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«Mort à Tsahal» : le gouvernement britannique condamne les propos anti-Israël de rappeurs au festival de Glastonbury

L’un des membres de Kneecap fait l’objet de poursuites pour avoir brandi un drapeau du Hezbollah en novembre dernier. [© REUTERS/Jaimi Joy]

Le gouvernement britannique a dénoncé les propos violents entendus lors des concerts des groupes Bob Vylan et Kneecap, notamment le slogan «Mort à Tsahal», diffusé par la BBC pendant le festival de Glastonbury. 

Le festival de Glastonbury est rattrapé par une polémique politique. Le groupe Bob Vylan a provoqué un tollé en appelant la foule à scander «Mort, mort aux IDF», les forces de défense israéliennes. Ces propos ont été tenus sur scène samedi 28 juin et diffusés en direct par la BBC

Le gouvernement britannique a demandé des explications au groupe audiovisuel public. «C’était affreux», a estimé sur Sky News le ministre de la Santé Wes Streeting, appelant la BBC et les organisateurs à s’expliquer. 

La police du Somerset a confirmé qu’elle étudiait les images pour déterminer si des infractions pénales avaient été commises. 

La BBC sous pression 

La BBC a reconnu que certaines paroles du duo étaient «profondément offensantes». Le concert de Bob Vylan a été retiré de ses plateformes, et la ministre de la Culture, Lisa Nandy, a échangé avec la direction du groupe public. 

La veille, le concert du groupe Kneecap n’avait pas été diffusé en direct, mais devait être mis à disposition à la demande sur la plateforme numérique de la BBC. 

Peu après Bob Vylan, le groupe irlandais Kneecap est monté sur scène. L’un de ses membres fait l’objet de poursuites pour avoir brandi un drapeau du Hezbollah en novembre dernier. 

Lors de sa prestation à Glastonbury, le trio a appelé les festivaliers à scander des insultes visant le Premier ministre Keir Starmer. Ce dernier avait pourtant qualifié leur venue de «non appropriée». 

L’ambassade d’Israël dénonce ces concerts

L’ambassade d’Israël au Royaume-Uni a vivement réagi, dénonçant une «rhétorique de haine et incendiaire». Elle s’inquiète d’une «normalisation d’un langage extrémiste et de glorification de la violence». 

Le ministre Wes Streeting a, de son côté, appelé l’ambassade «à balayer devant sa porte» et à s’interroger sur «la violence de ses propres citoyens contre les Palestiniens».

Malgré les critiques, les organisateurs du festival ont maintenu leur position. «Les personnes qui n’aiment pas la politique de l’événement peuvent aller ailleurs», avait déclaré Michael Eavis, cofondateur du festival, auprès du Guardian. Dans un communiqué, Glastonbury a tout de même assuré ne pas «tolérer les discours de haine ou l’incitation à la violence».

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