Mélania Trump, épouse du président américain Donald Trump, a menacé de porter plainte contre le fils de Joe Biden, Hunter, pour plus d'un milliard de dollars de dommages et intérêts, s'il ne retirait pas ses propos la liant au trafiquant sexuel Jeffrey Epstein.
Une bataille juridique en préparation ? Les déclarations de Hunter Biden, fils de l'ancien président Joe Biden, alléguant que le pédophile condamné Jeffrey Epstein aurait présenté Melania Trump à son mari, pourraient lui coûter cher, la Première dame ayant menacé de le poursuivre à hauteur d'un milliard de dollars.
«Compte tenu de votre longue histoire d'utilisation abusive du nom d'autrui, y compris votre propre nom de famille, à des fins personnelles, évidemment, vous avez publié ces déclarations fausses et diffamatoires à l'encontre de Mme Trump dans le but d'attirer l'attention sur vous», a écrit son avocat, Alejandro Brito, dans une lettre de mise en demeure le mercredi 6 août.
«Les déclarations fausses, diffamatoires, désobligeantes, trompeuses»
Ces propos, largement partagés sur les réseaux sociaux et repris par les médias du monde entier, lui auraient causé «un préjudice financier et une atteinte considérable à sa réputation».
Il a demandé à Hunter Biden de «publier immédiatement une rétractation complète et équitable de la vidéo» et «présenter immédiatement des excuses pour les déclarations fausses, diffamatoires, désobligeantes, trompeuses et incendiaires à l'encontre de Mme Trump».
En réaction, Hunter Biden a déclaré dans une interview complémentaire avec le journaliste britannique Andrew Callaghan ce jeudi : «P****, ça n'arrivera pas [...] Ce que j'ai dit correspond à ce que j'ai entendu et vu dans les médias, principalement chez [le biographe] Michael Wolff, mais aussi dès 2019, lorsque le New York Times a rapporté que des sources affirmaient que Jeffrey Epstein prétendait être la personne qui avait présenté Donald Trump à Melania à l'époque».
«En fait, je pense que ces menaces de poursuites judiciaires ne sont rien d'autre qu'une tentative de destruction délibérée, car il ne s'agit pas de savoir qui a présenté qui à qui. Je ne vois pas en quoi cela pourrait constituer une diffamation», a-t-il ajouté, promettant de poursuivre le couple présidentiel en justice à son tour.
Dans l'entretien original, publié sur YouTube ce mois-ci, Hunter Biden avait déclaré : «Epstein a présenté Melania à Trump. Les liens sont tellement vastes et profonds». Il avait également attaqué les «élites», à l'instar de l'acteur George Clooney, et d'autres membres du Parti démocrate, qui auraient saboté la campagne présidentielle de son père, le contraignant à abandonner la course l'an dernier.
Une rencontre fortuite en 1998
Le couple présidentiel a longtemps affirmé avoir été présenté par l'agent de mannequins Paolo Zampolli lors d'une soirée de la Fashion Week de New York en 1998.
Mélania Trump a raconté au magazine Harper's Bazaar en 2016 que Donald Trump, qui était séparé de sa deuxième femme, Marla Maples, à l'époque, lui avait demandé son numéro, mais elle avait refusé car il était en couple avec une autre femme. Ils ont ensuite entamé une relation, qui a conduit à leur union en 2005.
La polémique autour de Jeffrey Epstein a repris de plus belle depuis que le ministère de la Justice et le FBI ont statué le mois dernier qu'il n'avait laissé aucune «liste de clients» et qu'il s'est effectivement suicidé en août 2019, alors qu'il risquait la prison à perpétuité lors de son procès pour trafic de mineurs.
Ces conclusions ont provoqué la colère des partisans du président, qu'il protégeait des personnes influentes. En effet, depuis le décès du délinquant sexuel, des théories du complot affirment que le nom du président était inclus dans ses «dossiers».
Les deux personnalités ont entretenu des liens étroits dans les années 1990 et 2000, Donald Trump recevant l'homme d'affaires dans sa propriété en Floride, avant qu'ils ne se brouillent.
Le président a nié toute malversation, poursuivant notamment le Wall Street Journal pour 10 milliards de dollars de dommages et intérêts après la parution d'un article alléguant qu'il avait envoyé une lettre «obscène» au délinquant sexuel pour son 63e anniversaire.