«On ne peut pas faire confiance à l'Iran», dit Benjamin Netanyahou à l'émissaire américain Steve Witkoff, dans un communiqué.
Plus de 50.000 personnes ont été arrêtées en Iran par les autorités, a estimé mardi une ONG, affirmant que la répression se poursuivait dans le pays.
La République islamique a écrasé dans le sang début janvier un vaste mouvement de contestation, qui a éclaté fin décembre et culminé les 8 et 9 janvier.
Les autorités iraniennes reconnaissent la mort de milliers de personnes mais affirment que la grande majorité étaient des forces de sécurité ou des passants tués par des "terroristes" agissant pour le compte des Etats-Unis et d'Israël.
L'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), qui avait fait auparavant état de plus de 42.000 arrestations, a revu mardi son chiffre à la hausse, recensant désormais au moins 50.235 interpellations liés aux manifestations.
Ces arrestations ont visé "un large éventail de citoyens, notamment des étudiants, des écrivains et des enseignants", selon l'organisation établie aux Etats-Unis, qui ajoute que dans certains cas, elles ont été accompagnées de "perquisitions de domiciles et de confiscation d'effets personnels".
Emmanuel Macron : «La responsabilité de l'Iran est d'abord de respecter son peuple, de libérer les prisonniers politiques et ensuite de réengager les discutions sur le nucléaire, sur la stabilité régionale» pic.twitter.com/3UWLKKEqLl
— CNEWS (@CNEWS) February 3, 2026
Le Qatar a affirmé mardi que les efforts diplomatiques se poursuivaient "de manière intense" dans la région en vue de négociations entre l'Iran et les Etats-Unis, auxquelles Téhéran a dit se préparer.
"Les efforts se poursuivent de manière très intense", a déclaré le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, lors d'une conférence de presse à Doha. "Nous travaillons en tandem avec tous nos voisins et les nations amies avec lesquelles nous collaborons actuellement", a-t-il précisé citant la Turquie, l'Égypte, Oman et l'Arabie saoudite.
La priorité de négociations entre les Etats-Unis et l'Iran qui pourraient avoir lieu vendredi à Istanbul doit être de mettre fin à la "répression" en Iran, et le dossier nucléaire doit être traité après, a estimé mardi le ministre français des Affaires étrangères.
"La première des décisions à prendre, c'est évidement de mettre fin à cette répression sanglante, de libérer les prisoniers, de rétablir les communications, de rendre sa liberté au peuple iranien, et puis ensuite de traiter des questions du nucléaire, des missiles, du soutien aux organisations terroristes", a déclaré sur France Télévision Jean-Noël Barrot. fz/clr
L'Iran a besoin de parvenir à un accord avec les Etats-Unis, a affirmé mardi un haut responsable des Emirats arabes unis, alors que des pourparlers sur le programme nucléaire iranien sont attendus entre les deux parties après des menaces d'intervention américaine.
"L'Iran a aujourd'hui besoin de conclure un accord", a déclaré le conseiller du président émirati Anwar Gargash, lors d'une conférence à Dubaï, estimant que le pays avait besoin de "rétablir ses relations avec les États-Unis".
"J'aimerai voir des négociations directes entre l'Iran et les États-Unis aboutir à des accords afin que nous ne soyons plus confrontés à ces problèmes", a-t-il ajouté en référence aux tensions actuelles dans la région.
Le président iranien Masoud Pezeshkian a annoncé mardi avoir mandaté son ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, pour des négociations directes avec les Etats-Unis, "à condition qu'existe un environnement approprié".
"J'ai demandé à mon ministre des Affaires étrangères, à conditions qu'existe un environnement approprié, sans menaces ni demandes déraisonnables, de mener des négociations équitables (...) dans le cadre de nos intérêts nationaux", a-t-il indiqué sur X.
Des discussions entre les Etats-Unis et l'Iran sont susceptibles de se tenir en Turquie le 6 février, a indiqué mardi une source arabe informée du dossier à l'AFP.
"Une rencontre entre des négociateurs américains et de hauts officiels iraniens aura probablement lieu vendredi en Turquie", a dit cette source qui n'a pas souhaité être identifiée, précisant que cette potentielle réunion était organisée "à la suite d'interventions de l'Egypte, du Qatar, de la Turquie et d'Oman".
Donald Trump a répété que sans un accord avec l'Iran, "de mauvaises choses se produiraient probablement" pour la République islamique, qui est sous pression des Etats-Unis après la répression sanglante en janvier d'un vaste mouvement de manifestations contre le coût de la vie.