L'Iran ne compte pas pour l'heure participer à de nouveaux pourparlers avec les Etats-Unis, qui avaient de leur côté annoncé renvoyer une équipe de négociateurs au Pakistan, a rapporté dimanche la télévision d'Etat.
Le vice-président américain JD Vance, qui avait déjà mené la délégation à Islamabad le 11 avril pour des discussions en vue d'obtenir une fin durable de la guerre au Moyen-orient, doit arriver sur place lundi soir, selon le président Donald Trump.
A trois jours de l'expiration du cessez-le-feu, la télévision d'Etat iranienne (Irib) a indiqué qu'il n'y avait "actuellement pas de plans de participer à la prochaine session de discussions Iran-Etats-Unis", citant des sources iraniennes.
La marine militaire américaine a ouvert le feu sur un cargo iranien qui tentait de forcer le blocus des ports iraniens par les Etats-Unis et en a pris le contrôle, a affirmé dimanche Donald Trump sur son réseau Truth Social. Le cargo Touska, battant pavillon iranien, "a tenté de franchir notre blocus maritime, et mal lui en a pris", a écrit le président américain.
Un destroyer américain a intercepté le cargo "dans le golfe d'Oman et lui a ordonné de s'arrêter", mais l'équipage ayant refusé d'obéir, le navire de guerre l'a immobilisé en tirant sur la salle des machines et "les Marines américains ont maintenant le contrôle du navire", selon Donald Trump.
Un navire de CMA CGM "a fait l’objet hier (samedi) de tirs de semonce" dans le détroit d'Ormuz et son "équipage est sain et sauf", a indiqué dimanche à l'AFP le groupe français de transport maritime dans une brève déclaration.
L'Organisation maritime internationale (OMI) a de son côté précisé que le navire CMA CGM Everglade avait été "endommagé" samedi, sans plus de précision. Le président américain Donald Trump avait affirmé plus tôt dimanche, sur son réseau Truth Social, que des tirs iraniens avaient visé un "navire français" ainsi qu'un cargo britannique.
L'Iran n'a pas encore décidé s'il participerait aux négociations à Islamabad annoncées par Donald Trump pour obtenir une fin durable à la guerre au Moyen-Orient, selon des médias iraniens qui avancent la levée du blocus naval américain comme condition préalable.
D'après les agences de presse Fars et Tasnim, citant des sources anonymes, l'Iran n'a pas encore pris de décision. L'agence officielle Irna indique de son côté qu'il n'y a "aucune perspective claire de négociations fructueuses", citant, outre le blocus, les "exigences déraisonnables" de Washington.
Le vice-président JD Vance va mener la délégation américaine pour des discussions avec l'Iran lundi au Pakistan, a affirmé à l'AFP un responsable de la Maison Blanche, revenant sur une déclaration de Donald Trump affirmant l'inverse.
JD Vance, qui avait mené la délégation américaine le week-end dernier, sera présent aux côtés des deux émissaires habituels du président, Steve Witkoff et Jared Kushner, a précisé l'exécutif américain. Donald Trump avait indiqué environ une heure plus tôt à ABC que son vice-président n'irait pas à Islamabad, évoquant des questions de sécurité.
L'Iran a réaffirmé dimanche que le blocus naval américain constituait "non seulement une violation du cessez-le-feu", mais également "un acte illégal et criminel", au moment où Donald Trump reprochait à Téhéran de rompre la trêve dans le détroit d'Ormuz.
"En infligeant délibérément une punition collective à la population iranienne, il équivaut à un crime de guerre et à un crime contre l'humanité", a ajouté sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.
Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a déclaré dimanche que l'armée avait reçu pour instruction d'utiliser "toute sa force" au Liban, malgré le cessez-le-feu en cours, si les troupes israéliennes faisaient l'objet d'une "quelconque menace".
Il a ajouté que l'armée avait également reçu l'ordre "de détruire les maisons dans les villages (en première ligne) proches de la frontière qui servaient, à tous égards, de postes avancés terroristes du Hezbollah et menaçaient les communautés israéliennes".
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam est attendu mardu à l'Elysée, alors que la situation reste très instable au Liban où un cessez-le-feu fragile est entré en vigueur.
La venue de Nawaf Salam intervient également après la mort samedi d'un Casque bleu français dans une embuscade attribuée au Hezbollah, et qui a aussi fait trois blessés.
