Alors que la Corée du Nord avait fermé ses frontières en intégralité depuis la crise du Covid-19, ce jeudi 12 mars, et pour la première fois depuis six ans, un train de passagers a quitté la Chine pour rejoindre la capitale nord-coréenne.
Un symbole de réouverture. Après six ans d’interruption, les trains de passagers ont repris leur circulation entre la Chine et la Corée du Nord ce jeudi 12 mars avec un premier train qui a quitté Dandong, ville chinoise frontalière, selon des agences de voyages et points de vente de billets contactés par l’AFP.
Le train K27, en question, qui doit parcourir le trajet en 24 heures et 41 minutes, devrait arriver à Pyongyang vendredi soir, selon les informations publiées par l’autorité ferroviaire chinoise.
Dans le même temps, un autre départ est prévu depuis Pékin vers Pyongyang dans l’après-midi. Les trains internationaux entre les deux capitales doivent circuler dans les deux sens les lundis, mercredis, jeudis et samedis.
Des trains réservés aux titulaires de visa
Cette reprise, qui intervient après une interruption des liaisons ferroviaires de passagers depuis 2020 en raison de la crise du Covid-19, s’inscrit dans une série d’initiatives visant à renforcer les infrastructures transfrontalières et à relancer les échanges bilatéraux. Malgré des périodes de tensions en raison de la course à l'armement atomique et balistique de Pyongyang, les deux voisins entretiennent d'étroites relations.
Alors que les liaisons aériennes et les trains de marchandises avaient déjà été rétablis entre les deux pays, ces nouveaux trains à destination de la Corée du Nord sont ouverts uniquement aux titulaires d'un visa, mais pour l'heure pas aux simples touristes.
Les Chinois qui travaillent ou étudient en Corée du Nord, et les Nord-Coréens qui travaillent, étudient ou rendent visite à leur famille à l'étranger sont habilités à les prendre.
Le tourisme international n’a pas véritablement repris en Corée du Nord, qui accueillait pourtant des visiteurs avant la pandémie. Seule exception : depuis février 2024, des groupes de touristes russes ont été autorisés à se rendre dans le pays, selon Rowan Beard, cofondateur de Young Pioneer Tours, une agence spécialisée dans les voyages en Corée du Nord.
Pyongyang reste par ailleurs un allié militaire clé de Moscou dans le cadre du conflit en Ukraine.