Alors que la Russie intensifie ses frappes sur le front ukrainien à l'aide de drones, une entreprise estonienne a développé un missile capable de les contrer. Une arme aux caractéristiques plus qu'étonnantes.
En finir avec les attaques massives de drones russes. C'est la volonté de Frankenburg Technologies, fabricant de systèmes de missiles estonien. L'entreprise, spécialisée en défense, a dévoilé le «Mark 1», un missile miniature de la taille d'une baguette, rapporte The Telegraph.
Destiné à abattre les fameux drones russes Shahed, largement utilisés sur le front ukrainien, ce nouveau missile étonne par ses caractéristiques : une longueur totale de 65 cm, une portée limitée à 2 km, une ogive de 500 g et une précision actuelle d’environ 56%, que ses concepteurs veulent porter à 90%.
𝗔 𝘀𝗺𝗮𝗹𝗹 𝗰𝗹𝗶𝗽, 𝗮 𝗯𝗶𝗴 𝘀𝘁𝗲𝗽.
𝗘𝗮𝗿𝗹𝘆 𝗽𝗿𝗼𝗼𝗳 𝘁𝗵𝗮𝘁 𝗮𝗳𝗳𝗼𝗿𝗱𝗮𝗯𝗹𝗲 𝗱𝗿𝗼𝗻𝗲 𝗱𝗲𝗳𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗶𝘀 𝗱𝗼𝗮𝗯𝗹𝗲: our European-built Mark I is a fast, lightweight, solid rocket-fuelled missile designed specifically to counter drones. Mass-producible,… pic.twitter.com/k3vM6AR1Eq— Frankenburg Technologies (@FrankenburgTech) June 17, 2025
Cet intercepteur compact est une alternative aux missiles de défense aérienne couteux et peu nombreux, selon le patron de Frankenburg Technology Kusti Selma. «Nous n’hésitons pas à affirmer que nous les fabriquons pour neutraliser les drones russes à longue portée. Et nous ne sommes pas du tout gênés d’affirmer que ce sera la capacité la plus nécessaire dans le monde au cours de cinq à dix prochaines années», a affirmé cet ancien responsable de la défense estonienne.
Un missile à faible coût
Une alternative à faible coût qui avoisinerait les 50.000 dollars (environ 43.000 euros) l'unité. C'est dix fois inférieur aux missiles déployés actuellement. Le 9 septembre dernier, l'OTAN a été contraint d'utiliser des F-16 pour abattre une vingtaine de drones russes Shahed qui avaient franchi la frontière polonaise. Coût de l'opération : 550.000 euros. Pire, la moitié avait été inefficace.
Conçu sans liaison de données permanente avec une unité de contrôle pour limiter la vulnérabilité au brouillage, le Mark 1 est également guidé par intelligence artificielle. Selon The Telegraph, des usines de production de Mark 1 sont déjà opérationnelles dans deux pays membres de l’OTAN, avec pour ambition de fabriquer des centaines d’unités par jour.