Le ministre danois des Affaires étrangères Lars Lokke Rasmussen s’est exprimé ce dimanche sur les menaces américaines de surtaxes douanières, émises après les vives oppositions européennes quant au rachat du Groenland par les Etats-Unis. Il a notamment déclaré que le Danemark ne doutait pas du «fort soutien européen» et de sa «nature généreuse».
Il a également affirmé que l’ordre mondial «tel que nous le connaissons» et que «l’avenir» de l’Otan étaient en jeu.
La Norvège, qui n'est pas membre de l'UE mais est l'un des huit pays visés par les menaces de surtaxes douanières brandies par Donald Trump, n'envisage pas de représailles contre les importations américaines "pour le moment", a déclaré dimanche son Premier ministre.
"Je pense qu'il faut bien réfléchir afin d'éviter une guerre commerciale qui s'emballerait dans une spirale infernale. Personne n'y a intérêt", a dit Jonas Gahr Støre à la chaîne de télévision NRK.
"Ce n'est pas quelque chose que nous envisageons pour l'instant, non", a-t-il ajouté, interrogé sur la possibilité de contre-mesures après les menaces de Donald Trump d'imposer des surtaxes douanières contre plusieurs pays européens s'opposant à ses velléités de s'emparer du Groenland.
Emmanuel Macron a annoncé ce dimanche demander l'activation de l'instrument anti-coercition si les menaces de surtaxes douanières brandies par Donald Trump pour s'emparer du Groenland sont mises à exécution. Quel est cet outil comparé à un «bazooka», adopté par l'Union européenne et encore jamais utilisé ?
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Les pays européens visés par la menace de hausse des droits de douanes brandie par le président américain Donald Trump en raison de leur opposition à ses projets concernant le Groenland "resteront unis" dans leur réponse, ont-ils déclaré dimanche dans un communiqué commun.
"Les menaces de surtaxes douanières sapent les relations transatlantiques et risquent de conduire nos pays dans un dangereux engrenage. Nous continuerons à rester unis et coordonnés dans notre réponse. Nous sommes déterminés à défendre notre souveraineté", ont déclaré le Danemark, la Finlande, la France, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège, la Suède et le Royaume-Uni.
Les menaces de Donald Trump d’imposer de nouveaux droits de douane aux pays s’opposant à une annexion du Groenland par les États-Unis constituent «une forme de guerre économique», a dénoncé la ministre déléguée aux Armées française, Alice Rufo.
«On entre dans un domaine qui relève de la coercition de la part des États-Unis, c’est-à-dire au fond la volonté d’imposer une politique par de la rétorsion économique très violente (...), c’est une forme de guerre économique», a déploré la ministre sur France 3, ajoutant que cette surtaxe «est un peu absurde» car «c’est une manière de punir des alliés qui veulent au fond faire ce que les États-Unis veulent, c’est-à-dire plus s’engager dans l’Arctique».
La première ministre italienne Giorgia Meloni a qualifié dimanche d’«erreur» la menace de surtaxes douanières brandie par Donald Trump contre plusieurs pays européens s’opposant à ses velléités de s’emparer du Groenland, ajoutant qu’elle lui avait fait part de son point de vue.
«Je pense qu’imposer de nouvelles sanctions aujourd’hui serait une erreur», a-t-elle déclaré aux journalistes lors d’un déplacement à Séoul, ajoutant : «j’ai parlé à Donald Trump il y a quelques heures et je lui ai dit ce que je pense».
Le président français Emmanuel Macron, qui sera "toute la journée en contact avec ses homologues européens", va demander "l'activation de l'instrument anti-coercition" de l'UE si les menaces de surtaxes douanières brandies par Donald Trump sont mises à exécution, a fait savoir dimanche son entourage.
Cet outil, dont la mise en oeuvre requiert la majorité qualifiée des pays de l'UE, permet, entre autres, le gel de l'accès aux marchés publics européens ou le blocage de certains investissements. Par ailleurs, les menaces commerciales américaines "posent la question de la validité de l’accord" sur les tarifs douaniers conclu entre l'Union européenne et les Etats-Unis en juillet dernier, a relevé un proche du président français.
Alors que Donald Trump a menacé huit pays, dont la France, de surtaxes douanières face à leur opposition à ses velléités de s'emparer du Groenland Annie Genevard a estimé ce dimanche sur CNEWS que le président américain avait «beaucoup à y perdre aussi». pic.twitter.com/p7HwtOFf66
— CNEWS (@CNEWS) January 18, 2026
Les menaces proférées par Donald Trump à l’encontre de la souveraineté d’un État, a fortiori européen, ne sont pas acceptables.
Le chantage commercial n’est pas davantage tolérable. Nous appelons l’Union européenne à suspendre l’accord conclu en juillet dernier, que nous avions…— Jordan Bardella (@J_Bardella) January 17, 2026
Une réunion d’urgence des ambassadeurs de l’UE est prévue dans la journée à Bruxelles tandis que le président français Emmanuel Macron devrait s’entretenir dans les heures à venir avec ses homologues européens au sujet de cette crise inédite entre membres de l’Otan.
La France est attachée à la souveraineté et à l’indépendance des Nations, en Europe comme ailleurs. Cela préside à nos choix. Cela fonde notre attachement aux Nations unies et à notre Charte.
C’est à ce titre que nous soutenons et continuerons de soutenir l’Ukraine,…— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) January 17, 2026
"Le Danemark, la Norvège, la Suède, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande se sont rendus au Groenland dans un but inconnu(...) Ces pays, qui se livrent à ce jeu très dangereux, ont pris un risque inacceptable", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social, en référence à l'envoi de militaires européens sur place.
"Après des siècles, il est temps pour le Danemark de le rendre - la paix mondiale est en jeu!", a-t-il encore tonné.
Donald Trump attaque les Européens. Dans un message au ton agressif, Donald Trump a accusé huit pays européens alliés de jouer à "un jeu très dangereux" au Groenland, et les a menacés de nouveaux droits de douane de 10% sur toutes les marchandises expédiées aux Etats-Unis à compter du 1ᵉʳ février 2026.