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Artemis II : dates, équipage... Tout savoir sur la future mission lunaire de la Nasa prévue pour mars 2026

De gauche à droite : Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen. [© NASA]

C'est l'une des missions spatiales les plus attendues du XXIe siècle. Plus de cinquante ans après, Artemis II doit de nouveau permettre à l'Homme de revenir vers la Lune. Si 16 dates de lancement ont été évoquées en 2026, il se pourrait qu'Artemis II décolle le 6 mars au plus tôt.

L'Homme prépare son retour sur la Lune. La NASA a confirmé son souhait d'envoyer quatre astronautes à bord d'une capsule autour de la Lune, en 2026. Pour Lakiesha Hawkins, administratrice adjointe de la Nasa, «nous sommes ensemble aux premières loges de l'histoire».

Un temps prévue pour décoller début février, la mission Artemis II a été repoussée. La NASA a précisé que le décollage n'interviendrait pas avant le 6 mars, au plus tôt. Sachant que plusieurs fenêtres de lancement ont été envisagées jusqu'à fin avril.

Le voyage prévu, d'une durée de 10 jours, marquera l'histoire de l'astronomie : aucun homme ne s'est rendu autour de la Lune depuis Apollo 17, en décembre 1972. Cette mission est le premier volet d'une présence humaine à long terme souhaitée par la Nasa sur la surface lunaire.

Lors d'une conférence de presse organisée par la NASA, Lakiesha Hawkins a révélé : «la sécurité est notre priorité absolue».

Artemis II s'inscrit dans la lignée du programme de la NASA, dont la première mission a été menée sans équipage, en novembre 2022. À cette date, un vaisseau spatial avait voyagé autour de la Lune avec succès pendant 25 jours. Lors de son retour, l'appareil américain avait connu des problèmes causés par son bouclier thermique. Pendant la rentrée atmosphérique, le vaisseau est effectivement soumis à une chaleur intense, pouvant atteindre les 1.650 °C. Le «Space Shuttle thermal protection system» (TPS) est alors sollicité et doit protéger la navette. Ces problèmes ont depuis été résolus, selon l'agence américaine.

Quelques tests au sol doivent encore être menés sur la capsule Orion

Le départ se fera depuis le Kennedy Space Center de Merritt Island, en Floride. Il aura lieu depuis la rampe de lancement 39B du centre, qui sert à soutenir chacune des missions Artemis de la NASA. Pour garantir la puissance de lancement, le satellite sera initialement amené en orbite terrestre à l'aide de deux propulseurs à poudre. Ils retomberont sur Terre deux minutes après le lancement.

Seulement huit minutes après le décollage, l'étage central, massif, se décrochera du deuxième étage, appelé Système de propulsion cryogénique intérimaire (ICPS) et de la capsule de l'équipage portant le nom d'Orion. Une heure et demie plus tard, l'ICPS mettra en route ses moteurs pour placer le vaisseau vers une orbite terrestre plus élevée.

La fusée Artemis II partira de Merritt Island (Etats-Unis) © NASA

Charlie Blackwell-Thompson a confirmé que le système devant mener les astronautes sur la Lune était «pratiquement prêt à fonctionner». Quelques tests au sol doivent encore être menés sur la capsule Orion, dont la connexion au SLS doit être assurée.

9.200 kilomètres au-delà de la Lune : La mission habitée la plus lointaine de l'Histoire

Jeff Radigan, directeur de vol d'Artemis II, se félicite que cette mission soit la plus lointaine de l'histoire des vols spatiaux. «Ils vont se rendre au moins à 5.000 milles nautiques (9.200 km) au-delà de la Lune, ce qui est beaucoup plus haut que ce que toutes les missions précédentes», s'est-il félicité devant la presse. En allant au-delà de la face cachée de la Lune, l'équipage d'Artemis II atteindra un point d'observation, où il pourra voir à la fois la Terre et la Lune depuis les hublots d'Orion. Le satellite terrestre apparaîtra au premier plan et la planète Bleue sera située à près de 450.000 kilomètres en arrière-plan.

En dix jours, la mission effectuera un aller-retour autour de la Lune © NASA

Sur son site, la NASA annonce : «Avec un voyage aller-retour d'environ quatre jours, la mission devrait durer une dizaine de jours. Au lieu de nécessiter une propulsion au retour, cette trajectoire économe en carburant exploite le champ gravitationnel Terre-Lune, garantissant qu'après son voyage autour de la face cachée de la Lune, Orion sera attiré naturellement par la gravité terrestre pour la partie retour libre de la mission». Lors de son ascension vers l'orbite terrestre, le vaisseau déploiera également des panneaux solaires servant à recharger les batteries de l'appareil.

Selon la Nasa, il sera possible pour les astronautes présents d'«observer la Terre et la Lune depuis les hublots d'Orion» © NASA

Lors de leur voyage, les quatre passagers devront «continuer d'évaluer les systèmes du vaisseau spatial, notamment en démontrant les opérations de départ et de retour sur Terre, en pratiquant les procédures d'urgence et en testant l'abri anti-radiation, entre autres activités».

Trois Américains et un Canadien à bord

Pour réaliser cette prouesse, la NASA a fait appel à trois astronautes américains et un astronaute canadien. Reid Wiseman (assis sur la photo) sera le commandant de cette mission.

Christina Koch s'apprête à devenir la première femme à aller au delà de l'orbite terrestre © NASA

Victor Glover (à gauche) en sera le pilote. Christina Koch (à droite), présentée en tant que «spécialiste de la mission», sera la seule femme à bord. Enfin, Jeremy Hansen, de l'Agence spatiale canadienne, complète le quatuor avec le même titre : «spécialiste de la mission». Une équipe prête à réaliser un grand pas pour l'Humanité.

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