Les Etats-Unis accueilleront jeudi à Washington une nouvelle série de discussions entre le Liban et Israël, alors qu'un fragile cessez-le-feu prévaut entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, a indiqué lundi à l'AFP un responsable du département d'Etat.
"Nous continuerons à faciliter des discussions directes et menées de bonne foi entre les deux gouvernements", a affirmé ce responsable sous couvert de l'anonymat, précisant que les discussions auront lieu au niveau des ambassadeurs comme pour la première série qui s'était tenue le 14 avril.
Donald Trump a affirmé lundi sur son réseau Truth Social qu'il ne lèverait le blocus américain sur les ports iraniens qu'en cas d'"accord" avec l'Iran.
"LE BLOCUS, que nous ne lèverons pas tant qu'il n'y aura pas de "DEAL", est en train de complètement détruire l'Iran. Ils perdent 500 millions de dollars par jour, un chiffre intenable pour eux, même à court terme", a écrit le président des États-Unis, dans un message qui critique violemment la couverture du conflit par les médias américains.
Cuba a évoqué lundi de "récents" pourparlers à La Havane avec des responsables américains, dans un contexte de fortes tensions entre l'île communiste et les Etats-Unis.
"Une rencontre entre les délégations cubaine et américaine s'est tenue récemment ici à Cuba", a déclaré au quotidien d'Etat Granma Alejandro Garcia, haut responsable du ministère des Affaires étrangères.
Les autorités libanaises ont annoncé lundi que la guerre avec Israël, déclenchée début mars et objet d'un cessez-le-feu fragile, avait fait 2.387 morts en six semaines.
D'après l'organisme de gestion des catastrophes, 7.602 personnes ont été blessées sur la même période.
Depuis l'entrée en vigueur de la trêve vendredi, les autorités et les secouristes ont retrouvé des corps sous les décombres de bâtiments dans des régions qui étaient soumises à d'intenses frappes israéliennes.
Donald Trump assure à Fox News qu'un "accord sera signé ce soir" entre les États-Unis et l'Iran, sans en dévoiler la nature, alors que les tensions s'exacerbent dans le détroit d'Ormuz. Aucune confirmation officielle de la part de Téhéran ou d'Islamabad.
Trump tells Maria ‘deal will be signed tonight’ as tensions explode in Strait of Hormuz | https://t.co/xsg8JZcdGJ@MorningsMaria@FoxBusiness
— Maria Bartiromo (@MariaBartiromo) April 20, 2026
Emmanuel Macron a accusé lundi le groupe chiite pro-iranien Hezbollah d'avoir tué un soldat français lors d'une embuscade samedi avec des Casques bleus au Liban, estimant toutefois qu'il n'avait pas été visé en raison de sa nationalité française.
"C'est le Hezbollah qui, en effet, a visé nos soldats (...) Ils ne les ont pas visés parce qu'ils étaient français. Ils les ont visés parce qu'ils tenaient la mission d'être aux côtés des populations civiles", a déclaré le chef de l'Etat français lors d'une conférence de presse à Gdansk en Pologne.
Une délégation américaine emmenée par le vice-président JD Vance partira "bientôt" pour le Pakistan afin d'y mener des discussions avec l'Iran, a indiqué lundi à l'AFP une source proche du dossier.
Cette précision arrive peu après que le président Donald Trump a affirmé lundi au New York Post que les négociateurs américains étaient déjà en route, et alors que Téhéran assure n'avoir pas pris de décision sur la reprise de pourparlers.
Le président libanais Joseph Aoun devrait renoncer aux pourparlers directs avec Israël, a estimé lundi dans un entretien avec l'AFP le député du Hezbollah Hassan Fadlallah, tout en ajoutant que le mouvement pro-iranien souhaitait la poursuite de la trêve.
"Il est dans l'intérêt du Liban, du président et du gouvernement de renoncer à la voie des négociations directes et de revenir à un consensus national pour décider de la meilleure option", a-t-il déclaré.
Les deux principaux aéroports de Téhéran ont rouvert lundi, après plusieurs semaines de fermeture en raison de la guerre opposant l'Iran à Israël et aux Etats-Unis, a annoncé l'autorité iranienne de l'aviation civile.
"L'autorisation des vols de passagers à l'aéroport international Imam Khomeini et à l'aéroport de Mehrabad a été délivrée", a indiqué l'organisation dans un communiqué relayé par l'agence de presse Isna, précisant que les vols reprendraient aussi dans dix autres aéroports du "à partir de samedi".
Les Emirats arabes unis ont affirmé lundi avoir démantelé un "groupe terroriste" lié à l'Iran, qui planifiait des attaques dans le pays du Golfe.
Les services de sécurité ont fait état, dans un communiqué, de l'arrestation des membres de cette organisation qui planifiaient de commettre des "actes terroristes et de sabotage sur le territoire national", leurs enquêtes révélant des liens avec l'Iran. Cette source a publié les photos et les noms de 27 hommes, sans mentionner leur nationalité.
Le Hezbollah brisera la «ligne jaune» annoncée par Israël dans le sud du Liban, assure un député du mouvement à l’AFP.
Ce terme de «ligne jaune» reprend l’appellation de la ligne de démarcation établie à Gaza après le retrait de l’armée israélienne, consécutif à l’accord de cessez-le-feu d’octobre dernier. Cette ligne comprend la moitié du territoire occupé palestinien.
Le président libanais Joseph Aoun a déclaré lundi que les négociations directes avec Israël visaient à mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans le sud du Liban. "Le choix des négociations a pour objectif de mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans des régions du sud du Liban, et de déployer l'armée jusqu'aux frontières internationales", a-t-il indiqué.
