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Guerre en Ukraine : une Assemblée générale de l’ONU organisée ce mardi à Kiev, sur fond de tensions avec la Hongrie et les États-Unis

Volodomyr Zelensky a déploré vendredi la «pression» américaine sur l'Ukraine en vue d'abandonner le Donbass entièrement. [SPENCER PLATT / Getty Images via AFP]

Une assemblée générale de l’ONU est organisée ce mardi à Kiev (Ukraine), en présence du chef d’État ukrainien Volodymyr Zelensky et de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, sur fond de tensions avec la Hongrie et les Etats-Unis au sujet de la Russie.

Un sommet européen majeur sur le plan diplomatique. Plusieurs chefs d’États européens, ainsi que le président du Conseil européen Antonio Costa et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, se réunissent ce mardi à Kiev (Ukraine) pour assister à l’Assemblée générale de l’ONU.

Ce sommet, qui intervient quatre ans jour pour jour après le début de l’invasion russe, a pour but de permettre d’avancer dans le processus de paix, tout en s’accordant sur d’éventuelles nouvelles sanctions économiques à l’encontre de la Russie.

Depuis le début du conflit, 325.000 soldats russes et entre 100.000 à 140.000 soldats ukrainiens ont été tués, selon le centre de réflexion américain Center for Strategic and International Studies (CSIS). Près de 6 millions d'Ukrainiens sont réfugiés à l'étranger, selon l'ONU.

Volodomyr Zelensky déplore une «pression américaine»

Volodomyr Zelensky a déploré vendredi la «pression» américaine sur l'Ukraine en vue d'abandonner le Donbass entièrement, quelques jours après un nouveau cycle de négociations trilatérales à Genève qui n'a apporté aucun résultat tangible.

«Les Américains et les Russes disent que si vous voulez que la guerre se termine demain, sortez du Donbass», a affirmé le chef d’État ukrainien. Les États-Unis exercent «davantage de pression» sur l'Ukraine, car elle se trouve «dans une position plus difficile (…) On ne peut pas exercer, je l'ai déjà dit, plus de pression sur nous que sur les Russes, parce que ce sont eux les agresseurs», a ajouté ce dernier.

Le bassin minier du Donbass regroupe les régions de Lougansk et Donetsk. Moins de 20 % de cette deuxième région, verrou des défenses ukrainiennes, est toujours sous le contrôle de Kiev.

Jadis allié principal de l'Ukraine, Washington a changé de position depuis le retour de Donald Trump, début 2025. Depuis, les États-Unis ont coupé quasiment toute aide militaire et se présentent désormais comme simple médiateur entre les deux belligérants.

Un véto hongrois sur des sanctions économiques visant Moscou

En raison d'un veto de la Hongrie, les 27 ne sont pas parvenus à adopter un nouveau «paquet» de sanctions contre Moscou, le 20ᵉ depuis l'invasion de l'Ukraine par l'armée russe le 24 février 2022.

Budapest avait annoncé dès ce week-end son intention de bloquer cette adoption, tant qu'elle n'aura pas obtenu la reprise des livraisons de pétrole russe via un oléoduc actuellement endommagé et qui traverse l'Ukraine.

«La Hongrie y opposera son veto. Tant que l'Ukraine n'aura pas repris le transit de pétrole vers la Hongrie et la Slovaquie via l'oléoduc Droujba», a indiqué dimanche le ministre hongrois des Affaires étrangères Péter Szijjártó.

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a assuré, ce week-end, qu'il bloquerait également, pour les mêmes raisons, l'adoption d'un prêt de 90 milliards d'euros en faveur de l'Ukraine, décidé en décembre par les dirigeants de l'UE, Hongrie y compris.

Kaja Kallas déplore «Une décision regrettable»

L'absence d'accord des Vingt-Sept sur de nouvelles sanctions contre la Russie, pour cause de veto hongrois, à la veille du quatrième anniversaire de l'invasion russe de l'Ukraine, est un «revers», a reconnu ce lundi la cheffe de la diplomatie de l'UE, Kaja Kallas.

«C'est un revers et un message que nous ne voulions pas envoyer aujourd'hui, mais le travail continue (…). Il est vraiment regrettable que la décision à laquelle tous les pays sont parvenus au Conseil européen, tous les dirigeants, fasse maintenant l’objet d’un revirement», a-t-elle déclaré à l'issue d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE à Bruxelles.

La Hongrie et la Slovaquie ont aussi accusé l'Ukraine d'empêcher la réouverture de l'oléoduc Droujba qui, selon Kiev, a été endommagé par des frappes russes. La Slovaquie a affirmé que cet oléoduc a été réparé mais que Kiev continue à le maintenir fermé pour faire pression sur Bratislava, dont le gouvernement est réticent à une adhésion trop rapide de l'Ukraine à l'UE, et sur la Hongrie, qui bloque le processus d'adhésion en cours de discussion à Bruxelles.

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