Dans le centre de Londres (Royaume-Uni), plus de 500 manifestants ont été arrêtés, ce samedi, lors d'un rassemblement propalestinien.
Un rassemblement d'ampleur. Ils sont plus de 500 manifestants à avoir été arrêtés samedi, dans le centre de Londres, au cours d'un rassemblement propalestinien, qui visait à demander la levée de l'interdiction du groupe Palestine Action.
Dans un message sur X, la police de la capitale britannique a précisé qu'un total de 523 personnes ont été interpellées, dont l'âge «varie de 18 à 87 ans».
523 people were arrested today for showing support for a proscribed organisation.
The age of those arrested ranges from 18 to 87. That brings the updates today to a close, we are grateful to all the officers involved for their professionalism.— Metropolitan Police (@metpoliceuk) April 11, 2026
Des personnalités publiques parmi les manifestants
Parmi les personnes arrêtées figurait notamment Robert Del Naja, chanteur du groupe britannique Massive Attack, qui a été emmené par trois policiers, selon l'agence Press Association (PA).
À la mi-journée, plusieurs centaines de personnes s'étaient retrouvées à Trafalgar Square pour un rassemblement silencieux, une sorte de sit-in pacifique.
Bataille judiciaire entre Palestine Action et le gouvernement
Si cette manifestation a eu lieu samedi, c'est que Palestine Action est lancé dans une bataille judiciaire contre le gouvernement de Keir Starmer. La raison ? Il a interdit, en juillet 2025, le mouvement après des actes de vandalisme perpétrés par ses militants, notamment sur une base de l'armée de l'air.
En février dernier, la justice britannique a estimé que cette interdiction était «disproportionnée». Mais le gouvernement a fait appel et la mesure reste en vigueur dans l'attente de l'examen de ce recours.
En vertu de cette interdiction, toute expression de soutien à Palestine Action est, pour l'heure, passible d'une sanction allant jusqu'à six mois de prison.
L'appartenance au groupe ou l'organisation d'événements de soutien peuvent, quant à elles, être punies de peines allant jusqu'à 14 ans d'emprisonnement.
Plus de 2.700 personnes ont été arrêtées depuis juillet et plusieurs centaines inculpées, à l'issue de dizaines de manifestations de soutien au groupe interdit, selon l'association Defend Our Juries, qui les organise.