"Cette visite sera l’occasion pour le chef de l’Etat de rappeler son attachement au respect plein et entier du cessez-le-feu au Liban, le soutien de la France à l’intégrité territoriale du pays et aux actions entreprises par l’Etat libanais pour assurer la souveraineté pleine et entière du pays et le monopole des armes", a souligné la présidence française. La venue de Nawaf Salam intervient également après la mort samedi d'un Casque bleu français dans une embuscade attribuée au Hezbollah, et qui a aussi fait trois blessés.
Donald Trump a accusé l’Iran ce dimanche, dans un message publié sur son réseau «Truth Social», d’avoir violé le cessez-le-feu dans le détroit d'Ormuz.
«L'Iran a décidé hier de tirer des balles dans le détroit d'Ormuz, en violation flagrante de notre accord de cessez-le-feu ! De nombreux tirs visaient un navire français et un cargo britannique», a indiqué le président américain.
Il a également dévoilé la tenue de négociations entre des émissaires américains et leurs homologues iraniens à Islamabad (Pakistan) ce lundi soir.
«Mes représentants se rendent à Islamabad, au Pakistan, où ils seront demain soir pour des négociations (…) Nous proposons un accord très juste et raisonnable, et j'espère qu'ils l'accepteront car, sinon, les États-Unis détruiront toutes les centrales électriques et tous les ponts d'Iran.
Les vols internationaux depuis l'aéroport de Machhad, dans le nord-est de l'Iran, reprendront lundi, a annoncé dimanche l'organisation de l'Aviation civile du pays. "L'autorisation d'exploiter des vols internationaux de passagers à l'aéroport de Machhad a été accordée, à partir de demain", a indiqué l'autorité, citée par la télévision d'Etat.
Samedi, l'espace aérien du pays avait été partiellement rouvert et les vols internationaux pouvaient à nouveau survoler l'est du pays. Le transport aérien de passagers en Iran avait cessé au début de l'offensive israélo-américaine, le 28 février.
Le corps du militaire français tué samedi dans le sud du Liban doit être rapatrié dimanche, a annoncé la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur BFMTV.
"La dépouille du sergent-chef Montorio sera rapatriée aujourd'hui en France", a déclaré Mme Bregeon. "En revanche, quant à la question de l'hommage national, ni la date ni les modalités ne sont aujourd'hui définies et précisées", a-t-elle ajouté.
Le chef de la diplomatie turque Hakan Fidan s'est dit "optimiste" dimanche sur la possibilité d'une extension du cessez-le-feu entre l'Iran et les Etats-Unis, qui expire mercredi.
"Une extension sera nécessaire (...) Je suis optimiste à ce sujet", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan lors d'un forum diplomatique à Antalya, dans le sud de la Turquie, précisant que "certains points restent à clarifier".
بيان صادر عن وزارة الخارجية
الأحد 19 أبريل 2026
تعرب وزارة الخارجية عن إدانة واستنكار دولة الكويت للاعتداء الذي استهدف الكتيبة الفرنسية التابعة لقوة الأمم المتحدة المؤقتة في لبنان "اليونيفيل" في جنوب لبنان، والذي أدى إلى سقوط قتيل وإصابة عدد من الجنود، مؤكدةً رفضها التام… pic.twitter.com/1HQlstawr5— وزارة الخارجية (@MOFAKuwait) April 19, 2026
L’armée israélienne a annoncé dimanche la mort «au combat» d’un de ses soldats dans le sud du Liban, le deuxième depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu vendredi.
Le sergent de première classe Lidor Porat, 31 ans, «est tombé au combat dans le sud du Liban», a annoncé l’armée dans un communiqué, ajoutant que neuf autres militaires avaient été blessés au cours du même incident, dont un grièvement.
Les négociations de paix entre l’Iran et les États-Unis ont «fait des progrès» mais un accord final est «encore loin», a affirmé samedi le puissant président du parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.
«Nous sommes encore loin d’avoir bouclé le débat», a déclaré lors d’une interview à la télévision iranienne Mohammad Bagher Ghalibaf, qui a participé aux négociations avec les États-Unis la semaine dernière à Islamabad. «Nous avons fait des progrès dans les négociations, mais il subsiste de nombreuses divergences et certains points fondamentaux restent en suspens», a-t-il ajouté.
La marine des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de l’Iran, a averti samedi que tout navire qui s’approcherait du stratégique détroit d’Ormuz serait «pris pour cible» par Téhéran. «Nous avertissons qu’aucun navire, quel qu’il soit, ne doit quitter son mouillage dans le golfe Persique et la mer d’Oman.
Toute tentative d’approche du détroit d’Ormuz sera considérée comme une coopération avec l’ennemi et le navire contrevenant sera pris pour cible», selon un communiqué publié sur Sepah News, le site des Gardiens de la Révolution.