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Liban : ce que l'on sait de l'opération commando israélienne qui a fait 41 morts

Les forces spéciales israéliennes n’ont pas été en mesure de localiser les restes de l’aviateur israélien Ron Arad. [REUTERS/ Mohammad Yassine]

Les forces spéciales israéliennes ont mené une opération commando dans l’est du Liban pour retrouver les restes d’un aviateur israélien, capturé en 1986 par des groupes chiites. Les affrontements ont coûté la vie à 41 personnes, selon un bilan du ministère de la Santé libanais

Immeubles effondrés, toits arrachés, munitions éparpillés au sol… Les cicatrices du village de Nabi Chit témoignent de la violence des combats qui ont eu lieu dans cette localité iranienne, située dans la vallée de la Bekaa, à l’est du pays. 

Dans la nuit du 6 au 7 mars une opération des forces spéciales israéliennes a en effet été menée dans ce bastion du Hezbollah pro-iranien, dans l’objectif de retrouver les restes d’un aviateur israélien, Ron Arad. Ce dernier avait été capturé au Liban il y a plus de 40 ans, au cours de la guerre civile qui a déchiré le pays de 1975 à 1990.

L’opération a fait 41 morts, dont trois soldats, et 40 blessés, a annoncé le ministère de la Santé libanais. «Le prix à payer est terrible : infrastructures détruites et le sang de nos enfants», a déclaré le maire de Nabi Chit, Hani Moussaoui. «Nous étions préparés et avons évacué les enfants», a-t-il indiqué. Israël avait en effet émis un avertissement dans la journée du vendredi. Celui-ci concernait trois villages, dont celui de Nabi Chit. 

Pas de victime côté israélien 

L’opération n’a fait «aucune victime» côté israélien, a indiqué Tsahal dans un communiqué. L’armée israélienne a toutefois précisé que les recherches ont été infructueuses puisqu’aucun «reste ou objet lié à Ron Arad» n’a été retrouvé. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, s’est également exprimé sur la situation, ce samedi 7 mars. «Nous poursuivons cette mission sans relâche depuis de nombreuses années», a-t-il déclaré, reconnaissant que l'opération «n'a pas permis d'obtenir les résultats escomptés». 

De son côté, le Hezbollah a confirmé avoir combattu l'armée israélienne dans la plaine de la Bekaa, située près de la frontière avec la Syrie. Le mouvement chiite a indiqué que ses combattants ont «observé l'infiltration de quatre hélicoptères» israéliens en provenance de Syrie, dans la soirée de vendredi. Un groupe de combattants a alors «engagé» le combat au niveau d'un cimetière de Nabi Chit, a affirmé le Hezbollah. 

Un devoir national

Pour rappel, Ron Arad avait été capturé par des groupes chiites pendant la guerre civile libanaise. En 1986, cet officier de l’armée de l’air s’était éjecté de son appareil, abattu au-dessus du Liban, au cours d'une mission contre l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). 

Ron Arad est aujourd’hui présumé mort, ses restes n'ayant jamais été restitués. Son sort continue toutefois de préoccuper Israël. Le rapatriement des soldats disparus ou capturés est en effet considéré comme un devoir national pour l’État hébreu. «L'engagement de l’État d'Israël et le mien à mener à bien toutes nos missions concernant les prisonniers de guerre et les disparus sont absolus et inébranlables», a ainsi assuré Benjamin Netanyahou, ce samedi 7 mars. 
 

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