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«Prix Israël» : qu’est-ce que cette distinction que Benjamin Netanyahou veut décerner à Donald Trump en 2026 ?

Benjamin Netanyahou annonçant l’attribution du Prix Israël à Donald Trump. [© JOE RAEDLE / AFP ]

L'an prochain, le Prix Israël, plus haute distinction civile de l’État hébreu, doit être attribué pour la première fois à un non-Israélien. Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a annoncé que Donald Trump recevrait ce prix en 2026, saluant son soutien à Israël et son action dans la région.

C’est une décision remarquée. Pour la première fois depuis sa création, le Prix Israël, plus haute distinction civile de l’État hébreu, sera officiellement attribué à un non-Israélien. 

Le lauréat désigné est Donald Trump, a annoncé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, lors d’une conférence de presse organisée en Floride.

La remise du prix est prévue en 2026, à l’occasion d’une cérémonie traditionnellement organisée la veille de la fête nationale israélienne, le Yom Ha’atzmaout, le 21 avril prochain.

Donald Trump, visiblement surpris par l’annonce, s’est dit «très touché» et a laissé entendre qu’il pourrait se rendre en Israël pour l’événement.

une «contribution spéciale au peuple juif»

Créé en 1953 par le ministre de l’Éducation Ben-Zion Dinur, le Prix Israël récompense l’excellence dans les sciences exactes et sociales, les arts, la culture ou les études juives. Longtemps réservé aux citoyens israéliens ou à des personnalités ayant vécu en Israël, il peut aujourd'hui être attribué à des ressortissants étrangers. Cette évolution fait suite à un ajustement réglementaire adopté à l’été dernier, permettant de distinguer des personnalités ayant apporté une «contribution spéciale au peuple juif».

Selon Benjamin Netanyahou, Donald Trump est récompensé pour son soutien à Israël, notamment la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l’État hébreu, le transfert de l’ambassade américaine, ainsi que son appui dans le combat contre le Hamas à Gaza. Le ministre israélien de l’Éducation, Yoav Kisch, a évoqué une «contribution extraordinaire et durable au peuple juif, en Israël et dans le monde».

Les critères d’attribution ont également été précisés ces derniers mois. Une personne ayant agi contre Israël sur la scène internationale ne peut recevoir le prix, sauf si elle a cessé ces actions ou exprimé publiquement des regrets. Ces règles font suite à la controverse autour de la sociologue franco-israélienne Eva Illouz, initialement pressentie pour le prix 2025 avant d’en être écartée en raison de prises de position critiques envers Israël, rapporte le Parisien

Les personnalités étrangères honorées par le Prix Israël sont extrêmement rares. Le chef d’orchestre indien Zubin Mehta, récompensé en 1991 pour son engagement à la tête de l’Orchestre philharmonique d’Israël, n’avait pas reçu le prix dans son format traditionnel : il s’agissait alors d’une distinction exceptionnelle, accordée en marge du cadre habituel. Donald Trump deviendrait ainsi le premier non-Israélien à obtenir le Prix Israël dans sa forme officielle.

Cette reconnaissance intervient alors que le président américain revendique un rôle diplomatique majeur sur plusieurs dossiers internationaux et estime que ses initiatives pourraient, à terme, être saluées par une récompense internationale pour la paix.

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