Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a "condamné fermement" samedi l'embuscade qui a coûté la vie à un Casque bleu français au Liban et en a blessé trois autres, selon un communiqué de son porte-parole.
Le secrétaire général "condamne fermement l'attaque", selon le texte, soulignant que selon les premières conclusions de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), les Casques bleus ont "essuyé des tirs d'acteurs non étatiques, présumés appartenir au Hezbollah" chiite pro-iranien.
Israël a annoncé samedi qu'un soldat avait été tué lors d'un incident survenu la veille dans le sud du Liban, où un cessez-le-feu avec le Hezbollah pro-iranien est en vigueur.
Le commandant de réserve Barak Kalfon, 48 ans, est décédé après avoir été blessé vendredi lors d'un incident qui a également fait trois blessés parmi les soldats, a indiqué l'armée dans un communiqué, sans fournir d'autres détails.
La marine des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran, a averti samedi que tout navire qui s'approcherait du stratégique détroit d'Ormuz serait "pris pour cible" par Téhéran.
"Nous avertissons qu'aucun navire, quel qu'il soit, ne doit quitter son mouillage dans le golfe Persique et la mer d'Oman. Toute tentative d'approche du détroit d'Ormuz sera considérée comme une coopération avec l'ennemi et le navire contrevenant sera pris pour cible", selon un communiqué publié sur Sepah News, le site des Gardiens de la Révolution.
Le chef du mouvement libanais pro-iranien Hezbollah, Naïm Qassem, a promis samedi de riposter aux attaques d'Israël au Liban, où une trêve est officiellement en vigueur. "Un cessez-le-feu signifie une cessation complète de toutes les hostilités. Comme nous ne faisons pas confiance à cet ennemi, les combattants de la résistance resteront sur le terrain, le doigt sur la gâchette, et ils répondront aux violations", a déclaré Naïm Qassem d'après un communiqué lu à la télévision, affirmant qu'une trêve ne pouvait être "unilatérale".
Samedi, l'armée israélienne a annoncé avoir établi une "ligne jaune" de démarcation dans le sud du Liban, comme à Gaza, et avoir "éliminé une cellule terroriste" opérant à proximité de ses troupes.
L'armée israélienne a déclaré samedi que son aviation avait "éliminé" une "cellule terroriste" qui opérait à proximité de ses troupes dans le sud du Liban, malgré un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah.
L'armée a éliminé "une cellule terroriste opérant à proximité de soldats (...) dans la zone de défense avancée destinée à prévenir des menaces imminentes contre les communautés du nord d'Israël", a-t-elle indiqué dans un communiqué, sans préciser le nombre de personnes tuées.
Deux des trois Casques bleus français blessés samedi au Liban, dans l'embuscade qui a coûté la vie à un soldat français, sont gravement atteints, selon un communiqué du ministère français des Affaires étrangères.
L'attaque contre les militaires français déployés dans le cadre de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), en plus de coûter la vie au sergent-chef Florian Montorio, "a également fait trois blessés parmi les soldats français dont deux graves", selon le porte-parole du ministère cité dans un communiqué.
L'Iran a reçu de "nouvelles propositions" des Etats-Unis en vue de discussions pour mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient, a indiqué samedi le Conseil suprême de sécurité nationale, ajoutant que les négociateurs iraniens ne feraient "aucun compromis".
"Ces derniers jours, lors de la présence à Téhéran du commandant de l'armée pakistanaise, agissant comme médiateur, les Américains ont présenté de nouvelles propositions. L'Iran les examine actuellement et n'y a pas encore répondu", a déclaré cette instance, citée par l'agence de presse officielle Irna.
Aujourd'hui, le sergent-chef Florian Montorio est mort pour la France dans le cadre de l'opération DAMAN, engagement français au sein de la Force intérimaire des Nations-Unies au Liban.
Pris à partie par des tirs, avec sa patrouille au cours d'une mission d'ouverture… https://t.co/7iSCyDAVfopic.twitter.com/D2NFSRVjgB— Chef d'état-major des armées (@CEMA_FR) April 18, 2026
Le Hezbollah a démenti samedi toute implication dans l'attaque meurtrière contre des Casques bleus français dans le sud du Liban, après que la France a pointé du doigt la formation pro-iranienne.
