Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Australie : un premier cas de grippe aviaire H5 détecté

Plus de 80 % des mammifères présents en Océanie n'existent nulle part ailleurs. [ROB ENGELAAR / ANP MAG / ANP VIA AFP]

L'Australie a confirmé ce samedi la détection de son premier cas de grippe aviaire de souche H5 chez un oiseau marin migrateur. Jusqu'à présent épargné, l'Océanie devient ainsi le dernier continent touché par le virus.

Après avoir longtemps échappé à la propagation mondiale du virus, l'Australie fait désormais face à son premier cas confirmé de grippe aviaire H5. Une découverte qui a été réalisée sur un labbe brun dans une région isolée de l'Australie-Occidentale, tandis qu'un second oiseau, un pétrel géant, présente également un résultat positif présumé. 

La ministre australienne de l'Agriculture, Julie Collins, a reconnu que cette détection, bien que préoccupante, n'était «pas inattendue» au regard de la diffusion mondiale de la maladie. Elle a toutefois précisé qu'aucune mortalité massive n'avait été observée à ce stade et qu'aucune infection n'avait été détectée dans les élevages de volailles. 

Face à cette situation, une réunion d'urgence des responsables de la santé animale et de l'agriculture a été organisée afin de coordonner une réponse nationale. Les autorités cherchent notamment à déterminer si le virus a été introduit sur le territoire par des oiseaux migrateurs provenant de la région subantarctique. 

Une menace pour la biodiversité australienne 

La propagation de la souche H5 fait craindre de lourdes conséquences pour la faune australienne, dont de nombreuses espèces sont uniques au monde. Près de la moitié des oiseaux sauvages et plus de 80 % des mammifères présents sur le continent n'existent nulle part ailleurs. 

Un plan de protection visant 35 espèces menacées a déjà été activé, avec un renforcement des programmes d'élevage en captivité. Le diable de Tasmanie, le cygne noir, le manchot pygmée ou encore le lion de mer australien figurent parmi les animaux les plus vulnérables face au virus. 

Si les contaminations humaines restent très rares, les spécialistes redoutent qu'une circulation accrue du virus favorise l'apparition de mutations facilitant une transmission entre humains.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités