L'armée américaine a annoncé lundi avoir tiré sur un pétrolier vide dans le Golfe d'Oman et l'avoir mis hors service après que le navire a enfreint le blocus imposé par Washington contre les ports iraniens.
Elle a visé "les salles des machines et de pilotage du navire après que l'équipage a refusé d'obtempérer aux ordres des forces américaines", a affirmé le Centcom, commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, dans un message publié sur X.
Plus d'informations à suivre...
Donald Trump a appelé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou lundi, a indiqué un responsable de la Maison Blanche à l'AFP, un échange qui suit des frappes réciproques de l'Iran et d'Israël.
Le président américain a appelé lundi les deux pays à cesser "immédiatement" les hostilités, dans un message sur son réseau Truth Social. La relation entre les dirigeants américain et israélien s'est nettement tendue ces dernières semaines, Donald Trump allant jusqu'à lancer à Benjamin Netanyahou qu'il était "complètement fou" lors d'un récent échange téléphonique.
Israël rejette les conditions de l'Iran et "continuera d'agir" au Liban contre le mouvement islamiste libanais Hezbollah, allié de Téhéran, a déclaré lundi le ministre de la Défense israélien Israël Katz après des attaques croisées entre Israël et l'Iran, les premières depuis le cessez-le-feu d'avril. "Nous rejetons catégoriquement les menaces de l'Iran.
Toute tentative iranienne d'établir un lien entre le Liban et l'Iran afin d'attaquer Israël recevra une réponse d'une grande force", a déclaré M. Katz dans un communiqué transmis par son bureau. L'Iran a tiré des missiles sur Israël dimanche soir et lundi, affirmant agir en riposte à un bombardement israélien contre le Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, s'attirant en retour des frappes israéliennes.
En annonçant la fin de ses tirs lundi après-midi, Téhéran a affirmé qu'Israël s'exposerait à "des mesures beaucoup plus sévères" en cas de poursuite "des actes d'agression [...] y compris dans le sud du Liban".
L'Irak a rouvert son espace aérien lundi après-midi, a annoncé l'aviation civile irakienne dans un communiqué, après l'annonce par l'Iran de l'arrêt de son opération militaire contre Israël.
L'Autorité d'aviation rouvre "l'espace aérien irakien aux vols à destination et en provenance de tous les aéroports" du pays et continuera à "suivre et évaluer la situation" régionale, détaille-t-elle dans un communiqué.
Dimanche soir, elle avait annoncé la fermeture pour 72 heures de son espace aérien après les tirs de missiles iraniens sur Israël, les premiers depuis le début de la trêve le 8 avril.
L'Iran reste à la "table des négociations", dit le président iranien après l'arrêt de l'opération contre Israël.
Le commandement des forces armées iraniennes a annoncé lundi l'arrêt des frappes contre Israël, alors que les deux pays avaient repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve du 8 avril.
L'Iran a "infligé une sévère riposte" à Israël après son bombardement de la banlieue sud de Beyrouth, ont-elles déclaré dans un communiqué. "En conséquence, la cessation de l'opération est annoncée", ajoutent les forces armées, tout en menaçant de représailles plus fortes en cas de nouvelles frappes israéliennes sur le Liban.
Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.
"Les négociations finales sur la "paix" se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un "accord final" soit conclu. Les choses devraient aller vite".
Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer". Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.
Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.
Le commandement militaire iranien a averti lundi que Téhéran répondrait "avec encore plus de force" à toute nouvelle attaque contre le pays, alors que les frappes réciproques avec Israël ont repris pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.
"En cas de poursuite de l'agression et des actes hostiles, ils (les Etats-Unis et Israël) seront confrontés à une réponse encore plus vigoureuse", a déclaré le porte-parole du commandement des forces armées Khatam al-Anbiya, dans une vidéo diffusée par la télévision d'Etat.
Donald Trump a exhorté lundi l'Iran et Israël à cesser leurs frappes respectives, après que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.
«Israël et l'Iran doivent immédiatement cesser de "tirer"», a écrit sur réseau Truth social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et cherche une issue au conflit très impopulaire aux Etats-Unis.
Les armes ne peuvent "jamais" mener à "une paix authentique et durable", a mis en garde lundi le pape Léon XIV en référence aux nombreux conflits en cours dans le monde.
"Les armes peuvent imposer un silence temporaire, mais elles ne pourront jamais construire une paix authentique et durable", a-t-il déclaré face aux élus espagnols à Madrid, déplorant la tendance au "réarmement", y compris en Europe.
L'Iran a tiré "près de 30 missiles balistiques" sur Israël depuis dimanche soir, a déclaré lundi en début d'après-midi un responsable militaire israélien.