"Le Hezbollah nie avoir un lien avec l'incident survenu avec la Finul", selon un communiqué. Il a appelé à "faire preuve de prudence (...) avant d’attribuer des responsabilités concernant l’incident, en attendant les résultats de l’enquête de l’armée libanaise". Le président français Emmanuel Macron a estimé que "tout laisse à penser" que le Hezbollah était responsable de l'attaque, la Finul retenant également la même piste.
Donald Trump a assuré samedi que l'Iran ne pouvait "pas faire chanter" les Etats-Unis, après l'annonce par l'Iran de la reprise du blocage du stratégique détroit d'Ormuz.
"Ils voulaient encore fermer le détroit", a déclaré le président américain lors de la signature d'un décret à la Maison Blanche, au sujet des dirigeants de la République. "Ils ne peuvent pas nous faire chanter", a-t-il poursuivi.
Donald Trump a fait état de "très bonnes conversations" en vue d'une cessation durable des hostilités au Moyen-Orient. "Cela se passe en fait très bien et nous en saurons plus d'ici la fin de la journée. Nous parlons avec eux et nous adoptons une position ferme", a-t-il ajouté.
La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a affirmé samedi que des "acteurs non étatiques", vraisemblablement le Hezbollah, étaient derrière l'attaque meurtrière contre des Casques bleus français, à l'issue d'une enquête préliminaire.
"Une première évaluation indique que les tirs provenaient d’acteurs non étatiques (qui seraient le Hezbollah)", a indiqué la Finul dans un communiqué, appelant le gouvernement à "ouvrir rapidement une enquête afin d’identifier et traduire en justice les responsables".
Le Hezbollah a estimé samedi ne pas être concerné par les discussions directes en préparation avec Israël, accusant les autorités libanaises de conduire le pays à «la capitulation».
«Les négociations que mènent l'Etat ne nous concernent pas», a déclaré Mahmoud Qamati, vice-président du bureau politique du Hezbollah, lors d'un point de presse dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement chiite allié de Téhéran.
Rien n'empêche que «l'Etat coordonne avec nous» toute démarche visant à «préserver la souveraineté, mais pas de cette manière qui nous mène vers la capitulation», a-t-il ajouté, jugeant les pourparlers «voués à l'échec».
Le président du Parlement libanais Nabih Berri, allié du mouvement pro-iranien Hezbollah, a condamné samedi l'attaque meurtrière contre des Casques bleus français.
Dans un communiqué, Nabih Berri a dit "condamner l'attaque contre une patrouille du contingent français de la Finul dans le sud du Liban". La France a indiqué que "tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah". Un militaire français a été tué et trois autres blessés.
La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a indiqué que l'attaque qui a coûté la vie à un soldat français au Liban était due à des «acteurs non étatiques». Selon la Finul, cette dernière serait vraisemblablement l'oeuvre du Hezbollah.
«Une première évaluation indique que les tirs provenaient d’acteurs non étatiques (qui seraient le Hezbollah)», a indiqué la Finul dans un communiqué, appelant le gouvernement à «ouvrir rapidement une enquête afin d’identifier et traduire en justice les responsables».
L'Elysée a indiqué que le président de la République s'était entretenu au téléphone avec le Premier ministre libanais. Emmanuel Macron a demandé au Liban de «garantir la sécurité des soldats de la Finul». Une demande qui intervient après qu'un soldat français a été tué et trois autres blessés.
Claude Moniquet réagit à la mort d'un soldat français de la FINUL au Liban : «Il manque à la France une capacité à répondre à ce genre d'agression», dans #MidiNewsWE
Toute l'info est à retrouver sur https://t.co/wCnzQBEzwvpic.twitter.com/YHvnJJWPX7— CNEWS (@CNEWS) April 18, 2026
Le président libanais, Joseph Aoun, a fermement condamné l'attaque contre les Casques bleus français, qui a mené à la mort du sergent-chef Florian Montorio et fait trois autres blessés.
Joseph Aoun a par ailleurs promis de poursuivre les responsables de l'embuscade meurtrière.
