Un nouveau cycle de pourparlers entre les représentants de l’Iran et ceux des Etats-Unis est prévu ce jeudi à Genève (Suisse) avec en ligne rouge l’épineux sujet du programme nucléaire iranien.
Un enjeu majeur sur le plan de la diplomatie internationale. Un nouveau cycle de pourparlers autour du programme nucléaire iranien est organisé jeudi à Genève (Suisse) entre les Etats-Unis et l’Iran autour du programme nucléaire iranien, au coeur des différends entre les deux pays ennemis.
Les deux pays ont renoué le dialogue le 6 février dernier dans la capitale omanaise de Mascate pour tenter de trouver un accord sur le sujet. Depuis cette date, deux autres sessions de discussions indirectes, via la médiation du sultanat d'Oman, avaient déjà été organisées.
Leurs précédents pourparlers avaient été stoppés net par la guerre de 12 jours déclenchée en juin par une attaque israélienne, à laquelle Washington s'était joint en bombardant des sites nucléaires iraniens.
L’Iran poursuit ses «sinistres ambitions nucléaires», selon Donald Trump
Le dirigeant américain a accusé mardi soir l'Iran d'avoir «développé des missiles qui peuvent menacer l'Europe et nos bases» militaires et de chercher à en concevoir des plus puissants encore, capables «d'atteindre bientôt les Etats-Unis».
«Ils (...) poursuivent à l'heure actuelle leurs sinistres ambitions nucléaires», a fustigé le président américain, qui tente d'arracher un accord garantissant notamment que l'Iran ne se dote pas de l'arme atomique.
Téhéran se défend d'ambitions militaires, mais insiste sur son droit au nucléaire civil, en vertu du Traité de non-prolifération (TNP) dont il est signataire.
En cas d'échec de la diplomatie, les Etats-Unis ont menacé de frappes et ont d'ores et déjà déployé un dispositif militaire massif dans la région du Golfe.
12 pétroliers iraniens placés sur liste noire des Etats-Unis
Le service chargé des sanctions économiques au sein du ministère américain des Finances a placé mercredi sur sa liste noire quatre personnes, toutes de nationalité iranienne, des sociétés et douze navires.
Selon un communiqué, ces pétroliers font partie de la «flotte fantôme» qui permet à Téhéran de contourner l'embargo américain sur ses exportations de brut et ainsi de «financer la répression interne, les groupes terroristes qui lui sont affiliés et ses programmes d'armement».