"Ils ont tiré près de 30 missiles balistiques vers Israël et les (rebelles yéménites) Houthis en ont ajouté deux de plus, dont l'un est tombé (avant d'atteindre) Israël", a déclaré cet officier sous le couvert de l'anonymat, lors d'un point avec des journalistes étrangers. Ces tirs n'ont fait aucun blessé, selon les secours israéliens.
Les Gardiens de la Révolution ont déclaré lundi avoir lancé des frappes de représailles contre un complexe pétrochimique en Israël, après une attaque contre un site iranien par l'armée israélienne.
Les Gardiens "ont lancé des frappes contre des installations industrielles similaires à Haïfa", ont-ils déclaré dans un communiqué, avertissant Israël que s'attaquer à des sites énergétiques était "un jeu dangereux" qui risquait d'étendre le conflit au reste du Moyen-Orient.
L'armée israélienne a mené lundi matin des frappes sur le site pétrochimique de Mahshar, ville portuaire du sud-ouest de l'Iran donnant sur le Golfe.
Un drone ennemi a été abattu lundi matin au-dessus de Téhéran, selon l'agence de presse iranienne Mehr, dans la foulée d'une puissante explosion survenue dans la capitale iranienne sur fond de frappes réciproques avec Israël.
"Un drone hostile appartenant à l'ennemi américano-sioniste a été détruit par la défense aérienne dans le ciel de Téhéran", écrit l'agence Mehr sans plus de détails.
Une puissante explosion a été entendue lundi matin à Téhéran par un journaliste de l'AFP, sans que l'origine ne soit dans l'immédiat connue, au moment où l'Iran et Israël attaquent leurs territoires respectifs.
Cette explosion, qui s'est produite vers 11H30 (08H00 GMT), a fait trembler les locaux du ministère des Affaires étrangères dans le centre de Téhéran, où un journaliste de l'AFP assistait à une conférence de presse.
Des détonations liées à l'activation du système de défense antiaérienne ont également été entendues, a ajouté le journaliste de l'AFP.
L'Iran a assuré lundi que les efforts de médiation du Pakistan pour mettre fin à la guerre avec les Etats-Unis se poursuivaient malgré la reprise des hostilités avec Israël et des frappes réciproques.
"Les consultations diplomatiques se poursuivent naturellement en toutes circonstances", a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï, ajoutant que "la République islamique a fait preuve d'une retenue extraordinaire" depuis les entorses au cessez-le-feu du 8 avril.
L'Iran a estimé lundi que la reprise des hostilités au Moyen-Orient aura des conséquences sur les pourparlers en cours avec les Etats-Unis en vue d'une paix durable dans la région.
"Il est tout à fait naturel que le processus diplomatique engagé pour mettre fin à cette guerre imposée (contre l'Iran, NDLR) soit affecté", a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï, lors d'une conférence de presse à Téhéran à laquelle assiste l'AFP.
Israël a indiqué lundi avoir frappé et détruit des systèmes de défense en Iran, après des tirs de missiles contre son territoire.
"Il y a peu de temps, des dizaines d'avions de combat de l'armée de l'air israélienne (...) ont mené une frappe de grande envergure contre des systèmes de défense stratégiques" en Iran, a rapporté l'armée israélienne dans un communiqué, précisant que ces systèmes avaient été détruits.
Selon l'armée, ils avaient récemment été déployés à travers le pays "dans le cadre des efforts du régime pour rétablir ses capacités de détection et de défense".
La Chine s'est déclarée lundi "profondément préoccupée" devant la reprise des attaques réciproques de l'Iran et d'Israël, et a dit espérer le respect du cessez-le-feu.
"La Chine est profondément préoccupée devant la situation présente", a dit lors d'un point-presse régulier un porte-parole des Affaires étrangères chinoises, Lin Jian. "Espérons que toutes les parties concernées respecteront leur engagement en faveur d'un cessez-le-feu, maintiendront la dynamique des négociations, continueront à résoudre les différends par des moyens politiques et diplomatiques et parviendront le plus rapidement possible à un cessez-le-feu global et durable", a-t-il dit.
L'Iran a accusé lundi les Etats-Unis d'être directement responsables de la reprise des hostilités au Moyen-Orient, après des frappes de représailles réciproques entre les armées iranienne et israélienne, inédites depuis le cessez-le-feu du 8 avril.
"Personne ne croit que le régime sioniste entreprendrait une quelconque action sans coordination et coopération préalables avec les Etats-Unis", a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï, soulignant "la responsabilité des Etats-Unis".
"Les actions du régime sioniste dans la région ne peuvent être dissociées des politiques américaines", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse à Téhéran à laquelle assiste l'AFP.
L'armée israélienne a de nouveau fait état lundi matin d'un barrage de missiles tirés par l'Iran en direction du territoire israélien.
"Il y a peu, l'armée israélienne a identifié des missiles tirés depuis l'Iran en direction du territoire de l'Etat d'Israël. Les systèmes de défense sont en action pour intercepter la menace", a écrit l'armée sur Telegram.