La ministre des Armées a apporté des précisions sur la mort du sergent-chef Florian Montorio tué au Liban.
En effet, Catherine Vautrin a indiqué que «le sergent-chef Florian Montorio a été pris dans une embuscade par un groupe armé à très courte distance. Touché immédiatement par un tir direct à l’arme légère, il est relevé sous le feu par ses camarades, qui ne parviennent pas à le réanimer.»
Le sergent-chef Florian Montorio du 17e régiment du génie parachutiste est mort pour la France dans la région de Deir-Kifa au Liban.
Depuis 18 ans, il s’était engagé avec force et détermination à servir son pays, à défendre la paix, à lutter contre le terrorisme, à protéger ses… https://t.co/eWH4kfXjC8— Catherine Vautrin (@CaVautrin) April 18, 2026
Un militaire français a été tué et trois ont été blessés samedi au sud-Liban, lors d'une attaque contre des Casques bleus, a annoncé Emmanuel Macron, déclarant que "tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah".
"La Nation s'incline avec respect et adresse son soutien aux familles de nos soldats et à tous nos militaires engagés pour la paix au Liban. Tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah. La France exige des autorités libanaises qu’elles arrêtent immédiatement les coupables et prennent leurs responsabilités aux côtés de la FINUL", a déclaré le chef de l'Etat français sur X.
Le Sergent-chef Florian Montorio du 17eme régiment du génie parachutiste de Montauban est tombé ce matin au sud-Liban lors d’une attaque contre la FINUL.
Trois de ses frères d’armes sont blessés et ont été évacués.
La Nation s’incline avec respect…— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) April 18, 2026
Des vedettes iraniennes ont tiré samedi sur un pétrolier dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO, après que l'armée iranienne est revenue sur sa promesse de laisser la route ouverte à la navigation.
Le capitaine du pétrolier a signalé avoir été approché à 37 kilomètres au nord-est d'Oman par deux vedettes des Gardiens de la Révolution islamique. Sans aucun avertissement radio, les vedettes "ont ensuite ouvert le feu sur le pétrolier", a indiqué le UK Maritime Trade Operations Centre dans un communiqué en ligne.
La marine iranienne est prête à infliger de "nouvelles défaites" à l'ennemi, selon un message écrit du guide suprême Mojtaba Khamenei publié peu après la décision de Téhéran de verrouiller de nouveau le détroit d'Ormuz face au blocus américain.
"La vaillante marine se tient prête à faire goûter à l'ennemi l'amertume de nouvelles défaites", a-t-il assuré dans une déclaration diffusée sur Telegram, lui qui n'a pas été vu en public depuis sa nomination.
Aucune date n'a encore été fixée en vue d'une deuxième session de négociations entre Washington et Téhéran, a affirmé samedi le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, après l'échec de premières discussions le week-end dernier au Pakistan.
"Nous ne pouvons pas fixer de date tant que nous serons pas entendus sur le cadre", a déclaré Saeed Khatibzadeh, lors d'un forum diplomatique à Antalya (sud de la Turquie).
Au moins huit navires pétroliers et méthaniers ont traversé tôt samedi le détroit d'Ormuz, l'Iran l'ayant déclaré vendredi après-midi ouvert pour la durée du cessez-le-feu, avant d'infléchir sa position samedi, selon des données Kpler de suivi maritime.
Un pétrolier transportant du brut, quatre méthaniers de gaz de pétrole liquéfié, deux navires mixtes transportant pétrole et produits chimiques, et un huitième classé transporteur de "produits pétroliers" ont franchi le détroit tôt samedi, indiquent les données de la société de suivi Kpler.
Les États-Unis "ne peuvent imposer un siège" sur le détroit d'Ormuz, a déclaré samedi le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Saeed Khatibzadeh, après que Téhéran a affirmé avoir de nouveau fermé le détroit en raison du blocus américain.
"Les Américains ne peuvent imposer leur volonté de faire le siège de l'Iran alors même que ce dernier, animé de bonnes intentions, s'efforce de faciliter le passage en toute sécurité à travers le détroit d'Ormuz", a déclaré Saeed Khatibzadeh à des journalistes en marge d'un forum diplomatique à Antalya, dans le sud de la Turquie.
