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L'UE valide définitivement un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine

L'Union européenne a prévu de verser 45 milliards d'euros dès cette année, et la même somme en 2027. [REUTERS]

Pour aider l'Ukraine dans la guerre qui l'oppose à la Russie, l'Union européenne a définitivement approuvé ce jeudi un prêt de 90 milliards d'euros, qui était jusqu'ici sous le coup d'un véto de la Hongrie. 

Une journée à 90 milliards d'euros. L'Union européenne a validé de manière définitive un prêt de 90 milliards d'euros destiné à l'Ukraine, ainsi que de nouvelles sanctions contre la Russie. Une approbation permise par la levée d'un véto de la Hongrie, a rapporté ce jeudi la présidence chypriote de l'UE. 

Le prêt consenti par l'UE à l'Ukraine doit permettre au pays dirigé par Volodymyr Zelensky de financer sa guerre contre la Russie et d'assurer les dépenses de l'Etat pendant la période 2026-2027. L'UE a prévu de verser 45 milliards d'euros dès cette année, et la même somme en 2027. 

«L'impasse est levée», s'est félicitée sur le réseau social X la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne, Kaja Kallas. «L'économie de guerre de la Russie est sous une pression croissante, tandis que l'Ukraine bénéficie d'un soutien majeur», a-t-elle partagé.

Des mois de suspense et de rebondissements

«Nous sommes en route pour Chypre avec de bonnes nouvelles», s'est congratulée de son côté la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, attendue sur cette île de la Méditerranée à l'occasion d'un sommet informel des chefs d'Etat et de gouvernement des 27. 

 

Après des mois de suspense et de rebondissements, la levée tant attendue par l'Ukraine du veto de la Hongrie, doit permettre à la Commission européenne de verser une première partie de ce prêt adopté en décembre.

Attendu à Chypre, Volodymyr Zelensky a réagi ce jeudi en saluant ce déblocage et dit espérer que ces premiers versements aient lieu «d'ici fin mai, début juin».

De nouvelles sanctions pour la Russie

Budapest, qui avait donné son accord au lancement de cette procédure, a néanmoins toujours conditionné son accord définitif à la reprise de livraisons de pétrole russe, via un oléoduc qui traverse l'Ukraine et que Kiev a remis en fonctions mercredi.

En effet, la semaine dernière, Viktor Orban avait confirmé sur X qu'il n'accepterait de lever son veto qu'à la condition que son pays puisse à nouveau recevoir du pétrole russe, via un oléoduc qui traverse l'Ukraine, endommagé en janvier par des frappes russes. Budapest a longtemps accusé Kiev de trainer les pieds pour réparer cet oléoduc.

La Hongrie, et la Slovaquie, invoquant les mêmes raisons, avaient également mis leur veto à l'adoption d'un nouveau paquet de sanctions contre la Russie, le 20e depuis l'invasion russe de l'Ukraine il y a maintenant plus de quatre ans.

Des sanctions qui visent le secteur bancaire russe et qui imposent au pays dirigé par Vladimir Poutine de nouvelles restrictions aux exportations de pétrole provenant de son territoire, dont les revenus financent une grande partie de sa guerre contre l'Ukraine.

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