Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a indiqué vendredi que le protocole d'accord avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé «à distance» une fois finalisé, peut-être dans «les prochains jours».
«Dès que les dernières étapes de nos négociations seront achevées, cet accord sera signé et annoncé. La signature se fera dans un premier temps par voie numérique. Chaque partie signera à distance. Ensuite, il sera annoncé que ce protocole d'accord a été signé par les deux parties», a détaillé le ministre des Affaires étrangères, interrogé par la télévision d'Etat.
«Cela pourrait arriver dans les prochains jours. J'ai bon espoir», a-t-il ajouté. «Cet accord a des ennemis, au premier rang desquels se trouve le régime sioniste, qui cherche des prétextes pour le faire dérailler», a toutefois averti le ministre.
Un haut responsable américain a affirmé vendredi que l'Iran avait accepté de «démanteler» son programme nucléaire et de se défaire de son uranium enrichi, après que Donald Trump a accusé Téhéran de mentir sur les termes de l'accord en discussion entre les deux pays.
«Voilà ce qu'ils ont accepté», a indiqué ce haut responsable à l'AFP, en livrant une liste de cinq points: «le matériau nucléaire (iranien) sera détruit et enlevé»; «le programme nucléaire sera démantelé»; «leurs fonds ne seront pas libérés avant qu'ils ne remplissent les termes»; «le détroit d'Ormuz sera ouvert»; «pas de financement des groupes terroristes par l'Iran.»
Donald Trump a affirmé vendredi qu'un texte d'accord en 14 points circulant dans les médias iraniens était «sans rapport avec la réalité» et a appelé Téhéran à «se ressaisir, et VITE», dans un message furieux.
«Les termes (d'accord) que l'Iran a fait fuiter aux médias menteurs n'ont RIEN à voir avec les termes dont nous sommes convenus par écrit. Ce qu'ils ont dit, y compris leur déclaration faible et pathétique sur l'accord qui serait conclu, est sans rapport avec la réalité», a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.
«Ce sont des gens qui n'ont pas d'honneur. Avec eux il est impossible de négocier de bonne foi», a-t-il ajouté, en annonçant par ailleurs que l'Iran avait lancé jeudi soir une attaque par drones «INACCEPTABLE» contre des bateaux indiens dans le détroit d'Ormuz, qui a été selon lui «totalement repoussée».
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a affirmé vendredi être "entièrement d'accord" avec Donald Trump pour que l'Iran n'ait jamais la bombe atomique, au lendemain d'une annonce du président américain sur l'imminence d'un accord entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre.
"Tant que je serai Premier ministre d'Israël, l'Iran de disposera pas de l'arme nucléaire. Le président Trump et moi sommes entièrement d'accord sur cette question", déclare M. Netanyahou dans un communiqué en se vantant d'être "depuis plus de 30 ans (...) à l'avant-garde de la lutte internationale contre le programme nucléaire iranien".
Un groupe de hackers lié à l'Iran a affirmé avoir piraté des drones du FBI et menacé de viser la Coupe du monde de football qui a débuté cette semaine, a affirmé vendredi un groupe de surveillance.
Le SITE Intelligence Group, une organisation privée qui surveille l'activité en ligne des groupes jihadistes, a publié une déclaration de l'organisation Handala affirmant qu'elle disposait "depuis des mois" de "chaque image et chaque suspect" enregistrés par les drones de la police fédérale américaine.
Les hackers revendiquent avoir accédé à des drones pilotés en immersion (FPV), dotés de reconnaissance faciale et de systèmes de lecture de plaques d'immatriculation déployés pour la lutte antiterroriste.
"Mieux vaut renforcer la sécurité de votre Coupe du monde, nous n'aimons vraiment pas certaines de ces équipes. N'oubliez pas: les FPV sont partout, vous ne savez jamais quand l'un d'eux pourrait se retrouver juste sur le car de votre équipe", a déclaré Handala dans le communiqué cité par SITE.
L'agence de presse officielle iranienne Irna a affirmé vendredi que le programme nucléaire iranien serait abordé dans des négociations de 60 jours avec Washington aux termes d'un projet d'accord-cadre, Téhéran campant sur son "droit" à l'enrichissement.
"L’Iran négociera sur le programme nucléaire uniquement dans le cadre des principes fondamentaux de la République islamique, et des questions telles que le droit de l’Iran à enrichir l’uranium et la conservation des matières enrichies (...) seront mises en avant en vue de leur inclusion dans l’accord final", a indiqué Irna.
L'agence de presse iranienne officielle Irna a affirmé que Téhéran ne renoncerait pas au contrôle du stratégique détroit d’Ormuz aux termes du projet d’accord-cadre avec les États-Unis visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
"L’Iran ne prend dans ce texte aucun engagement à céder la gestion du détroit ni à rétablir les conditions qui prévalaient avant l’agression militaire américaine et israélienne", selon Irna, qui décrit "les grandes lignes du texte actuel" en cours de finalisation.
L’agence de presse iranienne Mehr a publié vendredi ce qu'elle a présenté comme un projet d'accord avec les États-Unis visant à établir un cadre pour mettre fin à la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban.
Selon l’agence, ce projet d'accord-cadre prévoit une "cessation permanente et immédiate des hostilités sur tous les fronts, y compris au Liban", "60 jours de négociations pour parvenir à un accord sur les questions nucléaires et la levée complète des sanctions" américaines.
Citant une source proche de l’équipe de négociation iranienne, l’agence a indiqué que le projet incluait la "libération de 24 milliards de dollars de fonds iraniens bloqués pendant la période finale de négociation de 60 jours", précisant que la moitié de cette somme serait "mise à la disposition de l’Iran avant le début des négociations".
L'Egypte a appelé Washington et Téhéran à saisir "l'opportunité" d'un accord pour mettre fin à la guerre, après l'annulation des frappes sur l'Iran par Donald Trump.
Le ministère des Affaires étrangères égyptien a dit espérer "que l'opportunité qui se présente sera saisie pour parvenir à un accord sur les différentes questions en suspens et préparer le terrain à la fin de la guerre et au début d'une nouvelle phase de stabilité régionale", dans un communiqué publié tard jeudi.
L'Iran n'a pas encore décidé s'il était prêt à signer l'accord annoncé par le président américain Donald Trump pour mettre fin à la guerre, a indiqué vendredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
"Jusqu'à présent, l'Iran n'a pas encore abouti à une conclusion définitive concernant l'accord", a déclaré le porte-parole Esmaeil Baqaei aux médias d'Etat iraniens. Donald Trump avait assuré peu de temps auparavant qu'un "très bon accord" avait été conclu avec l'Iran et pourrait être signé dès ce week-end en Europe, un revirement spectaculaire quelques heures après avoir menacé de lancer de nouvelles frappes.