Ces derniers jours, plusieurs attaques en Europe ont été revendiquées par un même groupuscule, le «Mouvement des compagnons de la main droite de l'islam», encore méconnu.
Pays-Bas, France, Angleterre, Belgique... Tous ces pays ont toutes été la cible d'attaques ces derniers jours, en lien avec le groupe «Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiya» (HAYI), que l'on peut traduire par «Mouvement des compagnons de la main droite de l'islam».
La dernière en date remonte à ce vendredi 3 avril, au Pays-Bas, où une explosion s'est déroulée devant les locaux d'une association chrétienne pro-israélienne à Nijkerk. Une série d'attaques similaires qui ont visé en majorité des institutions juives en Belgique et aux Pays-Bas en mars, notamment une école juive et un immeuble de bureaux à Amsterdam, ainsi qu'une synagogue à Rotterdam.
Le groupuscule serait également derrière l'attentat déjoué devant le siège Bank of America à Paris, selon le Parquet national antiterroriste (Pnat). Un jeune majeur et trois adolescents ont été écroués mercredi 1er avril.
un compte telegram inactif depuis 2023
Ce n'est que très récemment que ce groupuscule est apparu, à la suite de la guerre en Iran. «Nous ne savons pas vraiment comment ce groupe a émergé, si ce n’est que c’est probablement en réaction à la guerre menée par Israël et les États-Unis contre l'Iran», a indiqué une analyste de l’International Center for Counter-Terrorism (ICCT), un organisme qui vient de publier une étude sur «l’implication possible de l’Iran dans les récentes attaques en Europe».
Et d'ajouter : «La première vidéo de revendication a été postée sur des canaux Telegram le 9 mars, date de la première attaque en Europe qui leur est attribuée à Liège contre une synagogue». Créé en 2023, ce compte était resté jusque-là inactif.
Téhéran derrière le groupuscule ?
Aussi, le logo du groupe rappelle celui du Hezbollah, mais contrairement aux groupes armés soutenus par l’Iran, «il s’agit d’une Dragunov, c’est-à-dire un fusil de précision russe», alors que c'est une kalachnikov qui apparaît d'habitude.
Selon le Wall Street Journal, les autorités européennes soupçonnent HAYI d'être un groupe fictif créé par l'Iran pour revendiquer des attentats orchestrés par les services de renseignement iraniens, ce qui leur permettrait de nier toute implication et de semer la confusion chez les enquêteurs.