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Honduras : pourquoi l'élection présidentielle s'annonce sous haute tension ce dimanche

Xiomara Castro, présidente du Honduras depuis 2022, quittera son poste à l’issue du scrutin de dimanche. [REUTERS/Raquel Cunha]

Dimanche, les électeurs du Honduras sont appelés à désigner, parmi cinq candidats, le successeur de Xiomara Castro, présidente du pays depuis 2022. Les trois candidats donnés favoris sont au coude-à-coude dans les sondages. Un choix qui s'inscrit dans des tensions avec les Etats-Unis.

Près de 6,5 millions de Honduriens vont élire ce dimanche leur prochain président, ainsi que 128 députés et des centaines de maires, pour les quatre prochaines années. Pour ce scrutin présidentiel à un tour, trois candidats font la course en tête des sondages. 

L'avocate Rixi Moncada, candidate du parti de gauche Liberté et Refondation (Libre), est l'héritière du projet de gauche porté par l'ancien président Manuel Zelaya renversé en 2009 et son épouse, l'actuelle présidente Xiomara Castro. Dans le gouvernement de Xiomara Castro, Rixi Moncada a été ministre des Finances et de la Défense, et ministre du Travail dans celui de Zelaya.

Elle affrontera la star du petit écran Salvador Nasralla du Parti libéral (PL). Ancien présentateur de concours de beauté de 72 ans, il est pour la troisième fois candidat à la présidence. Admirateur du président argentin Javier Milei et de celui du Salvador, Nayib Bukele, il a été membre du gouvernement Castro, à un poste équivalent à celui de vice-président. Le dernier favori du scrutin est l'entrepreneur et ancien maire de la capitale Tegucigalpa Nasry Asfura du Parti national. Il mène sa seconde campagne présidentielle, après avoir échoué en 2021 face à la présidente sortante. 

Suspicions de fraude

Le scrutin aura lieu dans un contexte de fortes tensions politiques sur fond d'accusations de fraude.  Rixi Moncada reproche à ses rivaux de droite d'être les «marionnettes de l'oligarchie putschiste». Salvador Nasralla et Nasry Asfura la qualifient de «communiste» alliée du Venezuela et de Cuba. La droite et la gauche s'accusent mutuellement de préparer une fraude, dans un pays dépourvu d'arbitre indépendant, les trois principaux partis se partageant le pouvoir au sein du conseil et du tribunal électoraux.

Donald Trump s'invite dans la campagne

C’est dans ce climat tendu que Donald Trump a fait irruption dans la campagne électorale en appelant à voter pour le candidat de droite Nasry Asfura. Non content d'apporter son soutien au candidat du Parti national qualifié de «seul vrai ami de la liberté», le président américain a assuré qu'il «ne pourrait pas travailler» avec Rixi Moncada et «les communistes». Il a ajouté sur son réseau Truth Social qu'il ne faisait pas confiance au 3e prétendant sérieux, le présentateur de télévision Salvador Nasralla (droite), âgé de 72 ans. 

Les bureaux de vote ouvriront dimanche à 7h locales (14h en France) et fermeront dix heures plus tard, soit minuit en France. Le Conseil national électoral prévoit de dévoiler des résultats préliminaires dans la soirée.

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