Alors que l'Ukraine vient de subir une nouvelle attaque de la part de la Russie, le pays dirigé par Volodymyr Zelensky sera au cœur des discussions du G7, ce mardi. Les chefs d'État ukrainien et américain participeront à la même réunion.
Accord de paix entre les États-Unis et l'Iran, guerres commerciales, guerre en Ukraine... En seulement deux jours, entre le 15 et le 17 juin, les pays participants au G7 organisé à Evian devront échanger sur de nombreuses crises et conflits. Aujourd'hui, l'Ukraine est placé au centre du sommet. En guerre depuis quatre ans avec la Russie, le pays dirigé par Volodymyr Zelensky continue de subir des attaques conséquentes.
Le mois de mai a été le plus meurtrier pour les civils ukrainiens depuis le début de la guerre, avec 274 tués et 1.763 blessés, selon la Mission de surveillance des droits de l'homme des Nations unies en Ukraine. Dans la nuit de dimanche à lundi, le pays a subi une nouvelle vague de frappes meurtrières menées par la Russie. 11 personnes ont perdu la vie et une cathédrale historique à Kiev a été incendiée. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé tous les dirigeants du G7 à soutenir le pays.
«Il est très important qu'il y ait une réponse de la part des pays du G7 et que cette réponse soit décisive et substantielle: davantage de pression sur l'agresseur et davantage de soutien à la défense aérienne de l'Ukraine, en particulier aux capacités antibalistiques», a écrit Volodymyr Zelensky sur les réseaux sociaux.
Efforts to deal with the aftermath of the Russian strikes are ongoing in Kyiv, as well as in Kharkiv. Last night, the Russians launched more than 60 missiles at the capital alone. In total, 70 missiles and 611 drones were used against Ukraine. As of now, 28 people have been… pic.twitter.com/WRp6iEOu7h
— Volodymyr Zelenskyy / Володимир Зеленський (@ZelenskyyUa) June 15, 2026
un début de discussion amorcé dimanche
Présent ce mardi au G7, le président ukrainien pourra rencontrer Donald Trump, également attendu. Aucune entrevue bilatérale formelle n'est prévue, selon un haut responsable américain mais les deux dirigeants pourraient «très bien se croiser» en marge de la réunion.
Volodymyr Zelensky lui a déjà soufflé quelques propositions de mesures lors d'un appel effectué à l'occasion des 80 ans du président américain dimanche 14 juin. Son homologue, Vladimir Poutine, a fait de même.
«J'ai discuté des mesures susceptibles de contribuer à instaurer la paix dès maintenant. J'ai informé le président des derniers développements sur le champ de bataille et du renforcement de nos positions. Nous sommes convenus d'approfondir ces discussions lors de notre rencontre au sommet du G7», a déclaré le président ukrainien sur X. Ils se seraient entretenus entre 30 et 35 minutes.
President Trump @POTUS and I had a very good conversation today on many key topics: the war, its roots, diplomatic opportunities, and the positions of our partners.
President Trump’s remarks were absolutely spot-on, particularly regarding our Crimea: it was Russia’s seizure of… pic.twitter.com/Xoa93PWXnY— Volodymyr Zelenskyy / Володимир Зеленський (@ZelenskyyUa) June 14, 2026
De son côté, Vladimir Poutine aurait porté la discussion sur l'Iran et aurait convenu d'une visite de Steve Witkoff et Jared Kushner, les représentants spéciaux du président américain, en Russie.
Les négociations entre l'Ukraine et la Russie sont très compliquées. Ces derniers mois, les États-Unis ont essayé en vain de conclure des pourparlers. Une trêve pour Pâques avait été instaurée mais celle-ci n'aurait pas été respectée par le Kremlin, selon Volodymyr Zelensky.
Le président ukrainien compte sur l'aide des États-Unis pour trouver un accord mais ces derniers avaient, depuis fin février, déplacer toute leur attention au Moyen-Orient. Maintenant que les États-Unis et l'Iran prévoient de signer un accord de paix, reste à savoir si Donald Trump réussira à faire de même pour l'Ukraine et la Russie.
Le président ukrainien s'est déjà entretenu le 8 juin avec Steve Witkoff et Jared Kushner, soulignant l'importance de «redonner un élan à la diplomatie».