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La Nasa va perdre plus de 20 % de ses effectifs, soit près de 4.000 employés

La Nasa a vu ses effectifs passer de 18.000 employés, avant l'arrivée de Donald Trump au pouvoir fin janvier, à 14.000, soit une baisse de 20%. [Stefani REYNOLDS / AFP]

La Nasa va perdre près de 3.900 employés dans le cadre de la politique de dégraissage des employés fédéraux menée par Donald Trump. Une annonce qui survient ce samedi 26 juillet, alors que l'agence spatiale doit  faire avancer des missions complexes vers la Lune et Mars.

Un effectif amoindri. La Nasa va perdre près de 3.900 employés dans le cadre de la politique de dégraissage des employés fédéraux menée par Donald Trump, alors que le président a fait des missions habitées sur la Lune et Mars une priorité. 

C'est dans un communiqué transmis par e-mail que la prestigieuse agence spatiale américaine a fait savoir qu'environ 3.000 personnes ont participé à la deuxième vague de son programme de licenciements différés, qui s'est achevée vendredi. 

Et si l'on ajoute les 870 personnes qui ont participé au premier cycle de ce programme et les départs réguliers du personnel, l'agence spatiale américaine voit ses effectifs passer de 18.000 employés, avant l'arrivée de Donald Trump au pouvoir fin janvier, à 14.000, soit une baisse de 20%. 

Le budget centré pour un retour sur la Lune

La Nasa va alors devoir s'adapter à cet effectif réduit, mais l'agence a tenu à souligner que «la sécurité reste une priorité absolue», alors qu'elle cherche «à trouver un équilibre entre la nécessité de devenir une organisation plus rationalisée et efficace et celle de rester en pleine capacité de poursuivre un âge d'or d'exploration et d'innovation, notamment vers la Lune et Mars». 

En effet, les missions accordées à la Nasa seront désormais davantage tournées vers la Lune et Mars. Plus tôt cette année, l'administration Trump avait proposé un budget de la Nasa centré sur un retour sur la Lune et une mission sur Mars... au détriment de programmes scientifiques et climatiques. 

Objectif : «Battre la Chine»

Alors que la Chine prévoit de réaliser son premier alunissage habité d'ici à 2030, la Maison Blanche a indiqué qu'elle souhaitait «battre la Chine dans la course vers la Lune et envoyer le premier humain sur Mars». Problème : le programme américain, baptisé Artemis, a connu des retards à répétition. 

Mais pour remédier à ces ralentissements, Donald Trump a nommé début juillet, Sean Duffy, son ministre des Transports, à la tête de l'agence fédérale, après avoir proposé l'homme d'affaires Jared Isaacman, un proche du multimilliardaire Elon Musk, finalement écarté.

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