Le chef de la diplomatie égyptienne a dit samedi "travailler sans relâche" au côté du Pakistan pour parvenir à un "accord final" entre les Etats-Unis et l'Iran "dans les tout prochains jours".
"Nous travaillons sans relâche en coopération avec le Pakistan (...) afin de favoriser la désescalade et parvenir à un accord final entre les États-Unis et l'Iran. Nous espérons y parvenir dans les tout prochains jours", a déclaré le ministre, Badr Abdelatty, lors d'un forum diplomatique à Antalya (sud de la Turquie).
L'Iran a annoncé samedi reprendre "le strict contrôle" du détroit d'Ormuz en réaction à la poursuite du blocus américain des ports iraniens, revenant sur sa décision de la veille de rouvrir cette voie maritime essentielle pour le commerce mondial d'hydrocarbures.
L'Iran avait "accepté de bonne foi d'autoriser le passage d'un nombre limité de pétroliers et de navires commerciaux" mais les Américains, violant leur engagement, "continuent de se livrer à des actes de piraterie sous couvert du soi-disant blocus", a dénoncé le commandement des forces armées iraniennes Khatam Al-Anbiya dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat.
Le chef de la diplomatie turque a accusé samedi Israël d'utiliser la guerre au Moyen-Orient comme un prétexte pour "occuper plus de territoires".
"Israël ne cherche pas à assurer sa propre sécurité; Israël veut plus de territoires. La sécurité est utilisée par le gouvernement Netanyahu comme un prétexte pour occuper plus de territoires", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan lors d'un forum diplomatique à Antalya, dans le sud de la Turquie.
L'espace aérien de l'Iran a été partiellement rouvert samedi matin et les vols internationaux sont à nouveau autorisés à survoler l'est du pays, a annoncé l'organisation de l'Aviation civile, citée par l'agence de presse Tasnim.
"Les couloirs aériens de l'est du pays sont ouverts aux vols internationaux" et plusieurs aéroports ont rouvert à 07h00 (03h30 GMT), a précisé l'agence, citant un message destiné aux pilotes d'avions du monde entier (système NOTAM), sur fond de cessez-le-feu dans la guerre au Moyen-Orient.
Le puissant chef de l'armée pakistanaise a terminé une visite de trois jours en Iran dans le cadre des efforts pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, a indiqué l'armée pakistanaise samedi.
Le maréchal Asim Munir, chef d'état-major de l'armée, a rencontré de hauts responsables iraniens lors de ce voyage qui montre "la volonté inébranlable du Pakistan à faciliter une solution négociée (...) et à promouvoir la paix et la stabilité", selon un communiqué.
Le président américain Donald Trump a déclaré vendredi soir qu'il maintiendra le blocus américain sur les ports iraniens si aucun accord de paix n'est conclu avec Téhéran, ajoutant qu'il pourrait ne pas prolonger le cessez-le-feu après son expiration mercredi.
"Je ne le prolongerai peut-être pas, mais le blocus continuera", a déclaré M. Trump à bord d'Air Force One aux journalistes, interrogé sur ce qu'il ferait en cas d'absence d'accord avec l'Iran.
Le Premier ministre australien Anthony Albanese s'est félicité samedi de l'annonce par l'Iran de la réouverture du détroit d'Ormuz, tout en estimant que la situation demeurait "fragile".
"C'est une nouvelle positive que nous avons reçu hier soir" vendredi, a-t-il déclaré aux journalistes à Sydney, après avoir participé à distance à un sommet international d'une trentaine d'Etats sur cette question.
L'Iran refermera le détroit stratégique d'Ormuz si les Etats-Unis maintiennent leur blocus sur les ports iraniens, a affirmé samedi le président du parlement de la République islamique, Mohammad Bagher Ghalibaf.
"Si le blocus se poursuit, le détroit d'Ormuz ne restera pas ouvert", a écrit M. Ghalibaf sur X, ajoutant que le franchissement du détroit par les navires devra de toutes manières s'effectuer avec "l'autorisation de l'Iran".