Un Américain a fait appel à une équipe spécialisée pour déloger un ours noir qui s'était installé sous sa maison. L'animal a vécu là durant 37 jours.
Certains colocataires sont pour le moins encombrants. Aux Etats-Unis, un habitant d'Altadena, Ken Johnson, a dû cohabiter pendant 37 jours avec un énorme ours noir installé dans le vide sanitaire sous sa maison. Il a finalement été délogé... à l'aide de fusils de paintball.
Auprès du New York Post, Ken Johnson a expliqué avoir fait appel à un groupe spécialisé dans les extractions d'ours : The Bear League. L'équipe a tiré des billes remplies d'huile végétale, et non de peinture, dans le vide sanitaire pour forcer l'animal de 250kg a sortir.
Ils ont continué à le viser, notamment au niveau de la croupe, jusqu'à ce qu'il s'éloigne pour de bon. D'après Ann Bryant, la fondatrice et directrice générale de The Bear League, «l'ours a disparu en 20 minutes».
Giant bear living under LA man’s house finally leaves after 37 days — thanks to this bizarre method https://t.co/pzVicnYoh9pic.twitter.com/tgn54oVOBp
— New York Post (@nypost) January 8, 2026
Facétieux, l'animal a toutefois tenté de revenir le lendemain, pour se réinstaller dans sa tanière. Heureusement, l'équipe avait prévu cette éventualité et recouvert le vide sanitaire de contreplaqué et de sacs de sable, installant également un tapis électrique. Dissuasive, la légère décharge reçue a fait fuir l'animal qui s'est «éloigné dans l'obscurité».
Une intervention efficace donc, qui contraste avec les précédentes tentatives infructueuses. Le département californien de la pêche et de la faune sauvage essayait en effet de capturer le plantigrade depuis un mois, sans y parvenir.
Odeurs, dégâts et insomnies
Ni le spray odorant ni le piège rempli de sardines, poulet frit, crevettes, beurre de cacahuète et pommes n'avaient fonctionné. En réalité ces appétissantes denrées avaient bel et bien été dévorées... mais par un autre ours qui rôdait dans le quartier.
Les efforts de Ken Johnson ont finalement payé et cet Américain s'est dit particulièrement soulagé de voir partir ce colocataire indélicat. Sa cohabitation avec l'animal lui a valu des odeurs gênantes, des dégâts sous sa maison ainsi que des insomnies, dues aux bruits que faisait le mammifère.
Peu rancunier, l'homme dit «adorer» l'animal malgré tout, à condition qu'il reste à l'écart. «Nous sommes fait pour coexister, mais pas pour cohabiter», a-t-il déclaré.