Les renseignements militaires ukrainiens assurent que la Russie s'apprête à former des centaines de soldats chinois à la lutte contre les armements occidentaux.
La Russie et la Chine sont-elles en train d'étendre leur partenariat militaire ? C'est en tout cas ce qu'affirment les renseignements ukrainiens, selon lesquels Moscou s'apprêterait à accueillir 600 militaires chinois pour les entraîner à affronter les armements occidentaux.
D'après le Kyiv Post, qui dit relayer les informations de la Direction du renseignement de défense ukrainienne (HUR), Moscou veut «permettre au personnel militaire chinois d’étudier et d’adopter l’expérience de combat acquise par la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine».
L'objectif serait d'intégrer ces soldats aux bases et centres militaires des forces armées russes, afin qu'ils soient capables de contrer les armes de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (Otan). Il s'agirait notamment de les former aux postes stratégiques d'opérateurs de chars, artilleurs, ou encore ingénieurs et spécialistes de la défense aérienne.
Kiev privée des drones chinois
Une source au sein des services de renseignement ukrainiens aurait ainsi mis en garde contre «l'intention du régime russe de s'aligner sur la Chine dans une perspective de confrontation mondiale avec l'Occident».
Le mois dernier, Volodymyr Zelensky, avait déjà indiqué que la Chine avait cessé de vendre ses drones à Kiev ainsi qu'à d'autres pays européens, alors qu'elle poursuivait ses livraisons à la Russie.
Une décision tout sauf anodine selon le président ukrainien puisque ces équipements ont été un élément déterminant de la guerre en Ukraine. Les drones ont en effet permis aux deux camps d'observer le champ de bataille à distance mais aussi de frapper loin derrières les lignes ennemies.
Depuis le début de la guerre en Ukraine, la Chine assure être neutre par rapport à ce conflit. Pas plus tard que le mois dernier, Pékin a déclaré soutenir le dialogue direct entre la Russie et l'Ukraine ainsi que «tous les efforts visant à parvenir à la paix». Elle est toutefois accusée par les Occidentaux de favoriser Moscou sur le plan économique comme sur le plan diplomatique.