-Unis et la Chine pourrait réduire de "jusqu'à 80% le commerce de marchandises entre les deux premières économies du globe et effacer "près de 7%" du PIB mondial sur le long terme, a mis en garde la directrice générale de l'OMC.
L'indice Nasdaq s'est envolé de plus de 10% à la Bourse de New York mercredi après la volte-face de Donald Trump qui a annoncé qu'il suspendait pendant trois mois une partie des surtaxes imposées aux partenaires commerciaux des Etats-Unis.
Vers 18H25 GMT, l'indice Nasdaq - à forte coloration technologique -, prend 10,55% à 16.877,91 points.
La "stratégie" de Donald Trump a payé, a assuré mercredi le ministre des Finances du président américain, Scott Bessent, après l'annonce d'une pause dans les hausses de droits de douane imposées au reste du monde, à l'exception de la Chine.
"C'était sa stratégie depuis le début et on pourrait même dire qu'il a poussé la Chine à la faute", a déclaré le secrétaire au Trésor devant la presse, quelques minutes après la "pause" de 90 jours annoncée par Donald Trump dans la guerre commerciale mondiale, sauf vis-à-vis de la Chine qui se voit imposer une nouvelle surtaxe.
Le ministre américain des Finances, Scott Bessent, a de nouveau dénoncé la Chine mercredi, pour justifier d'une nouvelle hausse des droits de douane contre Pékin voulue par Donald Trump pour les porter à 125%, estimant que la politique économique du rival des Etats-Unis était "un problème pour le reste du monde".
"La Chine est l'économie la plus déséquilibrée de l'histoire moderne et ils sont la principale source des problèmes commerciaux des Etats-Unis et, en effet, ils sont un problème pour le reste du monde", a déclaré M. Bessent à la presse devant la Maison Blanche, estimant que les droits de douane américains avaient entraîné l'envoi massif de produits chinois à bas prix vers l'Europe.
La Bourse de New York s'envole mercredi à l'annonce par Donald Trump d'une pause de 90 jours sur les droits de douane réciproques imposés depuis le début de journée par Washington à des dizaines de ses partenaires commerciaux.
Vers 18H30 GMT, le Dow Jones bondissait de 5,61%, l'indice Nasdaq de 7,44% et l'indice élargi S&P 500 de 6,22%.
Le président américain, Donald Trump, a annoncé mercredi sur son réseau social Truth qu'il allait imposer désormais 125% de droits de douane sur les produits chinois en réponse aux représailles de Pékin mais ramenait à 10% ceux imposés au reste du monde.
"Du fait du manque de respect de la Chine à l'égard des marchés mondiaux (...), je hausse les droits de douane sur la Chine à 125%", a écrit M. Trump, ajoutant que "dans le même temps, du fait de la volonté de plus de 75 pays de négocier, j'ai autorisé une pause de 90 jours et des droits réciproques substantiellement réduits durant cette période, de 10%, également effectifs immédiatement" pour les autres pays.
La guerre commerciale mondiale devient un duel de superpuissances: Donald Trump a annoncé mercredi qu'il suspendait ses surtaxes douanières mondiales mais augmentait celles sur la Chine, ce qui a fait décoller Wall Street.
Reprochant à la deuxième puissance mondiale son "manque de respect", le président américain a annoncé porter "immédiatement" à 125% la taxe frappant les importations chinoises, qu'il venait déjà de faire monter à plus de 100%.
La Chine doit cesser de "dépouiller" les Etats-Unis, a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.
Il assure par ailleurs que "plus de 75 pays" se sont manifestés auprès de son gouvernement pour "négocier" une solution en matière commerciale.
Ces pays n'ayant selon lui pas "riposté" contre les Etats-Unis, Donald Trump leur accorde donc "une pause de 90 jours et des droits réciproques substantiellement réduits durant cette période, de 10%, également effectifs immédiatement".