Les Bourses européennes devraient ouvrir en nette baisse lundi, plombées par une nouvelle hausse du pétrole causée par le regain de tension au Moyen-Orient, avec en plus des ventes massives dans les secteurs liés à l'IA après leur flambée des dernières semaines.
Une quarantaine de minutes avant le début de la séance, le contrat à terme portant sur la Bourse de Paris cédait 1,31%. Celui portant sur Francfort perdait 1,56%, celui de Londres 0,73%, et Milan 1,30%. Le "cessez-le-feu est de plus en plus fragile", s'inquiète Kathleen Brooks, analyste pour XTB.
Israël et l'Iran ont lancé lundi des attaques réciproques après le tir de missiles par Téhéran en direction du territoire israélien, menaçant la trêve en vigueur et les espoirs de Donald Trump d'arriver à un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Les rebelles houthis du Yémen, qui soutiennent l'Iran dans la guerre contre les Etats-Unis et Israël, ont revendiqué lundi une attaque de missiles contre Israël, tout en affirmant interdire la navigation de ses navires en mer Rouge.
"Les forces armées yéménites ont lancé un barrage de missiles visant des sites sensibles de l'ennemi israélien", a affirmé dans un communiqué le porte-parole militaire des rebelles, Yahya Saree, annonçant également "une interdiction totale de la navigation israélienne en mer Rouge".
"Tout mouvement ennemi sera considéré comme une cible militaire légitime", et "nous répondrons à l'escalade par l'escalade", a-t-il ajouté.
La région du Moyen-Orient n'a pas besoin d'"escalade", a affirmé lundi la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne Kaja Kallas, après que Israël et l'Iran ont repris leurs attaques réciproques.
"Je pense que la région n’a pas besoin d'une escalade, mais au contraire que les parties s'assoient à la table des négociations et parviennent à un accord", a-t-elle déclaré à Nicosie avant une réunion informelle des ministres de la Défense de l'UE.
L'Iran a déclaré lundi frapper en Israël les bases militaires de Nevatim et Tol Nof, sur fond d'attaques réciproques inédites par leur ampleur depuis l'entrée en vigueur d'un fragile cessez-le-feu il y a deux mois.
"L'opération a été menée en réponse à l'attaque de missiles perpétrée par le régime sioniste (...) contre plusieurs sites de radar situés à trois endroits différents" en Iran, ont indiqué dans un communiqué les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique. Nevatim (sud d'Israël) et Tel Nof (centre) sont deux bases majeures.
Un dirigeant régional iranien a fait état lundi de dégâts dans une usine pétrochimique dans le sud-ouest de la République islamique à la suite d'une frappe aérienne israélienne, a rapporté l'agence Fars. "Il y a quelques minutes, la société pétrochimique Karoon à Mahshahr a été visée dans une attaque aérienne et frappée par des projectiles tirés par l'ennemi sioniste, ce qui a endommagé une partie des installations", a déclaré le vice-gouverneur régional, non nommé, cité par Fars.
L'armée israélienne a indiqué de son côté avoir frappé "plusieurs cibles" dans cette zone économique spéciale pétrochimique proche du Golfe.
L'armée israélienne a indiqué lundi avoir mené des frappes sur le site pétrochimique de Mahshar, ville portuaire du sud-ouest de l'Iran donnant sur le Golfe, après des tirs iraniens contre le territoire israélien.
"Il y a peu de temps, l'armée de l'Air israélienne a frappé plusieurs cibles sur le complexe pétrochimique de Mahshahr", indique un court communiqué militaire.
Israël a fait état lundi matin d'un deuxième barrage de missiles iraniens vers son territoire.
"Il y a peu de temps, l'armée a identifié des missiles tirés depuis l'Iran en direction du territoire de l'Etat d'Israël", indique un communiqué militaire. "Les systèmes de défense sont en action pour intercepter la menace."
Des explosions ont retenti à Téhéran et dans d'autres villes iraniennes, a annoncé la télévision d'Etat tôt lundi, au moment où l'armée israélienne a dit avoir frappé des "cibles militaires" en Iran.
"Plusieurs explosions entendues à Téhéran, Tabriz et Ispahan", a écrit succinctement la télévision d'Etat sur Telegram.
L'armée israélienne a annoncé lundi avoir mené des frappes aériennes contre des "cibles militaires" dans l'ouest et le centre de l'Iran, après les tirs de missiles par la République islamique contre Israël pour la première fois depuis l'instauration de la trêve au Moyen-Orient.
"L'Armée de l'air israélienne a frappé il y a peu des cibles militaires appartenant au régime terroriste iranien dans l'ouest et le centre de l'Iran", a écrit l'armée dans un bref communiqué.