Le Hamas palestinien a salué lundi l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, espérant que cela aiderait également à mettre fin aux violences dans la bande de Gaza.
Dans un communiqué, le mouvement islamiste au pouvoir dans le petit territoire palestinien a félicité son allié iranien pour sa "fermeté" face "aux pressions et aux défis", et espéré que l'accord aurait "des répercussions positives sur différents dossiers régionaux", notamment "la fin immédiate de l'agression" israélienne à Gaza, ainsi qu'au Liban et sur "tous les autres fronts".
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a affirmé lundi, après la conclusion d'un accord entre les Etats-Unis et l'Iran, que l'armée israélienne resterait à Gaza, au Liban et en Syrie "aussi longtemps que nécessaire".
"Nous avons établi de larges zones de sécurité autour d'Israël. Nous l'avons fait à Gaza, au Liban et en Syrie ", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. "Je tiens à le dire clairement: nous resterons dans ces zones de sécurité aussi longtemps qu'il le faudra pour protéger notre pays."
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a affirmé lundi que la guerre contre l'Iran avait sauvé son pays de la menace d'une "destruction nucléaire", après l'annonce d'un accord entre Washington et Téheran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
"Le plus important, c’est que nous avons sauvé l'Etat d'Israël de la menace d’un anéantissement nucléaire", a déclaré M. Netanyahu lors d'une conférence de presse au cours de laquelle il a défendu son bilan et les opérations militaires israéliennes en Iran, au Liban et à Gaza.
Le chef de l'Etat libanais Joseph Aoun a "salué" lundi l'accord entre Washington et Téhéran, à l'occasion d'un appel téléphonique reçu du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, selon un communiqué de la présidence libanaise.
Le président a exprimé l'espoir que cet accord soit "un pas positif vers une baisse des tensions, (...) et ouvre la voie à des solutions diplomatiques", et le ministre iranien a mis l'accent, pour sa part, sur "le respect de la souveraineté du Liban", selon le communiqué.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a dit lundi espèrer que l'accord trouvé entre les Etats-Unis et l'Iran "ouvrira entièrement la voie à l'instauration d'une paix et d'une stabilité durables dans notre région".
"Une étape majeure a été franchie dans la guerre qui a commencé le 28 février à la suite de provocations israéliennes, permettant à cette région sous tension de pousser un soupir de soulagement", a-t-il ajouté, s'exprimant devant les médias turcs à la sortie d'une réunion de son cabinet à Ankara.
Donald Trump a assuré lundi, peu après son arrivée à Evian (France) pour le sommet du G7, que le détroit d'Ormuz, artère essentielle pour le commerce mondial de brut, serait "complètement ouvert" vendredi.
Le président américain, qui se tenait aux côtés de son homologue français Emmanuel Macron, a par ailleurs indiqué que le texte très attendu de l'accord trouvé avec l'Iran pourrait être publié "après vendredi", jour prévu de la cérémonie de signature à Genève.
Le cadre d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran a été signé de manière électronique par le président américain Donald Trump, son vice-président JD Vance, ainsi que le président du Parlement iranien et principal négociateur Mohammad Bagher Ghalibaf, a annoncé lundi un haut responsable américain.
"Le président voulait le signer personnellement, car il voulait montrer son (...) abnégation à trouver une issue favorable", a déclaré ce haut responsable à la presse, sous couvert d'anonymat.
La présidente du Fonds monétaire internationale (FMI) Kristalina Georgieva a salué lundi la conclusion d'un accord entre Téhéran et Washington, tout en prévenant que les répercussions de leur conflit sur l'approvisionnement mondial en énergie mettront du temps à se résorber.
Iran et Etats-Unis sont convenus dimanche d'un accord pour mettre fin à près de quatre mois d'une guerre qui a provoqué la paralysie du détroit d'Ormuz, voie maritime majeure pour le transport d'hydrocarbures.
De rares bateaux se risquaient à franchir le détroit d'Ormuz lundi, selon plusieurs plateformes de suivi maritime, après les affirmations de Donald Trump selon lesquelles des navires "commençaient à sortir" du détroit qui doit ouvrir, selon lui, "dès la signature" de l'accord avec l'Iran vendredi.
Le gazole, carburant le plus consommé par les Français, est repassé vendredi sous la barre des deux euros le litre, selon les chiffres fournis lundi par la direction générale de l'Energie et du Climat (DGEC), rattachée au ministère de la Transition écologique.
Le prix moyen du litre de gazole a reculé de près de 2 centimes, passant à 1,995 euros vendredi 12 juin, contre 2,014 la semaine précédente. C'est la première fois depuis début mars que le gazole passe sous cette barre symbolique.
Donald Trump a affirmé lundi que des navires "commençaient à sortir" du détroit d'Ormuz, au lendemain de l'annonce d'un cadre d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran.
"Des navires, dont certains chargés de pétrole, commencent à sortir du détroit d'Ormuz. Ils naviguent le long (d'une route) qui est totalement sécurisée", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.