La guerre commerciale s'aggrave et les marchés encaissent: après une riposte de Pékin aux droits de douane de Donald Trump mercredi, les Bourses pâtissent de l'incertitude, tandis que le dollar et la dette américaine sont délaissés par les investisseurs, signe de la perte de confiance dans la première économie mondiale.
En Europe, les marchés boursiers ont franchement reculé. Paris a perdu 3,34%, Francfort 3,00%, après avoir tous deux cédé plus de 4% durant la séance. Londres a lâché 2,92% et Milan 2,75%.
A Wall Street, les indices subissaient de forts mouvements, oscillant entre nets reculs et rebonds. Vers 16H00 GMT, l'indice élargi S&P 500 perdait 0,29% et le Dow Jones 0,43%. Le Nasdaq prenait 0,37%.
Les Etats-Unis ne cherchent "pas la guerre" avec la Chine, a assuré mercredi à Panama le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, mais doivent faire "preuve de fermeté" face à ses "menaces", a-t-il dit mercredi lors d'une conférence régionale sur la sécurité.
"Nous ne cherchons pas la guerre avec la Chine. Et la guerre avec la Chine n'est certainement pas inévitable. Nous ne la cherchons sous aucune forme. Mais ensemble, nous devons prévenir la guerre en faisant preuve de fermeté et de vigueur face aux menaces de la Chine dans cet hémisphère", a déclaré M. Hegseth aux responsables militaires et sécuritaires régionaux réunis.
"Nous devons reconnaître la menace que la Chine pose à nos pays, à nos peuples et à la paix dans cette région", a-t-il ajouté, estimant que des entreprises chinoises "s'approprient des terres, des infrastructures critiques dans des secteurs stratégiques tels que l'énergie et les télécommunications".
Le secrétaire à la Défense a également estimé que "l'armée chinoise a une présence trop importante dans l'hémisphère occidental", "exploite des installations militaires", "exploite les ressources nationales et les terres pour alimenter ses ambitions militaires mondiales".
"L'Allemagne est de retour sur la bonne voie", a affirmé mercredi le futur chancelier Friedrich Merz, répondant à la question d'un journaliste lui demandant s'il avait un message pour le président américain Donald Trump.
"L'Allemagne remplira ses obligations en matière de défense et l'Allemagne est prête à renforcer sa propre compétitivité (...) L'Allemagne sera à nouveau un partenaire très fort au sein de l'Union européenne, et nous ferons avancer l'Union européenne", a dit Friedrich Merz en anglais.
La Chine a appelé mercredi ses citoyens à la "prudence" face aux "risques" potentiels d'un voyage touristique aux Etats-Unis, citant notamment la guerre commerciale naissante, sur fond d'imposition réciproque de fortes surtaxes douanières.
"En raison de la détérioration récente des relations économiques et commerciales entre la Chine et les Etats-Unis et de la situation sécuritaire aux États-Unis, (nous suggérons) aux touristes chinois de mesurer soigneusement les risques liés à un voyage aux États-Unis et de faire preuve de prudence", a indiqué le ministère de la Culture et du Tourisme dans un communiqué.
Le futur chancelier Friedrich Merz a défendu mercredi "une réponse européenne commune" face à l'avalanche de droits de douane adoptés par Donald Trump et à la politique de la Chine, sérieuse concurrente à l'industrie allemande en crise.
En présentant mercredi l'accord de sa future coalition, le chef de file des conservateurs a aussi promis de "rétablir très rapidement la compétitivité du pays" et de "tout faire pour créer de nouveaux emplois en Allemagne" afin de sortir de la récession qui dure depuis deux ans.
L'amplification de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine fait dévisser le dollar mercredi, tandis que le yuan a atteint un plus bas depuis 2007, en raison des craintes pour les deux plus grandes économies mondiales.
Vers 13H25 GMT (15H25 à Paris), le billet vert chutait de 1,10% par rapport à l'euro, à 1,1081 dollar. Il lâchait également 1,14% au franc suisse, et 1,23% au yen japonais, qui profitent de leur statut de valeur refuge.
