Contrairement à ce qui était prévu, le vice-président américain JD Vance, chargé de mener d’éventuelles nouvelles discussions avec l’Iran, ne quittera pas Washington ce mardi afin de se rendre au Pakistan.
"A la lumière du message du président Trump sur Truth Social, confirmant que les Etats-Unis attendent une proposition unifiée des Iraniens, le voyage au Pakistan n’aura pas lieu aujourd’hui", a indiqué un haut responsable américain dans une déclaration transmise à la presse.
Dans un message publié sur son réseau social Truth Social, le président américain Donald Trump a annoncé la prolongation du cessez-le-feu impliquant l'Iran «jusqu'à la soumission de leur proposition et la conclusion des discussions» pour mettre fin au conflit.
Toutefois, le blocus des ports iraniens est également maintenu jusqu'à nouvel ordre, a-t-il ajouté.
Emmanuel Macron a plaidé mardi pour "donner du temps" aux négociations entre les Etats-Unis et l'Iran malgré l'expiration prochaine de leur cessez-le-feu, estimant qu'il ne fallait pas "laisser la guerre reprendre ses droits". Il est "indispensable" que la trêve, qui demeure "très fragile, puisse perdurer parce que ces sujets ne seront pas réglés en quelques heures ou quelques jours", a déclaré le président français lors d'une conférence de presse avec le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, à l'Elysée.
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La trêve de deux semaines entre les Etats-Unis et l'Iran expire à minuit GMT, a déclaré mardi la télévision d'Etat iranienne, au moment où l'incertitude est totale sur la tenue de pourparlers pour mettre fin durablement à la guerre. "Le cessez-le-feu prendra fin à 03H30 heure de Téhéran mercredi (00H00 GMT)", selon la chaîne.
Le ministre américain de l'Energie, Chris Wright, a déclaré mardi que les prix de l'essence semblaient avoir atteint un pic après une flambée liée à la guerre en Iran. "Je ne connais pas l'évolution future des prix de l'énergie – je me permets souvent de spéculer ou d'observer ces indicateurs. Je dirais que les prix de l'essence semblent avoir atteint un pic il y a environ une semaine", a déclaré M. Wright devant la commission sénatoriale de l'énergie et des ressources naturelles. Il a précisé que ce prix record était inférieur d'un dollar le gallon au pic enregistré sous l'administration précédente de Joe Biden, ajoutant: "Or, nous sommes en train de mettre fin à un conflit de 47 ans au Moyen-Orient, une région productrice d'énergie majeure."
Donald Trump a demandé mardi aux dirigeants iraniens de "libérer" plusieurs femmes selon lui menacées d'exécution, en jugeant que ce serait un "très bon début pour les négociations" qui doivent reprendre entre Washington et Téhéran. L'AFP n'était pas en mesure immédiatement de confirmer ces menaces d'exécution, ni l'identité de toutes les femmes dont le président américain a reproduit les photographies en appui de sa demande. "Aux dirigeants iraniens, qui vont bientôt négocier avec mes représentants: je serais très reconnaissant de la libération de ces femmes. (...) S'il vous plaît ne leur faites pas de mal! Ce serait un très bon début pour les négociations!!!", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social, en commentaire d'un message qu'il reproduit.
L'Iran a condamné mardi les arrestations annoncées la veille par les Emirats arabes unis, qui ont affirmé avoir démantelé un "groupe terroriste" lié à l'Iran planifiant des attaques dans le pays du Golfe.
Ces interpellations sont "sans fondement", a réagi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, exhortant dans un communiqué les Emirats "à respecter les droits et la dignité humaine des individus et à s'abstenir de toutes (...) représailles".
Les Etats-Unis sont dans une "position très forte" pour négocier avec l'Iran au moment où une nouvelle session de pourparlers est prévue au Pakistan.
"Je pense que l'on va finir avec un super accord. Je pense qu'ils n'ont pas le choix", a déclaré le président américain, en référence aux dirigeants iraniens, lors d'une interview à la chaîne CNBC.
Donald Trump a accusé mardi l'Iran d'avoir "violé le cessez-le-feu à de nombreuses reprises", dans un message sur son réseau Truth Social, alors que la tenue d'un nouveau round de négociations à Islamabad restait incertaine.
