L'ambassadeur israélien aux Etats-Unis a fustigé mardi le rôle de la France au Liban, affirmant que Paris n'avait rien à faire dans les négociations entre Israël et le Liban.
S'exprimant devant la presse à l'issue de pourparlers directs entre Israël et le Liban à Washington, Yechiel Leiter a affirmé: "Il est certain que nous ne voulons pas voir les Français s'immiscer dans ces négociations".
"Nous aimerions garder les Français aussi loin que possible de pratiquement tout, mais surtout lorsqu'il s'agit de négociations de paix", a poursuivi le représentant israélien, en des termes très peu diplomatiques.
L'ambassadrice du Liban aux Etats-Unis, Nada Hamadeh Moawad, a appelé à un cessez-le-feu lors de pourparlers directs, qualifiés de "constructifs", avec des responsables israéliens mardi à Washington, selon un communiqué.
"La réunion préparatoire a été constructive", a déclaré la diplomate dans le communiqué, ajoutant qu'elle avait "appelé à un cessez-le-feu" et au retour des personnes déplacées dans leurs maisons, en mettant en exergue "la pleine souveraineté de l'Etat sur l'ensemble du territoire libanais.
Israël et le Liban ont accepté mardi d'entamer des négociations directes en vue d'une paix durable à l'issue de "discussions productives" à Washington entre représentants des deux pays, a indiqué la diplomatie américaine.
"Toutes les parties ont convenu d'entamer des négociations directes à une date et en un lieu qui restent à fixer d'un commun accord", selon un communiqué diffusé par le département d'Etat américain.
"Les participants ont eu des discussions productives sur les mesures à prendre pour lancer des négociations directes entre Israël et le Liban", a-t-on ajouté de même source.
L'ambassadeur israélien à Washington a salué mardi un "excellent échange" à l'issue des premiers pourparlers directs avec le Liban depuis des décennies, relevant qu'Israël et le Liban étaient désormais "du même côté".
"Nous avons découvert aujourd’hui que nous sommes du même côté" entre Israël et le Liban, a déclaré à des journalistes Yechiel Leiter en quittant le département d'Etat.
"C'est la chose la plus positive que nous ayons pu retenir de cette rencontre. Nous sommes tous deux unis dans notre volonté de libérer le Liban d'une occupation, d'un pouvoir dominé par l'Iran et appelé le Hezbollah", a-t-il dit.
L'armée israélienne a annoncé mardi que trois combattants du mouvement islamiste Hezbollah s'étaient rendus à ses troupes à Bint Jbeil, dans le sud du Liban, où elle a lancé un assaut, et qu'ils avaient ensuite été transférés en Israël pour y être interrogés.
"Hier (lundi), des soldats de l'armée israélienne ont été engagés dans des combats rapprochés avec une cellule du Hezbollah à Bint Jbeil, dont l'un des combattants appartenait à la force al-Radwan", l'unité d'élite du mouvement allié de Téhéran, indique un communiqué militaire.
"A l'issue des affrontements, trois terroristes ont déposé les armes et se sont rendus aux soldats", poursuit l'armée, qui a ensuite indiqué à l'AFP les avoir emmenés en Israël pour y être interrogés.
Le Hezbollah a revendiqué mardi des attaques simultanées contre 13 localités dans le nord d'Israël, peu après le début des pourparlers directs entre Israël et le Liban à Washington, perçus comme une "occasion historique" par le chef de la diplomatie américaine.
La formation pro-iranienne a indiqué dans un communiqué que ses combattants ont "attaqué" à 18H15 heure locale "Kiryat Shmona, Metula, Misgav Am, Kfar Giladi, Manara, Margaliot, Kfar Blum, Malkiya, Tel Hai, Dishon, Liman, Saar, et Nahariya avec des salves de roquettes simultanées".
Le Hezbollah, grand absent des discussions à Washington, a revendiqué ces attaques près d'un quart d'heure après le début des premiers pourparlers directs entre le Liban et Israël depuis des décennies. L'armée israélienne avait indiqué un peu plus tôt s'attendre à une "intensification" des tirs du mouvement islamiste en direction d'Israël, en parallèle des discussions.
Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a appelé mardi à saisir une "occasion historique" en vue d'une paix durable au Liban au début des premiers pourparlers directs entre Israël et le Liban depuis des décennies.
"C'est une occasion historique. Nous sommes conscients que nous devons faire face à des décennies d'histoire et aux complexités qui nous ont menés à ce moment unique et à la possibilité qui s'offre à nous", a déclaré M. Rubio en recevant les ambassadeurs israélien et libanais au département d'Etat.
"Il s'agit de mettre définitivement fin à 20 ou 30 ans d'influence du Hezbollah dans cette partie du monde", a-t-il ajouté, en disant que les pourparlers de mardi lançaient "un processus qui prendra du temps".
Le président libanais Joseph Aoun a dit espérer mardi que les pourparlers avec Israël à Washington marquent "le début de la fin de la souffrance des Libanais", après plusieurs semaines de guerre entre Israël et le Hezbollah.
"J'espère que la réunion à Washington (...) sera le début de la fin de la souffrance des Libanais en général et des habitants du sud en particulier", a déclaré le dirigeant libanais dans un communiqué, peu avant le début des premiers pourparlers directs entre Israël et le Liban depuis le début de la guerre le 2 mars.
"La stabilité ne sera pas rétablie dans le sud (du Liban) si Israël continue d'y occuper des territoires ", a-t-il dit, en ajoutant: "la seule solution est que l'armée libanaise se redéploie jusqu'aux frontières reconnues par la communauté internationale et soit la seule responsable pour la sécurité de la zone et de ses habitants sans partenariat avec quiconque".
L'armée israélienne a indiqué mardi s'attendre à une "intensification" des tirs du mouvement islamiste pro-iranien Hezbollah en direction d'Israël, au moment où des responsables israéliens et libanais se rencontrent à Washington pour des négociations de paix.
"A la suite d'une évaluation de la situation et compte tenu des derniers développements, une intensification des tirs en provenance du Liban est possible, visant probablement le nord d'Israël", a déclaré l'armée dans un communiqué.
Les forces israéliennes et le Hezbollah sont actuellement engagés dans des combats rapprochés dans le sud du Liban, après que le mouvement chiite a lancé des attaques en réponse aux frappes conjointes menées par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran le 28 février.
Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a accueilli mardi les ambassadeurs israélien et libanais pour de premiers pourparlers directs de paix depuis des décennies.
La rencontre, qui se déroule au département d'Etat américain, inclut l'ambassadeur israélien Yechiel Leiter et libanais Nada Hamadeh Moawad, ainsi que l'ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Michel Issa. Dès avant la rencontre, le Hezbollah pro-iranien, qui n'est pas représenté, avait rejeté la tenue de ces discussions.
Les cours du pétrole accélèrent leur baisse mardi, le marché semblant croire à un apaisement du conflit au Moyen-Orient après des déclarations de Donald Trump interprétées en ce sens et avant des pourparlers entre le Liban et Israël.
Vers 16h15 à Paris, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en mai, tombait de 6,20% à 92,94 dollars, et le prix du baril de Brent, la référence internationale, pour livraison en juin, perdait 3,77% à 95,61 dollars.
Le ministère des Affaires étrangères israélien a affirmé mardi que l'annonce par l'Italie de la suspension du renouvellement de son accord de défense avec Israël n'affecterait pas sa sécurité, a indiqué à l'AFP un porte-parole du ministère.
"Nous n'avons aucun accord de sécurité avec l'Italie. Nous avons un protocole d'accord datant de nombreuses années qui n'a jamais contenu de dispositions substantielles. Cela n'affectera pas la sécurité d'Israël", a affirmé Oren Marmorstein.
La Première ministre italienne Giorgia Meloni a annoncé mardi que son gouvernement allait "suspendre le renouvellement automatique" de l'accord de défense entre l'Italie et Israël.
Le président américain Donald Trump a vivement critiqué mardi la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni pour avoir refusé d'impliquer son pays dans la guerre en Iran, se disant "sous le choc" et déçu de son manque de "courage".
"Est-ce qu'ils (les Italiens, ndlr) apprécient le fait que votre présidente ne nous aide pas à obtenir ce pétrole? Est-ce que ça leur plaît? Je n'arrive pas à l'imaginer. Je suis sous le choc. Je pensais qu'elle avait du courage, mais je me suis trompé", a déclaré Donald Trump dans une interview au quotidien italien Corriere della Sera.