Le yuan onshore, qui s'échange sur le marché intérieur chinois, baissait de 0,13% à 7,3490 yuans pour un dollar, après être tombé à un plus bas depuis décembre 2007 face au billet vert, à 7,3505 yuans pour un dollar.
Le yuan offshore, qui circule hors de Chine continentale, a quant à lui touché mardi un plus bas historique depuis 2010 face au dollar, date de l'ouverture des échanges de cette forme de la devise chinoise.
La Chine a annoncé mercredi avoir saisi l'Organisation mondiale du commerce (OMC) après l'imposition plus tôt dans la journée par les Etats-Unis de nouveaux droits de douane prohibitifs sur les produits chinois.
Le géant asiatique, deuxième économie mondiale, est vent debout contre la massive campagne de droits de douane lancée par le président américain Donald Trump, qui ébranle le système commercial international.
La Chine est la principale victime des nouvelles mesures américaines entrées en vigueur mercredi : les surtaxes sur ses produits ont augmenté de 34% à 84%. Une hausse qui s'ajoute aux 20% imposés par les Etats-Unis sur les biens chinois depuis janvier.
"RESTEZ COOL. Tout va bien se passer", a promis Donald Trump mercredi sur son réseau Truth Social, en pleine surenchère mondiale sur les droits de douane. "C'EST LE MOMENT D'ACHETER", a aussi écrit le président américain, faisant sans doute référence à la baisse des cours de Bourse.
Le ministre américain des Finances Scott Bessent a estimé mercredi qu'il serait "suicidaire" pour les autres pays de se rapprocher de la Chine d'un point de vue commercial pour tenter de contrebalancer les effets des droits de douane américains.
"Ce serait suicidaire", a-t-il assuré, répondant à une question lors d'une rencontre avec l'association des banquiers américains (ABA) et faisant référence aux pays européens qui seraient tentés de se rapprocher de Pékin, "ils (la Chine, NDLR) ne font que produire et produire, et inonder" les marchés mondiaux en faisant chuter les prix, comparant l'industrie chinoise à la séquence des balais remplissant des seaux d'eau sans arrêt, dans le film de 1940 Fantasia, de Disney.
La Bourse de New York a ouvert en ordre dispersé mercredi, retenue par l'entrée en vigueur de la nouvelle vague de surtaxes imposées par Washington aux produits de dizaines de partenaires commerciaux et la réplique chinoise, mais quelque peu soulagée par les déclarations du ministre américain des Finances.
Dans les premiers échanges, le Dow Jones reculait de 0,79%, l'indice Nasdaq avançait de 0,18% et l'indice élargi S&P 500 lâchait 0,35%.
Le chancelier désigné Friedrich Merz a déclaré mercredi que "l'Europe peut compter sur l'Allemagne" et son futur gouvernement face aux bouleversements économiques et géopolitiques en cours.
"La future coalition va réformer et investir pour maintenir la stabilité de l'Allemagne, la rendre plus sûre et la renforcer économiquement. L'Europe peut également compter sur l'Allemagne", a dit le dirigeant conservateur en présentant l'accord passé avec le centre-gauche pour former un gouvernement
L'Union européenne a adopté mercredi ses premières mesures de riposte aux droits de douane de Donald Trump, taxant en retour une série de produits américains comme les motos, le soja ou la volaille, a annoncé la Commission européenne.
Ces mesures répondent aux taxes de 25% imposées sur l'acier et l'aluminium par Washington mi-mars. La riposte européenne aux droits de douane de 20%, décrétés par le président américain le 2 avril, pourrait, elle, être présentée en début de semaine prochaine.
L'Union européenne a toutefois souligné être prête à suspendre ses droits de douane "à tout moment" en cas d'accord "juste et équilibré" avec Washington. Au cours des derniers mois, les 27 Etats membres de l'UE ont été frappés à trois reprises par des droits de douane de Washington et ont organisé leur riposte autour d'une logique similaire.
