Donald Trump a affirmé mercredi qu'il comptait continuer à «attaquer» l'Iran, y compris potentiellement en visant des centrales électriques, dénonçant la duplicité de Téhéran.
«On va les attaquer, les attaquer très durement», a déclaré le président américain à la presse dans le Bureau ovale, disant être en droit de le faire après la destruction lundi d'un hélicoptère américain attribuée à Téhéran.
«On était vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils n'arrêtent pas de nous mener en bateau, ils se moquent de nous», a-t-il ajouté.
Le représentant permanent de l'Iran auprès des Nations Unies à Vienne, Reza Najafi, a déclaré à l'AFP mercredi que la résolution adoptée par le Conseil des gouverneurs de l'AIEA contre son pays était «contre‑productive dans le contexte actuel».
«Elle complique davantage encore une situation déjà volatile, un cessez‑le‑feu fragile et les négociations inachevées entre l’Iran et les États‑Unis» a affirmé le diplomate.
«Nous avons mis en garde contre les conséquences d'un tel acte illégitime de la part des États‑Unis et de leurs soutiens», a-t-il ajouté.
Dans un communiqué publié ce mercredi, le ministère des Armées a annoncé que le soldat de 1ere classe Florian Gillet, déployé en opération au Liban, «a été atteint par un tir accidentel lors de la phase préparatoire d'un entraînement».
«Pris en charge immédiatement par les secours présents sur place, il a reçu les premiers soins avant d'être évacué vers l'hôpital le plus proche. Malgré la rapidité de sa prise en charge, il a malheureusement succombé à ses blessures», a poursuivi le communiqué.
«Âgé de 21 ans, le soldat de 1re classe Florian Gillet servait au sein du 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine (8e RPIMa) de Castres. Déployé au Liban depuis le 1er juin, il participait à une mission de partenariat militaire opérationnel au profit des forces armées libanaises en qualité d’aide moniteur de combat d’infanterie», a-t-il conclu.
Des négociateurs qataris se sont rendus mercredi à Téhéran afin de tenter de lever les derniers obstacles entre les Etats-Unis et l'Iran, a indiqué à l'AFP un diplomate au fait des discussions, alors que les négociations entre les deux pays semblaient dans l'impasse.
"A la suite de consultations avec les Etats-Unis, des négociateurs qataris se sont rendus à Téhéran ce matin pour rencontrer les Iraniens, dans le but de réduire les divergences qui subsistent" entre les deux parties, a déclaré ce diplomate, sous couvert d'anonymat en raison de la sensibilité des discussions.
Cette initiative diplomatique intervient après des échanges de tirs entre l'Iran et les Etats-Unis à la suite de la destruction d’un hélicoptère américain, un épisode qui a davantage fragilisé le cessez-le-feu entré en vigueur en avril.
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Les "négociations directes" entre le gouvernement libanais et Israël sont "la seule voie" pour rétablir la paix au Liban, a estimé mercredi le ministre libanais des Affaires étrangères lors d'une audition devant l'Assemblée nationale française.
"Le Hezbollah fait tout ce qu'il peut pour empêcher ces négociations directes", a déploré Youssef Raggi, entendu par la Commission des Affaires étrangères. "Mais pour l'Etat libanais, pour le gouvernement, c'est la seule voie pour essayer de voir comment régler le problème dans sa globalité", a-t-il ajouté, appelant au pragmatisme et soulignant que l'option militaire avait "prouvé son inefficacité".
"La prétendue résistance menée par le Hezbollah (pro-iranien) n'a ni libéré Jérusalem, ni pu sauver Gaza, n'a même pas pu défendre le Liban", a également affirmé le ministre libanais, violemment hostile au Hezbollah et à son parrain iranien. "Au contraire, ça nous a précipité dans encore plus de violence, encore plus d'occupation (israélienne)".
Donad Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux", ajoutant qu'ils allaient "devoir en payer le prix", dans un message sur son réseau Truth social.
"L'armée iranienne est un chaos complet et total. Une bonne partie, comme leur marine et leur armée de l'air, n'existe même plus – elles ont été totalement vaincues", a-t-il ajouté. "L'Iran, c'est beaucoup de paroles et aucune action. Le tyran du Moyen-Orient est MORT!!!"
Une frappe a visé mercredi le centre de Saïda, grande ville côtière qui constitue la porte du sud du Liban, selon un correspondant de l'AFP, alors qu'Israël poursuit ses raids sur plusieurs localités dans le sud du Liban.
Le correspondant de l'AFP a entendu une forte détonation et vu une voiture prendre feu sur une artère fréquentée, alors que des ambulances et des pompiers arrivaient sur place.
La salle des machines d'un pétrolier a pris feu mercredi au large d'Oman, près du détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO, faisant état d'une victime et deux disparus parmi les membres d'équipage.
"Les autorités locales ont indiqué qu'un pétrolier avait signalé un feu dans sa salle des machines, et qu'elles se trouvaient sur place pour aider à l'évacuation de l'équipage", a dit l'UKMTO dans un communiqué, précisant que l'incident s'est déroulé à 20 miles nautiques au nord est de la ville omanaise de Sohar.
"Le navire a fait état d'une victime et de deux membres d'équipage portés disparus. Aucun impact sur l'environnement n'a été signalé", a-t-elle ajouté sans plus de détails.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a estimé mercredi que les Etats-Unis avaient porté atteinte aux efforts diplomatiques en cours visant à mettre fin à la guerre, après de nouvelles frappes américaines contre des cibles dans le sud de l'Iran.
