Le Dalaï-lama a fêté ses 90 ans ce dimanche 6 juillet. Après une semaine de festivités dans les contreforts de l'Himalaya indien, il a célébré simplement sa neuvième décennie avec une prière pour la paix.
Un anniversaire en exil. Le Dalaï-lama a célébré son 90e anniversaire ce dimanche 6 juillet. Tandis que les demandes pour lui trouver un successeur s'accumulent, le chef spirituel tibétain profite des célébrations pour adresser une prière en faveur de la paix.
Né le 6 juillet 1938, Tenzin Gyatso, de son vrai nom, est Dalaï-lama depuis maintenant 88 ans. «Je ne suis qu'un simple moine bouddhiste. D’habitude, je ne participe pas aux célébrations d'anniversaire», a-t-il sobrement déclaré.
Vêtu de sa robe bordeaux et de son écharpe jaune, il a pu échanger quelques sourires avec des milliers de fidèles avant d'initier les prières en faveur de la paix. Les festivités se sont conclues par la traditionnelle dégustation de gâteau, sous les chants d'anniversaire de la foule.

Le Dalaï-lama a reçu de nombreux messages de soutien, notamment de la part d'anciens présidents des États-Unis : George W. Bush, Bill Clinton ou encore Barack Obama. Le chef de la diplomatie américaine a, lui aussi, salué l'œuvre du chef spirituel tibétain. Son ami et soutien de longue date, Richard Gere, était quant à lui présent pour célébrer les 90 ans du Dalaï-lama.

Le travail d'une vie
Reconnu comme la réincarnation du 13e Dalaï-lama, Thubten Gyatso, le petit Tenzin Gyatso a été désigné à l'âge de deux ans. Il a été proclamé chef spirituel des Tibétains le 21 juillet 1939, puis officiellement installé comme Dalaï-lama à l'hiver 1940.
En 1950, le Tibet a été envahi par la Chine et le Dalaï-lama a dû fuir son pays, en 1959. Depuis, il est exilé en Inde, où il s'est installé dans un monastère à Dharamsala, dans le nord du pays. Depuis, il lutte sans cesse pour la liberté de son peuple. Cette dévotion lui a valu le prix Nobel de la paix en 1989.
La figure que Tenzin Gyatso incarne lui vaut une reconnaissance mondiale. Il est l'un des dirigeants religieux les plus populaires. Il est largement apprécié pour son humour et ses enseignements. Dans un message, il a fait part de son rêve de vivre «encore 30 ou 40 ans».
Un successeur attendu
Malgré les célébrations de la semaine, la question du successeur est souvent revenue aux lèvres des fidèles, mais aussi des dirigeants, notamment en Chine. Le pays exige de pouvoir approuver le nom du futur chef spirituel. Mercredi, le 14ᵉ Dalaï-lama a pris la parole à ce sujet : «J'affirme que l'institution du Dalaï-lama sera perpétuée».
Il a ensuite précisé que le choix de son successeur «reposera exclusivement sur les membres du Gaden Phodrang Trust, le bureau de Sa Sainteté le Dalaï-lama. Personne d'autre n'a l'autorité requise pour se mêler de cette question».