Lors d'un vote mercredi après-midi, ils ont donné leur feu vert à la taxation d'une première liste de plus 20 milliards d'euros de marchandises américaines. Elle comporte des produits agricoles comme le soja, la volaille, le riz, et plusieurs fruits. Elle prévoit également des droits allant jusqu'à 25% sur le bois, les motos, des produits plastiques, des équipements électriques ou des produits de maquillage.
Les droits de douane imposés par Washington et effectifs depuis mercredi sont un "plafond" si les autres pays choisissent de ne pas répliquer, a assuré le ministre des Finances Scott Bessent, qui a invité les partenaires commerciaux des Etats-Unis à venir négocier.
"Je pense que ce que beaucoup de gens n'ont pas vu est que ces droits de douane sont un plafond. Si vous ne répliquez pas, c'est un un plafond", a souligné M. Bessent devant l'Association des banquiers américains (ABA) à Washington.
Le président américain Donald Trump a appelé mercredi les entreprises à s'installer aux Etats-Unis pour éviter d'avoir à payer des droits de douane, en pleine escalade commerciale avec la Chine, qui a répliqué aux surtaxes américaines.
"C'est un moment idéal pour transférer votre entreprise aux Etats-Unis", où s'applique "zéro droits de douane", a écrit M. Trump sur sa plateforme Truth Social. "N'attendez pas, faites le maintenant", a-t-il exhorté.
La Chine a annoncé ce mercredi qu'elle allait porter ses surtaxes de rétorsion contre les produits américains à 84%, et non pas à 34% comme initialement prévu, une nouvelle escalade dans la guerre commerciale entre Pékin et Washington.
"Le taux de droits de douane supplémentaires" sera "relevé de 34% à 84%" à compter de ce jeudi à 12H01 heure chinoise (04H01 GMT), a indiqué le ministère chinois du Commerce dans un communiqué.
"Plusieurs risques liés à la fragmentation du commerce mondial de biens et sur les marchés financiers se sont intensifiés" et cela "pourrait nuire à la stabilité financière" du Royaume-Uni, prévient mercredi la Banque d'Angleterre (BoE) dans un rapport, publié en pleine guerre commerciale amorcée par les Etats-Unis. Les droits de douane imposés par Donald Trump posent des risques sur la croissance, met en garde la BoE dans le compte-rendu de la réunion trimestrielle de son Comité de politique financière (FPC), s'inquiétant également des cyberattaques et de la pression sur la dette.
La Russie a dénoncé mercredi la décision du président américain Donald Trump d'imposer de lourds droits de douane à de nombreux pays, notamment la Chine, une attitude qui "montre" que Washington se croit hors des "règles" du droit économique international.
"La dernière décision douanière de la Maison Blanche (...) viole les règles fondamentales de l'OMC, et montre que Washington ne se considère pas lié par les normes du droit commercial international", a dénoncé la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, lors de son briefing hebdomadaire.
Il s'agit d'une rare critique du gouvernement russe visant les Etats-Unis depuis le rapprochement russo-américain initié mi-février par le président Donald Trump, après son retour au pouvoir.
Le gouverneur de la Banque de France a estimé mercredi que la guerre commerciale engagée par les Etats-Unis aurait un impact limité sur l'inflation en Europe et que la Banque centrale européenne (BCE) avait encore de la "marge" pour baisser ses taux d'intérêt.
"En Europe, il y a un effet sur la croissance", avec un impact direct à la baisse estimé à 0,25 point sur le PIB de la zone euro, et peu ou "probablement pas sur l'inflation", a déclaré François Villeroy de Galhau en présentant à la presse la lettre qu'il adresse chaque année au président de la République. "Nous avons encore une marge de baisse des taux, son rythme et son ampleur sont à déterminer selon (...) un pragmatisme agile", a-t-il ajouté.
