Au terme de sa rencontre avec Nawaf Salam, Premier ministre libanais, Emmanuel Macron a pris la parole, déclarant qu'une suspension de l'accord entre l'Union européenne et Israël deviendrait une «interrogation légitime», en cas de statu quo.
Emmanuel Macron demande du changement. Emmanuel Macron a reconnu mardi une «interrogation légitime» sur la possibilité de suspendre l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël, si ce dernier «continue cette politique qui contrevient à son histoire», notamment au Liban.
«Ce n'est pas dans le moment où, il y a quelques jours, Israël a accepté un cessez-le-feu pour le Liban et s'est engagé dans des discussions qu'il faut précipiter une confrontation», a dit le président français, préférant temporiser avant de clarifier la position de la France. «Mais les choses ne peuvent pas continuer comme il y a quelques années, d'évidence», a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse à l'Elysée avec le Premier ministre libanais Nawaf Salam.
Le Liban réclame le «retrait total» des forces israéliennes
Le Liban réclame le «retrait total» des forces israéliennes de son territoire, mais aussi le retour des prisonniers et des déplacés libanais, dans le cadre des négociations engagées avec Israël, a affirmé Nawaf Salam au côté d'Emmanuel Macron ce mardi.
Le chef du gouvernement libanais a également affirmé que son pays avait besoin «de 500 millions d'euros pour faire face à la crise humanitaire au cours des six prochains mois».
Une nouvelle réunion entre ambassadeurs israéliens et libanais est prévue ce jeudi à Washington.