Le Parlement israélien a adopté lundi soir une loi instaurant «la peine de mort pour les terroristes». Les Etats-Unis respectent cette décision, alors que le Conseil de l'Europe déplore, lui, «un grave recul».
Un texte commenté aux quatre coins du monde. Une proposition de loi «instaurant une proposition de loi pour les terroristes», introduite par des députés d'un parti d'extrême droite membre de la coalition gouvernementale du Premier ministre Benjamin Netanyahou, a été adoptée définitivement par 62 voix contre 48. Benjamin Netanyahou a voté en sa faveur.
La loi avait été dénoncée dimanche par Berlin, Londres, Paris et Rome notamment, qui avaient appelé la Knesset à renoncer à un projet susceptible de «remettre en cause les engagements d'Israël en matière de principes démocratiques». Le Conseil de l'Europe a déploré un «grave recul», une fois la loi adoptée.
A rebours de ces positions, les Etats-Unis disent qu'elles «respectent le droit souverain d'Israël à fixer ses propres lois et sanctions à l'encontre des personnes reconnues coupable de terrorisme», selon la déclaration d'un porte-parole du département d'Etat.
La peine de mort existe en Israël, mais n'a été appliquée qu'à deux reprises : en 1948, peu après la création de l'Etat, contre un capitaine de l'armée accusé de haute trahison et en 1962, lorsque le criminel de guerre nazi Adolf Eichmann a été pendu.