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Chasse aux loups : quel est ce pays européen qui va la réintroduire en 2026 ?

La Finlande ne fait pas partie des 8 pays où l'on compte au moins 1.000 loups, en Europe. [©Olivier MORIN/AFP]

Alors que la population totale de loups a augmenté ces dernières années en Europe, un pays a décidé de réintroduire la chasse à leur encontre en 2026. Une première depuis 1973.

Les loups à nouveau dans le viseur de certains pays européens. En Finlande, où l'on compte pas moins de 430 loups, le gouvernement a décidé de réautoriser la chasse, selon certains quotas.

Le pays scandinave a autorisé cette pratique de la chasse afin de limiter la population croissante de ces animaux en pleine progression démographique. 

Il s'agit d'une première pour le pays depuis 1973, date à partir de laquelle la protection des loups était devenue une priorité.

Une population invasive : une hausse de 46% en seulement une année

Plusieurs amendements à la loi finlandaise ont donc permis ces nouvelles mesures, qui permettent aux chasseurs de pratiquer selon différents quotas régionaux fixés par le ministère finlandais de l'Agriculture et des Forêts. La période de chasse définie court jusqu'au 10 février 2026.

Grâce à cette décision, le gouvernement finlandais espère prévenir les dangers et les dégâts causés par les loups sauvages, qui se sont multipliés ces dernières années en Finlande. 

Leur but est ainsi d'abaisser le total de 65 spécimens, sur les 430 recensés sur le territoire national. Rien qu'en 2024, la population de ces animaux a progressé de 46%, pour atteindre 430 individus. Le pays songe également à ouvrir la chasse pour les lynx et les ours.

De nombreuses organisations de protection et de défense animale ont réagi à cette décision politique. L'association Eurogroup for animals rappelle notamment que «le loup reste une espèce protégée dans l'Union européenne». Ce faisant, dit-elle encore, «la Finlande ne peut pas autoriser la chasse aux loups sans garanties que cela n'affecte pas la survie de la population dans le pays». 

«En l'espèce, les quotas ne sont pas établis sur des données scientifiques et ne prennent pas en considération la fragilité génétique des populations de loups en Finlande», tient-elle à souligner.

«L'abattage d'un loup devrait toujours être une mesure exceptionnelle»

De son côté, Francisco Sánchez Molina, responsable des campagnes internationales du groupe d'action pour les loups de l'Association finlandaise pour la nature déplore qu'«en cette période de crise pour la nature, la Finlande devrait être un modèle en matière de protection des espèces menacées, dans le respect de la loi, au lieu de chercher des "failles" juridiques pour faciliter l'abattage de ces animaux». 

«La chasse au loup par quotas n'est pas une mesure qui favorise la tolérance ou la coexistence avec les loups, bien au contraire. Il est possible de prévenir les conflits avec les grands carnivores, comme l'ont démontré de nombreux pays européens abritant des populations de loups bien plus importantes, grâce à la mise en œuvre efficace de mesures préventives», compare-t-il.

En Europe, d'autres pays abritent en effet de larges populations de loups. En France, en Allemagne, en Grèce, en Italie, en Espagne, en Pologne, en Roumanie, ou encore en Bulgarie, on compte plus de 1.000 loups.

En définitive, pour Francisco Sánchez Molina, «l'abattage d'un loup devrait toujours être une mesure exceptionnelle et de dernier recours».

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