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Iran : qui est Reza Pahlavi, figure d'opposition controversée qui veut mener la transition ?

Reza Pahlavi, fils du dernier shah d'Iran, est plébiscité par une partie de la population pour prendre la tête du pays. [Isabel Infantes / REUTERS]

Reza Pahlavi, fils du dernier chah d'Iran, doit s'exprimer ce lundi à la télévision française. Il se dit prêt à mener le pays vers la démocratie, mais sa figure divise.

Depuis les Etats-Unis, où il vit en exil, Reza Pahlavi a les yeux rivés sur l'Iran. Fils du dernier chah renversé par la révolution islamique en 1979, il a ardemment encouragé les manifestations contre la République islamique et tente de s'imposer comme un dirigeant de transition, même s'il divise. Il est l'invité du 20h de Gilles Bouleau, ce lundi 16 février sur TF1.

Né en 1960, Reza Pahlavi, 65 ans, suivait une formation de pilote de l'air aux Etats-Unis lorsque son père a été renversé en 1979. Il a suivi des études de sciences politiques et vit désormais près de Washington, avec son épouse dont il a eu trois filles.

En 2007, sa mère, Farah Diba, dernière impératrice d'Iran, affirmait qu'il «a été élevé pour avoir ce devoir de prendre la suite en tant que prince héritier». Après la mort du chah en Egypte, une cérémonie de couronnement avait d'ailleurs été organisée pour le déclarer souverain, rappelle France 24.

Ce titre n'est évidemment par reconnu par le régime iranien actuel mais Reza Pahlavi, lui, se présente comme le prince à chacune de ses apparitions publiques.

Lors des manifestations massives qui ont secoué l'Iran en janvier, le fils du dernier chah a multiplié les réactions sur les réseaux sociaux, exhortant les manifestants à maintenir la pression, à ériger des barrages routiers ou encore à scander des slogans anti-régime.

Reza Pahlavi avait appelé les forces de sécurité iraniennes à se «dissocier» de la République islamique pour se «rallier à la nation» mais aussi interpellé Donald Trump, lui demandant d'«intervenir pour aider le peuple iranien».

Dimanche, il s'est à nouveau adressé au président américain, réclamant une intervention militaire «urgente» en Iran, pour «sauver des vies et nous aider à mettre fin à ce régime indésirable».

Reza Pahlavi s'est encore une fois présenté comme un potentiel dirigeant de transition, proposant de «galvaniser et d'unifier l'opposition démocratique et laïque, qu'elle soit favorable à une monarchie constitutionnelle ou à une république, afin de pouvoir débattre sainement de ces questions, tout en laissant la majorité des Iraniens décider du futur de l'Iran dans un processus démocratique entièrement transparent et placé sous observation internationale».

«Un plan pour le futur de l'Iran»

Il se dit prêt à revenir dans son pays d'origine pour organiser la transition démocratique et a même conçu «un plan pour le futur de l'Iran», censé éviter «la guerre civile ou le chaos» durant «les cents premiers jours après la chute» de la République islamique.

Lors des soulèvements de janvier, son nom était scandé par une partie des manifestants qui voit en lui l'espoir d'un changement de régime. Mais celui qui se présente comme le prince héritier ne fait pas l'unanimité et le slogan «Ni chah, ni mollah», s'était aussi fait entendre dans les rues de Téhéran.

L'héritage de son père, dictateur impopulaire à la fin de son règne, notamment à cause de la violence exercée par la police politique d'alors, la Savak, ne joue pas en sa faveur. Reza Pahlavi est aussi critiqué pour sa proximité avec Donald Trump et le milieu ultra-conservateur. En 2025, il était par exemple invité à la Conférence d'action politique conservatrice, aux côtés de Javier Milei, Nigel Farage, Giorgia Meloni, Steve Bannon ou encore Elon Musk.

Reza Pahlavi est en outre partisan de renouer les liens entre l'Iran et Israël, ce qui divise. En 2023, il a posé pour une photo au côté du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, lors d'une visite en ce sens. Lorsque l'Etat hébreu a attaqué l'Iran en juin 2025, le fils du dernier chah avait par ailleurs qualifié les bombardements d'«opportunité». Une prise de position qui lui avait été reprochée par certains, sachant que des civils sont morts au cours de cette opération.

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