27 millions de péruviens sont appelés aux urnes ce dimanche pour élire leur nouveau président. L’ancien maire de Lima, Rafael Lopez Aliaga, fait figure de favori pour un scrutin qui va voir s’affronter 35 candidats.
«Porky Pig» c’est le surnom peu flatteur qu'ont donné les péruviens à Rafael Lopez Aliaga candidat à l'élection présidentielle prévue ce dimanche. L’homme politique de 65 ans fait partie avec Keiko Fujimori, fille de l'ancien président autocrate Alberto Fujimori (1990-2000), des favoris d’un scrutin qui s’annonce indécis. Maire de Lima depuis 2022, Rafael Lopez Aliaga a démissionné de son poste pour se lancer à la conquête de la présidence du Pérou.
Sympathisant de Donald Trump, admirateur de la politique du président du Salvador Nayib Bukele, celui qui fut également surnommé «Bolsonaro» prône une ligne politique ultra conservatrice : expulsions des migrants en situation irrégulière, jugement des criminels dangereux par des tribunaux militaires, création de prisons isolées dans la jungle.
Tolérance zéro contre le crime organisé c’est ainsi qu’on peut résumer le programme de celui qui est candidat pour la deuxième fois. En 2021, il était arrivé en troisième position.
Candidat de la droite chrétienne
Ingénieur de formation, Rafael Lopez Aliaga a fait fortune dans le transport ferroviaire touristique entre Cusco et le Machu Picchu avant de se lancer en politique. Ce fervent catholique qui se revendique anti-avortement est membre de l'Opus Dei, l’un des courants le plus conservateur de l’Eglise catholique.
S'il est élu dimanche Rafael Lopez Aliaga prendra les rênes d’un pays en proie à une instabilité politique chronique. En dix ans, huit présidents se sont succédé à la tête de l’Etat. Mais c’est surtout un électorat désabusé face à la montée de la criminalité qui s'apprête à voter dimanche sans qu’on puisse prédire l’issue du scrutin.