Aucune confirmation n'a été obtenue côté américain que le président JD Vance irait au Pakistan. Et la télévision d'Etat iranienne a indiqué qu'"aucune délégation" ne s'y rendait, précisant que Téhéran attendait un "changement de comportement" des Etats-Unis.
Le chef de l'agence maritime de l'ONU a lancé mardi un appel à venir en aide aux quelque 20.000 marins bloqués en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz, réclamant notamment un meilleur accès au Wi-Fi pour ces équipages isolés.
Selon l'Organisation maritime internationale (OMI), près de 20.000 marins et environ 2.000 navires sont immobilisés depuis que le trafic a été interrompu dans le détroit d'Ormuz, passage maritime stratégique pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures.
S'exprimant lors d'une conférence maritime à Singapour, le secrétaire général de l'OMI, Arsenio Dominguez, a souligné que les marins souffrent de stress et de fatigue extrêmes.
M. Dominguez a indiqué que certains pays avaient mis en place des lignes d’assistance téléphonique accessibles 24 heures sur 24 pour les marins, tandis que d’autres leur fournissaient de la nourriture.
L'Elysée a jugé mardi que la "zone tampon" imposée par l'armée israélienne dans le sud du Liban était "temporaire", sans réclamer son démantèlement immédiat, tout en affirmant que "l'intégrité territoriale" libanaise devra être respectée "à l'issue des négociations" entre les deux pays.
Le président français Emmanuel Macron reçoit mardi après-midi à Paris le Premier ministre libanais Nawaf Salam, alors que la situation reste très instable au Liban où un cessez-le-feu fragile est entré en vigueur. De nouvelles discussions sont prévues jeudi à Washington entre diplomates israéliens et libanais.
La France avait affirmé dimanche que la visite du chef du gouvernement permettrait de rappeler son "soutien" à "l'intégrité territoriale" du Liban et à ses efforts pour désarmer le Hezbollah pro-iranien implanté dans le sud du pays.
La compagnie aérienne néerlandaise KLM a annoncé mardi prolonger l'annulation de ses vols à destination et en provenance de Riyad, la capitale de l'Arabie Saoudite, jusqu'au 14 juin, évoquant l'incertitude de la situation au Moyen-Orient. "Malgré les récentes informations concernant la situation au Moyen-Orient, la situation actuelle dans la région reste incertaine", a déclaré l'entreprise dans un communiqué.
"Afin d'apporter plus de clarté et de sécurité aux voyageurs devant se rendre à Riyad et à Dammam (également située en Arabie Saoudite, ndlr) dans les semaines à venir, les annulations ont été prolongées", a ajouté KLM.
Pour des raisons similaires, la compagnie aérienne avait annoncé plus tôt dans le mois l'annulation de ses vols vers Dubaï jusqu'au 14 juin.
Le chef de l'agence maritime de l'ONU a lancé, mardi, un appel à venir en aide aux quelque 20.000marins bloqués dans le détroit d'Ormuz, réclament notamment un meilleur accès au Wi-Fi pour ces équipages isolés.
Selon l'Organisation maritime internationale (OMI), près de 20.000 marins et environ 2.000 navires sont immobilisés depuis que le trafic a été interrompu dans le détroit d'Ormuz, passage maritime stratégique pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures.
S'exprimant lors d'une conférence maritime à Singapour, le secrétaire général de l'OMI, Arsenio Dominguez, a souligné que les marins souffrent de stress et de fatigue extrêmes.
La télévision d'État iranienne a annoncé mardi qu'aucune délégation du pays n'était jusque là partie pour le Pakistan pour participer à des pourparlers avec les États-Unis, à l'approche de l'expiration de la trêve entre les deux ennemis.
"Jusqu'ici, aucune délégation iranienne n'est partie pour Islamabad, au Pakistan, qu'il s'agisse d'une délégation principale ou secondaire", a affirmé la télévision d'État, démentant des informations affirmant le contraire.
Entrée en vigueur le 8 avril, la trêve entre l'Iran et les Etats-Unis doit se conclure "mercredi soir, heure américaine" a affirmé Donald Trump.
