Deux soldats israéliens ont été condamnés à un mois de prison ferme pour avoir profané un calvaire dans le sud du Liban, a indiqué Tsahal ce mardi 21 avril. L’acte avait provoqué l’émoi et la polémique dans le pays.
Une condamnation rapide. L'armée israélienne a annoncé ce mardi une peine d'un mois de prison ferme pour deux de ses soldats ayant vandalisé une statue de Jésus dans le sud du Liban, moins de deux jours après une polémique déclenchée par cette profanation.
«Le soldat ayant endommagé le symbole chrétien ainsi que celui ayant photographié l'acte ne participeront plus aux opérations de combat et feront 30 jours de détention militaire», a indiqué Tsahal dans un communiqué.
La photo qui a été largement relayée sur les réseaux sociaux montre un soldat frappant la tête d'une statue de Jésus crucifié, tombée de sa croix, dans le village maronite de Debel, près de la frontière avec Israël.
Tsahal a réparé le calvaire
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou avait condamné dès lundi cet acte «dans les termes les plus fermes» et déclaré que «les autorités militaires [prendraient] des mesures disciplinaires sévères».
Dans son communiqué, l'armée indique que «l'enquête a conclu que le comportement des soldats s'écartait totalement des ordres et des valeurs de Tsahal», ajoutant que «ses opérations au Liban sont dirigées uniquement contre l'organisation terroriste Hezbollah et d'autres groupes terroristes, et non contre les civils libanais».
L'armée a annoncé sur X avoir remplacé la statue endommagée, «en pleine coordination avec la communauté locale de Debel» et publié une photo montrant un nouveau Christ en croix.
Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale déclenchée le 28 février par l'attaque américano-israélienne sur l'Iran, en tirant le 2 mars des roquettes sur Israël.
Depuis lors, Israël a pris le contrôle d'une bande de territoire libanais d'une profondeur d'une dizaine de kilomètres courant le long de la frontière israélo-libanaise. Un cessez-le-feu est entré en vigueur ce vendredi.