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Groenland : «Quelle que soit la forme des intimidations, nous avons engagé un travail pour nous préparer à riposter», avertit Jean-Noël Barrot

Face à ces marques d'intimidation, nous voulons agir, mais agir avec nos partenaires européens», a-t-il déclaré. [JULIEN DE ROSA / AFP]

Les membres de l'Union européenne se tiennent prêt à «riposter» à toutes les intimidations lancées par les Etats-Unis, a déclaré ce mercredi 7 janvier le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. 

Les relations se tendent entre l'Union européenne et les Etats-Unis. Alors que Donald Trump se vante de la capture de Nicolás Maduro, président du Venezuela, et lance des menaces et intimidations à l'égard d'autres nations, en particulier d'Amérique du Sud, Jean-Noël Barrot a affirmé que l'UE ne se laisserait pas faire.

«Quelle que soit la forme des intimidations et quelle que soit leur provenance, nous avons engagé un travail [...] au Quai d'Orsay, pour nous préparer à riposter, à répondre et à ne pas répondre seul», a déclaré le ministre des Affaires étrangères sur France Inter. Ce travail aboutira «dans les prochains jours» à un plan qui sera partagé avec les principaux partenaires de la France, selon ses propos. 

Jean-Noël Barrot a rappelé qu'en plus d'une menace d'annexion du Groenland, les Etats-Unis avaient récemment prononcé des sanctions économiques contre des personnalités européennes, dont l'ancien commissaire Thierry Breton, interdit de se rendre sur le territoire des Etats-Unis.

L'intervention militaire pour annexer le Groenland écartée

«Face à ces marques d'intimidation, nous voulons agir, mais agir avec nos partenaires européens», a-t-il continué. De ce fait, une réunion se tiendra ce mercredi avec ses homologues allemand et polonais. 

Donald Trump et les Etats-Unis resteraient «très attachés à l'alliance transatlantique, à l'OTAN», a estimé le ministre, avant d'évoquer une conversation qu'il a eue avec Marco Rubio, secrétaire d'Etat américain, qui lui a assuré que Washington écartait une option militaire quant à l'acquisition du Groenland. «Il a écarté qu'on puisse imaginer que se produise au Groenland ce qui vient de se produire au Venezuela», a-t-il confié. 

Pour rappel, Karoline Leavitt, porte-parole de Donald Trump, avait déclaré cette nuit que le président des Etats-Unis envisageait «plusieurs options» pour acquérir le Groenland, y compris «utiliser l'armée». 

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