Le domaine skiable de Crans-Montana (Suisse), dont la renommée internationale attire par moments jusqu’à 30.000 personnes, a été le théâtre d’un important incendie qui s’est déclenché lors de la nuit du Nouvel An dans le bar «Le Constellation», faisant une dizaine de morts et une quarantaine de blessés, selon un bilan provisoire.
Un drame en ce premier jour de l’année 2026. Un incendie a ravagé le bar «Le Constellation», situé dans le domaine skiable de Crans-Montana (Suisse), lors de la nuit du Nouvel An entre ce mercredi et ce jeudi.
La police du canton du Valais a annoncé craindre que «plusieurs dizaines de personnes» aient péri dans les flammes, tout en estimant le nombre de blessés à une centaine selon un bilan provisoire. Le ministère italien des Affaires étrangères a indiqué que, selon des informations de la police suisse, une quarantaine de personnes étaient décédées, mais les autorités du canton estiment qu'il est trop tôt pour fournir un bilan exact.
BREAKING:
Many killed and wounded in an explosion at a bar in the Swiss ski resort town of Crans-Montana pic.twitter.com/kkGaaPRcRR— Visegrád 24 (@visegrad24) January 1, 2026
«Plusieurs dizaines de personnes sont présumées décédées», a ensuite annoncé lors d'une conférence de presse en milieu de matinée le chef de la police cantonale, Frédéric Gisler. «A l'heure où je vous parle, tous les blessés ont pu être pris en charge», a précisé ce dernier, ajoutant que la plupart étaient grièvement atteints.
Au moins deux Français figurent parmi les blessés, a indiqué jeudi le ministère français des Affaires étrangères. «Ils ont été immédiatement pris en charge par les services de secours», a indiqué cette même source, précisant rester en contact «avec les autorités suisses au cas où d'autres ressortissants seraient concernés».
La piste des engins pyrotechniques privilégiée
Alors que les causes de l’incendie n’ont pas été officiellement communiquées pour le moment, plusieurs témoins cités par des médias suisses ont mis en cause des engins pyrotechniques.
🔴🇨🇭 FLASH INFO - Une vidéo capture le départ de l’incendie au bar « Le Constellation » à Crans-Montana (VS), alors que le plafond s’embrase.#Suisse#CransMontana#Incendie
pic.twitter.com/f6IL9NYuyK— Media Express (@media_express_e) January 1, 2026
Selon le témoignage, rapporté par 24 Heures, d'un jeune homme qui se trouvait à l'intérieur du bar, «des engins pyrotechniques installés sur des bouteilles commandées par des clients dans la boîte de nuit auraient déclenché un incendie du plafond», lequel «se serait embrasé très rapidement», déclenchant la panique.
Le Constellation peut accueillir 300 personnes à l'intérieur et 40 en terrasse, selon le site internet de la station de Crans-Montana. Situé au rez-de-chaussée d'un immeuble, il dispose d'un sous-sol où sont organisées des soirées et événements, selon le quotidien suisse 24 Heures.
Un domaine skiable réputé sur le plan international
Les autorités locales ont fait part de leur crainte que des étrangers fassent partie des victimes en raison de la renommée internationale de la station de Crans-Montana.
Culminant entre 1.500 et 3.000 mètres d’altitude, le domaine skiable de Crans-Montana offre un immense panorama avec ses 140 kilomètres de pistes skiables pour tous les niveaux.
Le site internet de la station rappelle que «chaque année, les meilleurs athlètes s’affrontent sur le domaine skiable lors d’épreuves de la Coupe du monde de ski alpin». A ce titre, Crans-Montana accueillera l’an prochain les championnats du monde FIS de ski alpin.
Une affluence qui peut tripler en haute saison
Alors que la commune de Crans-Montana totalise près de 10.000 habitants, son domaine skiable peut attirer plus du triple de personnes en haute-saison, à savoir lors de vacances scolaires ou d’événements internationaux.
Outre son domaine skiable particulièrement attractif, la station s’appuie sur un complexe hôtelier prestigieux permettant d’accueillir un grand flux de touristes lors des pics d’activité.
Sur l’année, la station a enregistré environ 929.000 nuitées totales dans des hébergements structurés, selon des informations recueillies par notre journaliste économie Eric De Riedmatten.