L'économie mondiale va pâtir cette année des conséquences de la guerre au Moyen-Orient, selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI) actualisées mardi, avec une croissance dans l'ensemble limitée à 3,1%, contre 3,3% attendu auparavant.
Les Etats-Unis devraient figurer parmi les pays les moins affectés économiquement par le conflit qu'ils ont déclenché le 28 février. L'institution y attend une croissance de 2,3% en 2026, soit 0,1 point de moins que lors de la précédente projection, au mois de janvier.
Au moins deux navires en provenance de ports iraniens ont traversé le détroit d'Ormuz lundi, en dépit du blocus militaire américain, a indiqué mardi la société de données maritimes Kpler.
Le vraquier battant pavillon libérien Christianna a franchi le détroit après avoir déchargé du maïs dans le port iranien de Bandar Imam Khomeini, passant près de l'île iranienne de Larak vers 16H00 GMT lundi, après l'entrée en vigueur du blocus imposé par Washington à 14H00 GMT, selon cette source. Un deuxième navire, le tanker Elpis, battant pavillon des Comores, se trouvait près de l'île de Larak vers 11H00 GMT et a franchi le détroit vers 16H00 GMT.
Sur X, le président français a indiqué s'être entretenu avec les présidents iranien et américain, les appelant à cette occasion à reprendre les négociations.
Je me suis entretenu hier avec le Président iranien Massoud Pezeshkian, ainsi qu'avec le Président américain Donald Trump.
J’ai appelé à reprendre les négociations interrompues à Islamabad, à clarifier les malentendus, et éviter de nouvelles phases d'escalade.…— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) April 14, 2026
Le chef de la diplomatie israélienne a déclaré mardi que son pays aspirait à "la normalisation" des relations avec le Liban, à quelques heures de pourparlers de paix entre responsables israéliens et libanais prévues à Washington.
"Nous voulons parvenir à la paix et à la normalisation avec l'Etat libanais (...) Il n'y a pas de différends majeurs entre Israël et le Liban. Le problème, c'est le Hezbollah", a affirmé Gideon Saar lors d'une conférence de presse.
La Commission européenne s'est inquiétée mardi de possibles difficultés d'approvisionnement de l'Europe en kérosène dans "un avenir proche", en raison de la guerre au Moyen-Orient.
"A l'heure actuelle", il n'y pas de pénuries de carburant dans l'Union européenne, "mais des difficultés d'approvisionnement pourraient survenir dans un avenir proche, en particulier" pour le kérosène, "principale source de préoccupation", a déclaré une porte-parole de la Commission Anna-Kaisa Itkonen.
Le Pakistan cherche de nouveau à ramener l'Iran et les Etats-Unis à la table des négociations, ont confié mardi deux sources pakistanaises de haut rang à l'AFP, l'une d'elles précisant que des efforts pour prolonger le cessez-le-feu sont en cours.
«Des efforts sont en cours pour ramener les deux parties à la table des négociations. Bien sûr, nous voulons qu’elles reviennent à Islamabad, mais le lieu n’est pas encore déterminé», a déclaré la source, qui a requis l’anonymat.
Samedi, les discussions entre Washington et Téhéran, censées mettre fin à la guerre au-delà d'un cessez-le-feu de deux semaines, ont échoué. Un second responsable, qui a également requis l'anonymat, a déclaré que des discussions étaient toujours possibles avant la fin de la période de cessez-le-feu, la semaine prochaine.
La Russie a doublé ses recettes d'exportations pétrolières au mois de mars, en raison de la guerre au Moyen-Orient.
L'armée israélienne a annoncé mardi la mort d'un soldat «au combat» dans le sud du Liban, où s'affrontent depuis plus d'un mois Israël et le mouvement islamiste Hezbollah soutenu par l'Iran.
«Le sergent-chef Ayal Uriel Bianco, 30 ans, conducteur d'un véhicule de lutte contre les incendies (...) est tombé au combat dans le sud du Liban», ont indiqué les forces armées israéliennes dans un communiqué.