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«Conseil de paix» : Donald Trump fixe à 1 milliard de dollars le prix des sièges permanents

Donald Trump a dévoilé les sept personnes qui siégeront à son «Conseil de paix» pour Gaza. [REUTERS/Kevin Lamarque/File Photo]

D'après la «charte» obtenue ce lundi par l'AFP, les États candidats à un siège permanent au «Conseil de paix» devront s'acquitter de «plus d'un milliard de dollars en espèces».

Alors que samedi 17 janvier, Donald Trump a dévoilé les sept personnes qui siégeront à son «Conseil de paix» pour Gaza, le président américain a annoncé ce lundi avoir fixé le prix des sièges permanents à 1 milliard de dollars.

Les États candidats à un siège permanent au «Conseil de paix» devront s'acquitter de «plus d'un milliard de dollars en espèces», selon la «charte» obtenue lundi par l'AFP. 

Initialement conçue pour superviser la reconstruction de Gaza, l'instance a l'objectif plus large de contribuer à la résolution de conflits armés dans le monde. «Le Conseil de paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits», peut-on lire dans le préambule du document envoyé aux pays invités à y siéger. 

D'importants pouvoirs pour Donald Trump

«Premier président du Conseil de paix», Donald Trump a de très vastes pouvoirs. Le président américain est le seul habilité à «inviter» d'autres chefs d'État et de gouvernement à l'intégrer, il peut également révoquer leur participation, sauf en cas de «veto par une majorité des deux tiers des Etats membres», et a un droit de regard sur tous les votes. 

«Chaque État membre exerce un mandat d'une durée maximale de trois ans à compter de l'entrée en vigueur de la présente charte, renouvelable par le président. Ce mandat de trois ans ne s'applique pas aux États membres qui versent plus d'un milliard de dollars en espèces au Conseil de paix au cours de la première année suivant l'entrée en vigueur de la Charte», ajoute le projet, sans plus de précisions. 

Plusieurs pays ou dirigeants ont annoncé avoir été invités à rejoindre le «Conseil» du président américain, sans nécessairement dévoiler leur intention d'y répondre positivement ou pas. Parmi eux, la France, qui a rappelé lundi son «attachement à la Charte des Nations unies», «clé de voûte d'un multilatéralisme efficace», selon Paris. 

De son côté, le Kremlin a indiqué que le président russe Vladimir Poutine avait «reçu une invitation» par «des voies diplomatiques». D'autres dirigeants étrangers, dont le président argentin Javier Milei ou le Premier ministre hongrois Viktor Orban, proches de Trump, ont eux aussi annoncé avoir été invités.

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