L’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran et la réouverture programmée du détroit d’Ormuz sont deux bonnes nouvelles.
Cette détente devrait maintenant se traduire sur les marchés de l’énergie et notamment dans les prix du pétrole.
Si les prix du pétrole baissent, les prix…— Sébastien Lecornu (@SebLecornu) June 15, 2026
Les Etats-Unis s'attendent à ce que le détroit d'Ormuz rouvre "sans péage" de la part de l'Iran, a déclaré lundi le vice-président américain JD Vance, tandis que la diplomatie iranienne a évoqué des "frais" de service maritime.
"Nous nous attendons à ce que le détroit soit rouvert sans péage à long terme, et c'est le genre de chose que nous allons aborder dans ces négociations techniques" qui doivent s'ouvrir pour deux mois à partir de vendredi, a déclaré JD Vance sur la chaîne CNBC.
Le Hezbollah pro-iranien a remercié lundi Téhéran d'avoir insisté pour inclure le Liban dans l'accord global avec les Etats-Unis visant à mettre fin à la guerre dans la région.
Dans un communiqué, le mouvement libanais se dit "profondément reconnaissant" à son allié pour sa "position constante aux côtés du Liban, de son peuple et de sa résistance, ainsi que pour son insistance à ce que le Liban soit partie prenante de tout accord conduisant à un cessez-le-feu". Le groupe armé et financé par l'Iran, engagé dans une guerre avec Israël depuis le 2 mars, a cessé ses attaques lundi.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé lundi que les Etats-Unis devaient garantir qu'Israël s'engage à mettre fin à la guerre au Liban dans le cadre de l'accord visant à mettre un terme au conflit au Moyen-Orient.
"Les Etats-Unis doivent honorer leurs engagements. Ils doivent s'assurer que le régime sioniste respecte également les siens concernant le Liban", a déclaré le porte-parole de la diplomatie Esmaïl Baghaï lors de son point presse hebdomadaire, ajoutant que Téhéran "ne fait confiance ni à Israël ni aux Etats-Unis".
Le ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé lundi qu'il chercherait à obtenir la ratification par le Conseil de sécurité de l'ONU d'un accord final avec les Etats-Unis, incluant le volet de son programme nucléaire.
"Nous nous attendons à ce que l'accord final soit soutenu par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, 60 jours après" sa signature, a affirmé le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï lors de son point presse hebdomadaire, en remarquant que Téhéran "tirerait des enseignements du passé".
Le ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé lundi que l'Iran facturerait des frais de service maritime aux navires transitant par le stratégique détroit d'Ormuz, plutôt que d'imposer des péages, dans le cadre de l'accord-cadre conclu avec les Etats-Unis.
"Nous avons toujours soutenu que nous ne cherchions pas à percevoir de péages de transit, mais que des frais pour les services de navigation, la protection de l'environnement, l'assurance des navires et d'autres services nécessaires seraient facturés", a précisé le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, lors de son point presse hebdomadaire.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé lundi que l'Iran éprouvait toujours une "profonde méfiance" envers les Etats-Unis, malgré la signature prévue d'un accord sur la fin de la guerre au Moyen-Orient.
"Malheureusement, il faut reconnaître que la profonde méfiance vis-à-vis des Etats-Unis est la conséquence d'une longue histoire de méfaits des dirigeants américains", a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, lors de son point presse hebdomadaire. "Les Etats-Unis ont encore beaucoup à faire avant de gagner la confiance des Iraniens", a-t-il ajouté, estimant que l'accord censé être signé vendredi ne constituait "qu'une étape pour réduire les tensions et mettre fin à la guerre" déclenchée par une attaque américano-israélienne contre l'Iran le 28 février.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé lundi que les Etats-Unis s'étaient engagés à débloquer des fonds iraniens gelés à l'étranger et à verser des réparations pour les dégâts provoqués par la guerre, aux termes d'un accord de fin du conflit.
"Le déblocage des biens iraniens ainsi que des réparations pour les dégâts constituent deux points essentiels" de l'accord censé être signé vendredi, a affirmé le porte-parole de la diplomatie Esmaïl Baghaï lors de son point-presse hebdomadaire: "la partie américaine s'est engagée à prendre des mesures dans ces deux domaines".
Le porte-avions français Charles de Gaulle "peut être déployé dans les deux ou trois jours" dans le détroit d'Ormuz après confirmation de l'accord conclu entre Washington et Téhéran, a affirmé le président Emmaneul Macron.
"Nous avons construit avec les Britanniques une mission" pour aider à rouvrir le détroit d'Ormuz et "le Charles de Gaulle, avec tout ce qui l'entoure et qui reste dans la zone peut être déployé dans les deux ou trois jours qui suivront la confirmation" de l'accord, a-t-il assuré.
