L'ambassadeur israélien aux Etats-Unis a déclaré vendredi qu'Israël s'engageait à un cessez-le-feu immédiat, à condition qu'il soit également respecté par le Hezbollah pro-iranien.
"Israël demeure fermement engagé à un cessez-le-feu immédiat", a écrit l'ambassadeur Yechiel Leiter sur son compte X.
Israel remains firmly committed to an immediate ceasefire. At 11:30 this morning, Israel halted all offensive operations; Hezbollah and Iranian claims to the contrary are bold lies.
If Hezbollah honors the agreement and ceases its hostilities, they will be met with quiet.…— Ambassador Yechiel (Michael) Leiter (@yechielleiter) June 19, 2026
"Si le Hezbollah honore l'accord et cesse ses hostilités, cela sera accueilli par le calme", a-t-il ajouté.
Le président libanais, Joseph Aoun, a souligné vendredi lors d'un entretien téléphonique avec le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, qu'un "cessez-le-feu global" constituait une "base fondamentale" pour avancer dans les négociations directes avec Israël.
Le département d'Etat a de son côté annoncé la reprise des négociations à Washington, du 23 au 25 juin. Des discussions qui seront l'occasion de "faire des progrès vers une paix durable", selon un communiqué du porte-parole du département d'Etat, Tommy Pigott.
Avant la reprise de ces négociations, M. Aoun a aussi remercié M. Rubio pour "le soutien des Etats-Unis au Liban", selon un communiqué de la présidence.
Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz semblait se tasser vendredi au lendemain d'une reprise, l'Iran obligeant désormais les navires souhaitant emprunter cette voie stratégique à suivre un nouvel itinéraire et à faire une demande de transit 48 heures à l'avance.
L'autorité maritime iranienne responsable du détroit d'Ormuz a exigé vendredi que tous les navires souhaitant le franchir soumettent "48 heures à l'avance" une demande de transit, malgré sa réouverture dans la foulée de l'accord cadre irano-américain pour mettre fin à la guerre.
L'Iran a estimé vendredi qu'il n'y avait "aucune urgence" à rencontrer les négociateurs américains en Suisse, le protocole d'accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ayant déjà été signé par les dirigeants des deux pays.
"Etant donné que la signature du texte a eu lieu par voie électronique le 18 juin, il n'y a aucune urgence à tenir ladite réunion en Suisse, mais nous comptons organiser une réunion dans les prochains jours", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.
Le gouvernement suisse a annoncé le report sine die des négociations qui étaient prévues vendredi dans son pays entre Téhéran et Washington et devaient lancer un processus de 60 jours pour régler le sujet central du nucléaire et mener à un accord final, après la signature du protocole.
Un diplomate du Golfe a confirmé vendredi à l'AFP qu'Israël et le Hezbollah pro-iranien s'étaient mis d'accord pour un cessez-le-feu, après un regain de violences au Liban menaçant l'accord entre Washington et Téhéran.
"Le Hezbollah et Israël ont accepté de mettre fin aux hostilités dans le cadre d'un accord négocié par le Qatar, les Etats-Unis et l'Iran", a-t-il déclaré à l'AFP sous couvert d'anonymat en raison de la sensibilité du dossier.
La trêve doit, selon lui, entrer en vigueur dans l'après-midi, heure locale, a-t-il indiqué. Un responsable américain avait un peu plus tôt annoncé cet accord, affirmant que le cessez-le-feu était déja entré en vigueur.
Israël et le Hezbollah se sont mis d'accord vendredi sur un cessez-le-feu, a annoncé vendredi un responsable américain, après un regain de violences au Liban qui a mis en péril le nouvel accord entre les Etats-Unis et l'Iran.
La trêve, déjà entrée en vigueur, a été négociée par les médiateurs américains et qataris à la suite de discussions avec Israël et l'Iran, a déclaré le responsable à l'AFP sous couvert de l'anonymat.
Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des «lignes rouges» de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.
«Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne», a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.
«Si l'ennemi se montre excessif» dans ses demandes, «nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante», a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.
Un total de 25 navires commerciaux ont passé le détroit d'Ormuz jeudi, après un accord permettant sa réouverture la veille, un volume inédit depuis mi-avril, selon des données de la plateforme de suivi maritime AXSMarine publiées vendredi.
Il s'agit du nombre de bateaux le plus élevé en une seule journée depuis le 18 avril, qui avait coïncidé avec une brève fenêtre de réouverture, après l'annonce par l'Iran que le détroit était alors ouvert au trafic commercial sur cette artère stratégique pour le commerce mondial.
«La Suisse reste disposée à faciliter ces discussions. Les travaux préparatoires correspondants se poursuivent», a annoncé le ministère des Affaires étrangères dans un message transmis à l'AFP, sans fournir de précision sur une éventuelle prochaine date.
Les négociations prévues vendredi en Suisse entre l'Iran et les États-Unis en vue d'un accord devant mettre fin au conflit au Moyen-Orient ont été reportées sine die, a annoncé le gouvernement suisse, quelques heures après l'annonce de l'annulation du départ du vice-président américain JD Vance pour le pays alpin.
«Les discussions prévues entre les États-Unis, l'Iran, le Qatar et le Pakistan ont été reportées. La Suisse reste disposée à faciliter ces discussions. Les travaux préparatoires correspondants se poursuivent», a annoncé le ministère des Affaires étrangères dans un message transmis à l'AFP, sans fournir de précision sur une prochaine date pour ces pourparlers.