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Le chef de l'ONU condamne les attaques au Mali et appelle à une réponse «internationale coordonnée»

Ces attaques ont été revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaida, en coordination avec des rebelles touaregs. [© Reuters]

Face à une recrudescence d'attaques violentes au Mali, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a exprimé sa vive inquiétude et condamné fermement les actions menées par des groupes jihadistes et rebelles.

Le secrétaire général de l'ONU s'est dit «profondément préoccupé». La raison ? Des récentes attaques ayant visé plusieurs positions de l'armée malienne, notamment à la périphérie de Bamako et dans d'autres villes stratégiques du pays sahélien. Dans un communiqué publié ce samedi par son porte-parole, Antonio Guterres a dénoncé l'intensification de «l'extrémisme violent» dans un pays déjà fragilisé par plus d'une décennie de conflits.

Ces attaques ont été revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à al-Qaida, en coordination avec des rebelles touaregs. Le chef de l’ONU a condamné «fermement ces actes de violence», tout en exprimant sa solidarité envers le peuple malien. Il a également insisté sur l’importance de protéger les civils et les infrastructures.

Un appel à une mobilisation internationale

Au-delà de la condamnation, Antonio Guterres a lancé un appel à une réponse internationale coordonnée. Selon lui, la menace évolutive du terrorisme au Sahel exige une coopération renforcée entre les Etats et les organisations internationales, tant sur le plan sécuritaire qu'humanitaire.

«Le secrétaire général appelle à un soutien international coordonné pour faire face à la menace évolutive de l’extrémisme violent et du terrorisme au Sahel et pour répondre aux besoins humanitaires urgents», souligne le communiqué. Il a également insisté sur «une coordination et une collaboration solides en matière de sécurité dans toute la région».

Depuis la prise de pouvoir en 2020 par la junte, le Mali connaît une dégradation notable de sa situation sécuritaire. Les attaques menées conjointement par les groupes jihadistes et la rébellion touarègue du Front de libération de l’Azawad (FLA) marquent une intensification sans précédent du conflit.

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