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Guerre en Iran : qu'est-ce que le «Maritime Freedom Construct», cette nouvelle coalition internationale voulue par les États-Unis ?

Cette coalition vise à partager des informations entre partenaires pour assurer un transit sûr à travers le détroit. [REUTERS/Stringer TPX IMAGES OF THE DAY]

Les Etats-Unis souhaitent créer une nouvelle coalition internationale nommée «Maritime Freedom Construct» pour permettre la reprise du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz. 

Un élément clé du conflit. Depuis le début de la guerre en Iran, la fermeture du détroit d'Ormuz est au coeur de nombreuses discussions entre les Etats-Unis et l'Iran. Cette plaque tournante du trafic maritime, qui est à l'arrêt depuis maintenant plus de deux mois, joue un rôle central dans les négociations entre les deux pays. Les Etats-Unis cherchent à relancer le trafic, et pour ce faire, une nouvelle coalition internationale pourrait être créé afin d'y parvenir : le «Maritime Freedom Construct», traduisible en français par «Construction pour la liberté maritime». 

Ainsi, selon NBC News, les diplomates américains en poste à l’étranger ont une semaine pour convaincre leurs pays de rejoindre cette coalition. Cette dernière serait une initiative conjointe du Pentagone et du département d'Etat visant à partager des informations entre partenaires pour assurer un transit sûr à travers le détroit, et à coordonner les actions diplomatiques et économiques contre l'Iran, selon la note envoyée à tous les postes diplomatiques américains.

une deadline fixée au 8 mai

Selon une note du Département d'État consulté par le média américain, les diplomates ont été invités à présenter le «Maritime Freedom Construct» aux responsables étrangers d'ici au vendredi 8 mai et à assurer aux alliés et partenaires que «tous les niveaux d'engagement sont les bienvenus».

Le «Maritime Freedom Construct» vise à «combler les lacunes actuellement non prises en compte» et serait «complémentaire aux autres groupes de travail sur la sécurité maritime, notamment à l'effort de planification maritime mené par le Royaume-Uni et la France», toujours selon la note de service.

Le département d'État a refusé de fournir une liste des pays qui devraient rejoindre le groupe dirigé par les États-Unis, mais les postes diplomatiques ont reçu l'ordre de ne pas contacter les «adversaires des États-Unis, notamment la Russie, la Chine, le Bélarus et Cuba».

Un responsable militaire iranien a jugé ce samedi «probable» une reprise du conflit avec les Etats-Unis, alors que Donald Trump a dit n'être «pas satisfait» d'une nouvelle offre de l'Iran pour relancer les négociations de paix.

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