Un homme condamné pour avoir tenté d'incendier une importante mosquée de Téhéran et pour collaboration avec Israël et les Etats-Unis au cours des manifestations de décembre et janvier a été exécuté mardi, a annoncé le pouvoir judiciaire iranien.
"Amir Ali Mirjafari (...), l'un des éléments armés collaborant avec l'ennemi ayant tenté d'incendier la grande mosquée de Gholhak (un quartier de Téhéran, ndlr), et qui dirigeait les activités anti-sécurité du Mossad dans la zone, a été pendu ce matin", a annoncé le site Mizan Online, organe du pouvoir judiciaire.
Il a précisé que la condamnation à mort, confirmée par la cour suprême, était fondée sur le fait qu'il avait agi pour le compte "du régime sioniste, du gouvernement américain hostile et de groupes hostiles contre la sécurité du pays".
Les Bourses d'Europe ont commencé la séance mardi sur une note prudente, à la veille de la fin prévue du cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran, sans savoir si les négociations allaient avancer entre les deux belligérants.
Paris reculait (-0,17%) contrairement à Francfort (+0,43%) et Milan (+0,21%) quelques minutes après le début des transactions. Londres restait pratiquement à l'équilibre (-0,01%).
Au Liban, Israël entend désarmer le Hezbollah par des moyens "militaires et diplomatiques", a déclaré mardi le ministre de la Défense, Israël Katz.
"L’objectif stratégique de la campagne au Liban est le désarmement du Hezbollah (...) grâce à une combinaison de mesures militaires et diplomatiques" a affirmé le ministre, qui s'exprimait lors d'une cérémonie à l'occasion de la journée nationale de commémoration des soldats tués lors des guerres d'Israël.
L'impact de la guerre au Moyen-Orient est estimé entre 4 et 6 milliards d'euros à ce stade, a annoncé le ministre de l'Economie Roland Lescure sur RTL mardi, avant une réunion à Bercy où le gouvernement devrait annoncer des mesures d'économies supplémentaires.
"C'est l'ordre de grandeur à ce stade du coût de la crise tel qu'on peut l'estimer" avec notamment un impact de 3,6 milliards d'euros sur le coût de la dette "qui est en hausse parce que les taux d'intérêt ont monté", a-t-il précisé.
L'Inde a vu sa production d'engrais chuter de près d'un quart en mars, victime des difficultés d'approvisionnement en énergie et en matières premières causées par la guerre au Moyen-Orient, selon des statistiques publiées lundi.
Le pays le plus peuplé de la planète - près d'un milliard et demi d'habitants - importe une large part de ses besoins en hydrocarbures, notamment de la région du Golfe.
Le gaz naturel est largement utilisé pour la fabrication des engrais, indispensables à un secteur agricole qui emploie plus de 45% de la main-d'œuvre indienne, pour l'essentiel dans de petites exploitations à faibles rendements. Pour sa production d'engrais, l'Inde est fortement dépendante de ses importations d'éléments essentiels à leur fabrication tels que l'urée, les phosphates et la potasse.
Le président américain Donald Trump a affirmé lundi qu'il serait "long et difficile" d'exhumer le stock d'uranium de l'Iran, dont la localisation reste incertaine depuis les frappes américaines contre les sites nucléaires iraniens.
Vendredi, il avait pourtant déclaré que l'uranium iranien serait rapporté "sous peu" aux Etats-Unis.
"L'opération Marteau de minuit a mené à l'anéantissement complet et total des sites de poussière nucléaire en Iran. C'est pourquoi la déterrer sera un processus long et difficile", a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social lundi dans la soirée.
Le dirigeant américain utilise l'expression de "poussière nucléaire" pour désigner à la fois les stocks d'uranium enrichi de l'Iran mais aussi parfois pour désigner le matériel nucléaire enfoui lors des frappes américaines sur l'Iran en juin 2025.
L'Iran est prêt à "abattre de nouvelles cartes sur le champ de bataille" si la guerre reprend, a averti lundi le président du Parlement de la République islamique, Mohammad Bagher Ghalibaf, à l'approche du terme des deux semaines de cessez-le-feu.
"Nous n'acceptons pas de négocier sous la menace et, au cours des deux dernières semaines, nous nous sommes préparés à abattre de nouvelles cartes sur le champ de bataille", a-t-il écrit sur X.