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Guerre en Iran : tout savoir sur le drone kamikaze Shahed-136B, capable de parcourir plus de 4.000 km

Les drones Shahed sont programmés avec les coordonnées GPS de leur cible [Sergei SUPINSKY / AFP]

Dans sa riposte aux frappes israélo-américaines, l'Iran mise beaucoup sur les drones. Le pays a notamment conçu des modèles dits «kamikazes», à l'image du Shahed-136B.

Une arme destructrice, autonome et très peu chère. Version améliorée du Shahed-136, le drone Shahed-136B dispose de davantage de fonctionnalités et d'un rayon d'action de plus de 4.000 km. De conception iranienne, cet engin dit «kamikaze» est massivement utilisé ces derniers jours par Téhéran, dans sa riposte aux frappes israélo-américaines.

Depuis 2022, la Russie déploie les Shahed-136 ainsi que les Shahed-131, une génération antérieure, plus petite, plus légère, et dotée de charges explosives moins puissantes. Malgré quelques défauts de fabrication, leur faible coût compense rapidement les inconvénients.

Le Shahed-136, prédécesseur du 136B, mesure 3,5 mètres de long et 2,5 mètres de large. Contrairement aux drones télécommandés pour cibler des objectifs mobiles, celui-ci est programmé avec les coordonnées GPS atteignant une cible qui est nécessairement fixe à quelques centaines de kilomètres. Il traverse le ciel à basse vitesse et altitude.

Plus de 1.000 drones lancés

Ces drones kamikazes iraniens se distinguent facilement par leur forme, leurs stabilisateurs aux extrémités, et le bruit du moteur, audible de loin. Ce son distinctif leur a valu le surnom de «cyclomoteurs du ciel», en raison de leur manque total de discrétion. Un point possiblement amélioré par la version Shahed-136B.

Ces quatre derniers jours, l'Iran a multiplié les frappes de drones à longue portée, notamment contre les pays du Golfe. Téhéran en a lancé plus de 1.000, essentiellement des Shahed-136.

Cet engin, fourni par l'Iran à la Russie, qui le produit désormais par milliers sous le nom de Geran-2 dans sa guerre contre l'Ukraine, est incomparablement moins cher que les missiles tirés pour les intercepter.

Les pays du Golfe ne sont pas équipés pour faire face efficacement à ce genre d'attaques à bas coût, visant à épuiser les ressources de l'adversaire. L'Iran tente ainsi de mettre la pression sur ces nations, afin d'obtenir la fin de la guerre auprès des Etats-Unis.

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