Selon un communiqué de la présidence, il a également précisé que l'ancien ambassadeur du Liban à Washington, Simon Karam, présidera la délégation libanaise "dans les négociations bilatérales", qui seront "séparées" d'autres discussions en cours, en référence aux pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis.
Le Qatar a annoncé lundi une reprise progressive des vols opérés par les compagnies étrangères à l'aéroport de Doha, pour la première fois depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
L'autorité de l'aviation civile a "publié un avis annonçant la reprise progressive des opérations des compagnies aériennes étrangères dans l'Etat du Qatar", selon un communiqué. Cette autorisation "fait suite à une évaluation approfondie de la situation", a-t-elle indiqué, ajoutant que "la sûreté et la sécurité de tous restaient sa priorité absolue".
Le pays du Golfe avait fermé son espace aérien après le début de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février, suivie d'attaques de représailles menées par Téhéran contre ses voisins. Une réouverture partielle avait eu lieu le 7 mars, limitée à la société Qatar Airways.
Le président chinois Xi Jinping a affirmé lundi lors d'un appel téléphonique avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane que le détroit d'Ormuz devait "rester ouvert", selon un média d'Etat.
"Le détroit d'Ormuz doit rester ouvert à la navigation normale. C'est dans l'intérêt commun des pays de la région et de la communauté internationale", a indiqué M. Xi, cité par la télévision publique CCTV. Le dirigeant chinois a également appelé à "un cessez-le-feu immédiat et global", d'après la même source.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a mis en doute lundi le sérieux des Etats-Unis dans leur volonté de poursuivre la voie diplomatique, invoquant des "violations" du cessez-le-feu en cours.
"Tout en affirmant privilégier la diplomatie et se dire prêts à négocier, les Etats-Unis adoptent des comportements qui ne témoignent en rien d'un engagement sérieux dans un processus diplomatique", a déclaré le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï, lors de son point de presse hebdomadaire. Il a ajouté que la saisie d'un cargo iranien, le blocus naval des ports iraniens et les retards dans la mise en œuvre du cessez-le-feu au Liban constituaient autant de "violations manifestes du cessez-le-feu".
L'Iran a dit lundi ne pas avoir encore pris de décision quant à une éventuelle participation aux nouveaux pourparlers de paix avec les Etats-Unis, prévus à Islamabad.
"A ce stade, au moment où je m'exprime, nous n'avons pas de projet pour le prochain cycle de négociations et aucune décision n'a été arrêtée à ce sujet", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, lors de son point de presse hebdomadaire.
Pékin s'est dite lundi inquiète de la saisie par la marine américaine d'un cargo iranien dans le golfe d'Oman, et a appelé l'Iran et les Etats-Unis a "maintenir la dynamique du cessez-le-feu et des négociations", tout en se disant prête à y contribuer.
"Nous exprimons notre inquiétude devant l'interception forcée du navire en question par la partie américaine", a dit un porte-parole des Affaires étrangères, Guo Jiakun. "La Chine soutient les parties concernées dans le maintien de la dynamique tant du cessez-le-feu que des négociations", a-t-il dit alors que Téhéran a fait savoir ne pas compter participer à de nouvelles négociations avec Washington.
U.S. Marines depart amphibious assault ship USS Tripoli (LHA 7) by helicopter and transit over the Arabian Sea to board and seize M/V Touska. The Marines rappelled onto the Iranian-flagged vessel, April 19, after guided-missile destroyer USS Spruance (DDG 111) disabled Touska’s… pic.twitter.com/mFxI5RzYCS
— U.S. Central Command (@CENTCOM) April 20, 2026
Les marchés boursiers européens ont ouvert en net recul lundi, refroidis par une nouvelle envolée des prix du pétrole, dans la foulée d'un regain de tension au Moyen-Orient entre les Etats-Unis et l'Iran.
Vers 9h05, Paris perdait 1,08%, Francfort 1,28% et Milan 1,27%. Londres cédait 0,39%.
L'Iran a exécuté lundi deux hommes condamnés pour des liens avec les services de renseignement israéliens, a annoncé la justice, dernière exécution d'une série depuis le début de la guerre avec Israël et les Etats-Unis.
"Les peines de mort de Mohammad Masoom-shahi et Hamed Validi ont été appliquées à l'aube", a indiqué le site Mizan Online, organe du pouvoir judiciaire.
Selon cette source, qui ne précise par leur date d'arrestation, les deux hommes étaient "membres d'un réseau d'espionnage lié au Mossad", le service de renseignement israélien. Ils ont été condamnés pour le crime de "guerre contre Dieu" et pour "collaboration avec des groupes hostiles et le régime sioniste".
Les prix du pétrole s'envolent à nouveau ce lundi. Dans les échanges asiatiques, le baril de WTI a bondi de quelque 7%, après la saisie d'un cargo iranien par les Etats-Unis et alors que l'Iran continue de paralyser le trafic dans le détroit d'Ormuz.
Vers 2h45 cette nuit, le cours du baril de West Texas Intermediate (WTI), référence du marché américain, grimpait de 7,39% à 90,05 dollars, tandis que le Brent de la mer du Nord, référence mondiale, gagnait 6,06% à 95,86 dollars.
Après l'optimisme sur un apaisement au Moyen-Orient et sur la perspective d'une reprise des pourparlers entre Washington et Téhéran, qui avait fait chuter les prix du pétrole la semaine dernière, la situation s'est drastiquement retournée ce week-end.
L'Iran a promis lundi de "riposter bientôt" à la prise de contrôle par la marine américaine d'un de ses cargos. Le président américain Donald Trump avait annoncé plus tôt que la marine américaine avait ouvert le feu sur le cargo iranien Touska dans le golfe d'Oman et en avait pris le contrôle.