Le président français Emmanuel Macron compte tout faire (...) pour qu'il n'y ait pas de péage" iranien dans le stratégique détroit d'Ormuz, a-t-il affirmé lundi lors d'un entretien avec TF1 en marge du sommet du G7. "
Nous, on défend le droit international et on va tout faire en effet pour qu'il n'y ait pas de péage" dans ce détroit par où transite un cinquième de la production mondiale d'hydrocarbures, a-t-il souligné, au lendemain de l'annonce d'un accord entre Washington et Téhéran prévoyant la réouverture du détroit, sans autre précision.
Le gouvernement va "s'assurer" que la chute de cours du pétrole attendue après la conclusion d'un accord entre les Etats-Unis et l'Iran soit "bien répercutée à la pompe", a déclaré Emmanuel Macron sur TF1.
"C'est dans les semaines qui viennent qu'on aura un impact sur les cours", avec une baisse rapide des marchés mais ensuite, "pour que les chaînes logistiques repartent, ça va prendre quelques semaines", a prévenu le chef de l'Etat dans une interview au journal de 13 heures.
La diplomatie égyptienne a salué lundi l'accord annoncé par les Etats-Unis et l'Iran pour mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient, estimant qu'il pourrait constituer un "tournant majeur" pour la paix dans la région.
«L'Egypte espère que cet accord constituera un tournant majeur vers le renforcement de la confiance mutuelle, la mise en place de nouveaux fondements pour la coopération, la création d'un environnement propice à la paix et la promotion des efforts diplomatiques visant à résoudre les questions régionales restantes», a énuméré le ministère des Affaires étrangères au Caire dans un communiqué.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a salué lundi l'annonce d'un protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, tout en appelant à ne pas oublier «le coût» du conflit, un «non-sens» selon lui.
«Plus de 7.400 morts, en majorité des civils. Des centaines de foyers, d’écoles et d’hôpitaux détruits. Une hausse généralisée des prix et des milliards d’euros de pertes, y compris en Europe. Tel est le coût du conflit en Iran», écrit sur X Pedro Sánchez, qui avait toujours manifesté son opposition farouche à ce conflit.
«Célébrons. Mais n’oublions pas. Et apprenons une bonne fois pour toutes que la guerre est un échec. Le dialogue et la diplomatie sont la seule voie», conclut-il.
Ursula von der Leyen demande le «rétablissement sans péage» de la navigation maritime, et «accueille favorablement l’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran».
I welcome the agreement reached between the US and Iran, following sustained diplomatic efforts by several partners.
The priority now is its swift and full implementation by all parties.
This agreement should allow for the immediate reopening of the Strait of Hormuz.
Freedom…— Ursula von der Leyen (@vonderleyen) June 15, 2026
Le président du Conseil européen António Costa salue l'accord entre Iran et Etats-Unis et dit que «les armes doivent se taire».
I welcome the agreement just announced between Washington and Tehran. I look forward to an end to this costly war and to the full restoration of freedom of navigation in the Strait of Hormuz.
I commend the tireless diplomatic efforts of all those who made this deal possible.…— António Costa (@eucopresident) June 15, 2026
Le président français Emmanuel Macron a salué l'accord entre l'Iran et les Etats-Unis.
Je salue l’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran, fruit d’un effort diplomatique auquel ont contribué plusieurs partenaires. J’appelle à sa mise en œuvre rapide et complète par tous les belligérants.
Cet accord doit permettre la réouverture urgente et inconditionnelle…— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) June 14, 2026
Les Etats-Unis et l'Iran sont parvenus lundi à un accord pour mettre fin immédiatement à la guerre au Moyen-Orient sur tous les fronts, y compris le Liban, avec une cérémonie de signature prévue vendredi à Genève.
Cet accord a été annoncé lundi matin par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur clé du conflit, et confirmé peu après par Washington et Téhéran.
«L'accord avec la République islamique d'Iran est désormais finalisé», a écrit le président américain Donald Trump sur son réseau Truth Social. «J'autorise pleinement la réouverture du détroit d'Ormuz sans droits de passage et, parallèlement, la levée immédiate du blocus naval américain. Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche.
Que le pétrole coule à flots!», s'est-il félicité, ajoutant que cette ouverture interviendra «dès la signature de l'accord vendredi afin de permettre le déminage». L'annonce a déclenché une chute de plus de 4% des cours du pétrole, qui avaient flambé depuis le déclenchement de la guerre le 28 février et le blocage du détroit stratégique d'Ormuz, par lequel transitait en temps normal un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures. La Bourse de Tokyo a bondi de plus de 4% et celle de Séoul de plus de 5% lundi matin.
Le document sur lequel se sont entendus Washington et Téhéran n'a pas été rendu public dans l'immédiat. L'accord prévoit «la fin immédiate et définitive de la guerre et des opérations militaires sur les différents fronts, y compris au Liban», a déclaré sur la télévision d'Etat le vice-ministre des Affaires étrangères iranien, Kazem Gharibabadi.