Le gouvernement italien s'apprête à abaisser sa prévision de croissance économique pour 2025, tablant désormais sur 0,6% contre 1,2% auparavant, dans un contexte de hausse des droits de douane américains, a indiqué mercredi à l'AFP une source gouvernementale. Cette prévision figure dans la feuille de route économique pour les prochaines années qui devrait être approuvée par le conseil des ministres plus tard dans la journée.
Les Bourses européennes ont ouvert en forte baisse mercredi en pleine escalade des tensions commerciales, Donald Trump imposant de nouvelles surtaxes à 60 pays, dont un taux colossal total de 104% contre la Chine.
Dans les premiers échanges, la Bourse de Paris perdait 2,84%, Francfort 2,37%, Londres 2,31% et Milan 2,78%. La Bourse suisse dévissait de 2,86%.
La Bourse de Tokyo a clôturé sur une chute de presque 4% mercredi, ayant accéléré ses pertes après l'entrée en vigueur des surtaxes douanières américaines ciblant des dizaines de pays dont le Japon, à l'unisson de marchés asiatiques en net repli. L'indice vedette Nikkei a terminé sur un plongeon de 3,93% à 31.714,03 points, et l'indice élargi Topix a perdu 3,40% à 2.349,33 points. La monnaie japonaise, considérée comme une valeur refuge, grimpait de 0,7% vers 06H35 GMT, à 145,27 yens pour un dollar.
Les Bourses européennes se dirigent vers une ouverture en forte baisse mercredi, avec l'entrée en vigueur de surtaxes américaines à 60 pays, dont un taux total de 104% appliqué contre la Chine. Une quarantaine de minutes avant l'ouverture des Bourses européenne (à 07H00 GMT), les contrats à terme des principaux indices, qui reflètent les échanges se déroulant avant l'ouverture, dévissaient: la Bourse de Paris perdait 3,52%, la Bourse de Francfort dégringolait de 3,36%, Londres de 2,54% et Milan 3,43%.
«Nous ne nous mettrons pas à plat ventre devant les Etats-Unis», a affirmé Sophie Primas, porte-parole du gouvernement, dans #LaGrandeInterview. «Nous disons aux investisseurs européens d’attendre avant d’investir aux Etats-Unis». pic.twitter.com/vTktsfYdSS
— CNEWS (@CNEWS) April 9, 2025
La Bourse de Taïwan a clôturé en baisse de 5,8% mercredi après-midi peu après l'entrée en vigueur d'une nouvelle vague de droits de douane américains, notamment contre les produits de l'île d'Asie de l'Est. L'indice local Taiex est tombé à 17.391,76 points, malgré l'activation par le gouvernement taïwanais d'un fonds de stabilisation de 15 milliards de dollars américains. Le titre du géant de la tech Foxconn a plongé de 10% et celui du spécialiste des semi-conducteurs TSMC a chuté de 3,8%.
La Bourse de Tokyo chute de 5% mercredi, accélérant ses pertes après l'entrée en vigueur des surtaxes douanières américaines ciblant des dizaines de pays dont le Japon, tandis que le yen, devise refuge face aux incertitudes, bondissait face au dollar. Vers 04H30 GMT, l'indice vedette Nikkei plongeait de 5,14% à 31.314 points, et l'indice élargi Topix perdait 4,54% à 2.321 points. La monnaie japonaise grimpait de 1,06% face à un billet vert affaibli, à 144,71 yens pour un dollar, au plus bas depuis octobre 2024.
Les Etats-Unis frappent depuis mercredi 04H01 GMT les produits venant de dizaines de pays d'une nouvelle vague de droits de douane – la plus monumentale à ce jour, particulièrement punitive pour la Chine. La nouvelle surtaxe touche près de 60 partenaires commerciaux avec des droits de douane additionnels allant de 11% à 50%, à l'exception de la Chine dont les produits sont maintenant taxés à 104%.