"Malheureusement, les Etats-Unis nuisent à ce processus diplomatique par les messages contradictoires qu'ils envoient, leurs changements répétés de position et d'exigences et, pire encore, par leurs violations répétées du cessez-le-feu", a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, dans un message vidéo relayé par les médias iraniens. "Tout processus diplomatique est mis à mal par le recours à la force et par des actions illégales sur le terrain", a-t-il ajouté.
Quelque 20.000 personnes n'ont plus accès à l'eau potable à Sirik, ville portuaire du sud de l'Iran, après des bombardements américains sur deux réservoirs, a indiqué mercredi la télévision d'Etat iranienne.
Les Etats-Unis ont mené des frappes dans la nuit sur Jask, Sirik et l'île de Qeshm, sur la côte sud de l'Iran dans le détroit d'Ormuz toujours bloqué, après qu'un hélicoptère américain a été abattu dans le Golfe.
"Malheureusement après cette attaque, 20.000 habitants de la région ont été privés d'eau potable, et avec les températures oscillant entre 45 et 50 degrés, les conditions sont extrêmement difficiles" pour eux, a indiqué un responsable de la compagnie des eaux locale, selon la télévision d'Etat.
"Les ressources en eau souterraine sont insuffisantes" pour remplacer les réservoirs endommagés, a-t-il précisé.
La Russie est "extrêmement préoccupée" par la nouvelle escalade de tensions au Moyen-Orient et appelle à "la retenue", a déclaré mercredi la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.
"Nous appelons les parties à la retenue et à une cessation immédiate des attaques armées", a-t-elle souligné, après l'annonce par l'Iran qu'il a visé des bases américaines du Golfe en représailles à des frappes de Washington contre des cibles iraniennes le long du détroit d'Ormuz.
Pékin s'est dit mercredi "profondément préoccupé" par les frappes américaines et iraniennes au Moyen-Orient et a appelé les différents camps à "stopper l'escalade de la situation".
"La Chine est profondément préoccupée par la situation actuelle en Iran", a dit un porte-parole des Affaires étrangères chinoises, Lin Jian. "Les parties concernées doivent faire preuve de calme et de retenue, cesser d'intensifier le conflit et stopper l'escalade de la situation, prendre des mesures concrètes pour apaiser les tensions", a-t-il lors d'un point presse régulier. Il a réclamé "au plus vite un cessez-le-feu global et durable".
Téhéran a jugé mercredi que les pays du Golfe avaient "la responsabilité légale et morale" de mettre un terme aux attaques américaines menées contre l'Iran depuis leur territoire, justifiant de nouvelles frappes iraniennes contre les pays voisins abritant des bases américaines.
Le ministère des Affaires étrangères iranien a "réaffirmé la responsabilité légale et morale de tous les pays de la région (...) d'empêcher l'armée américaine et Israël d'utiliser leur territoire ou leurs installations pour planifier, organiser, exécuter ou soutenir des actions hostiles contre l'Iran", dans un communiqué.
Le ministère a averti que l'Iran "n'hésiterait pas à exercer son droit inhérent à la légitime défense" en visant notamment les bases et installations logistiques utilisées pour les opérations contre l'Iran.
L'armée du Koweït a également affirmé avoir visé des "cibles aériennes hostiles" au-dessus de son territoire mercredi matin après que l'Iran et les Etats-Unis ont échangé des frappes à la suite de la destruction d'un hélicoptère américain.
"L'état-major général de l'armée annonce que les systèmes de défense aérienne koweïtiens sont actuellement en train de viser des cibles aériennes hostiles", a indiqué l'armée sur X sans préciser leur provenance.
L'armée jordanienne a fait savoir mercredi matin qu'elle avait détruit cinq missiles iraniens qui ciblaient Azraq, où se situe une base américaine.
"Nous avons intercepté et abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran en direction d'Azraq (...) Il n'y a eu aucune victime ni dégât matériel", a indiqué l'armée.
Plus tôt, les Gardiens de la Révolution iraniens avaient dit avoir pris pour cible en Jordanie "une base aérienne et le centre de commandement militaire américain" d'Azraq, d'après un média d'Etat iranien.
L'armée américaine a annoncé mardi soir avoir accompli une série de frappes contre l'Iran, dans un communiqué diffusé sur X.
Les forces américaines "ont mené, le 9 juin, des frappes en légitime défense contre l'Iran, sur ordre du commandant en chef, en réponse à la destruction, la veille, d'un hélicoptère Apache de l'armée américaine", a écrit le Centcom, le Commandement central pour le Moyen-Orient.
"Les forces du Centcom ont frappé des installations de défense aérienne, des postes de contrôle au sol et des sites de radars de surveillance iraniens situés près du détroit d'Ormuz", poursuit le communiqué.
Les Etats-Unis ont annoncé avoir mené mardi soir des frappes "proportionnées" contre l'Iran après l'attaque d'un hélicoptère Apache la veille.
L'armée américaine a "commencé à mener des frappes de riposte contre l'Iran sur ordre du commandant en chef, en réponse à la destruction (lundi) d'un hélicoptère Apache", a déclaré sur X le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, ajoutant que "la mission était une réponse proportionnée à une agression iranienne injustifiée".